Voyez la note 2 de la page
4. A ces mots. Le héros, assonance à éviter. On a critiqué l'expression de héros appliquée à un magistrat qui va remplir un simple ministère de conciliation. L'Académie justilie complètement Boileau par la définition qu'elle donne du mol héros : « 11 se dit, dans un sens plus général, de tout homme qui se distingue par Télévation et la force du caractère, par une grande noblesse d'âme, par quelque haute vertu. »
Muse, c'est à ce coup que mon esprit timide ^" ' 125 Dans sa course élevée a besoin qu'on le guide , Pour chanter par quels soins , par quels nobles travaux , Un mortel sut fléchir deux superbes rivaux.
Mais plutôt , toi qui fis ce merveilleux ouvrage * , Ariste, c'est à toi d'en instruire notre âge. 130
Seul tu peux révéler par quel art tout-puissant Tu rendis tout à coup le chantre obéissant. Tu sais par quel conseil rassemblant le chapitre, Lui-même , de sa main , reporta le pupitre ; Et comment le prélat, de ses respects content, 135
Le fit du banc fatal enlever à l'instant*. Parle donc : c'est à toi d'éclaircir ces merveilles. Il me suffit pour moi d'avoir su , par mes veilles , Jusqu'au sixième chant pousser ma fiction , Et fait d'un vain pupitre un second llion *. 140
Finissons. Aussi bien, quelque ardeur qui m'inspire. Quand je songe au héros qu'il me reste à décrire, Qu'il faut parler de toi , mon esprit éperdu Demeure sans parole, interdit, confondu.
Ariste, c'est ainsi qu'en ce sénat illustre *, 146
Oii Thémis, par tes soins, reprend son premier lustre, Quand la première fois un athlète nouveau Vient combattre en champ clos aux joutes du barreau ,