‹ Le Luxe et les Lois SomptuairesChapitre 22 sur 35 · DEN RER · texte numérisé non relu

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bientôt suivi, de fêtes, accompagnées de gracieux ballets, et le théâtre devient une partie importante du luxe public. Mais le désir de s'amuser et de briller gagne les moins fortunés, et les entraine aux dettes et aux folles dépenses !

Pendant sa minorité, Louis XIV, tenu en tutelle par Anne d'Autriche et Mazarin, n’a ni luxe, ni argent, et les excès de faste se rencontrent surtout chez les financiers. Mazarin, à la fois ministre et spéculateur, étale, dans son merveilleux palais, rempli de richesses d'art, une magnificence inouïe, due, en partie, aux dilapidations et aux malversations. C'est lui qui introduit en France l'Opéra, genre emprunté à l'Italie. La noblesse, entraînée par lui, se lance à corps perdu dans le jeu, les plaisirs et les prodigalités. Mais rien n’égale le faste de Fouquet. Ami des lettres et des arts, collectionneur comme Verrès, 1l déploie, dans toutes les splendeurs de Vaux, un luxe royal, souvent scandaleux, qu'alimentent, malheureusement, la concussion et Île eut)

Louis XIV est luxueux par goût et par politique; il veut donner à la royauté absolue l'éclat et le prestige. Son influence personnelle sur le luxe public et privé est énorme. Sa volonté fait loi. Pour le costume, il lui faut, en même temps que l'éclat, la richesse solide, chez les hommes ; mais, chez les femmes, il encourage trop la profusion. [l aime l'or, les pierreries sur les habits, les énormes perruques,

(1) GaïcLARDIN, Hisloire du règne de Louis XIV, T. I.

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