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l'Etat, dans la race anglo-saxonne, intervient peu : mais la vie municipale, à Londres notamment, v supplée, avec ses puissantes ressources.
Enfin, en Angleterre, comme en France, l’intempérance a pris une extension des plus fâcheuses et les classes populaires ne sont pas les seules à faire une consommation effrayante de boissons spiritueuses (1). L'excès est général dans la société.
Les Etats-Unis sont un peuple nouveau. D’essence forte et persévérante, doués des qualités de hardiesse et d'initiative qui permettent de faire r'apidement fortune, décidés et entreprenants, les Américains aiment le luxe, mais ils y attachent, parfois, plus que les Anglais, l’éclat éphémère et la frivolité.
La croissance presque subite de l’industrie a créé une énorme richesse, partant, une immense cireulation de valeurs, qui, à son tour, a eu pour conséquence le laisser-aller à la dépense, et le goùt de briller et de jouir très vite : le confortable et le luxe se sont rapidement accrus, en même temps que les fortunes.
L'Allemagne a participé aux grands progrès que le luxe utile a accomplis depuis le XVIIT siècle, mais il y a, chez elle, peu d'élégance et son originalité ne se manifeste que dans un très petit nombre d'industries artistiques. Elle conserve, comme beaucoup d’autres pays, un fond de simplicité, mais il
(4) Roscuer, Prince. d'Econ. polil., &. U, ch. 1v. — BerrranD, Essai sur - linlempér., 1° partie.