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détourne de leur but, établit une concurrence de prodigalité entre les citoyens, ete... » ï
M. E. de Laveleye (1) pense de même : il écrit : « La définition du luxe que je crois la meilleure contient, en elle, la condamnation du luxe. »
M. Droz (2) est d'avis que « l’on doit appeler dépenses de luxe les dépenses immorales ».
Quant à M. Ch. Périn (3), il estime, à tort, que le luxe implique, nécessairement, une disproportion entre la dépense faite et les ressources de celui qui la fait.
La définition de J.-B. Say (4) est mcomplète ; il définit le luxe « l’usage des choses rares et coûteuses ». Mais un objet peut fort bien n'être ni rare ni coûteux et être un luxe, s’il a le caractère du superfiu.
M. Cauvwès (5) dit avec justesse que : « Le luxe est plus que le bien-être; il n’y a pas de luxe, sans quelque raffinement dans les désirs, sans que l'idée de super-fluité soit éveillée..…. »
On peut observer, à ce propos, que le luxe existe très souvent, alors que le bien-être est inconnu.
La définition suivante est donnée par M. P. Leroy- Beaulieu (6) : « Le luxe, dit-il, consiste dans cette (4) E. pe LaveLeye, Revue des Deux-Mondes, 1% mai 1880.
) Droz, Economie politique, livre IX, chap. 1, p. 283.
(3) Cu, Péris, De la richesse dans les Sociélés chrétiennes. tome I, page 116. Paris, 1882.
\4).J.-B. Say. Econ. polit., livre LT, chap. v.
(5) Cauwès. Econ. polit., tome 1, 2° partie, livre 1, chap. 111.
(6) P. Leroy-Braurieu. Acad. des Sciences morales el polit. Séance du
6 août 18817.