ANS
Placé dans de telles conditions, on peut sans le moindre danger entreprendre et mener à bien le traitement du lymphosarcome des paupières : l’observation n° À est sur ce point suffisamment concluante.
Observations
OBSERVATION I (inédite).
Lymphome symétrique des paupières.
(Clinique de M. le Professeur Rollet).
F... O..., âgé de66 ans, cultivateur, de Montélimar. Entre à la Clinique ophtalmologique le 12 juin 1914.
Comme antécédents, on note le paludisme accompagné de paralysie faciale gauche et pas d'autre affection.
Début il y a 18 mois par rougeur des conjonctives, larmoiements. Il y a infiltration conjonctivale comme à la suite d’une injection sous-conjonctivale aqueuse et un peu de chémosis qui a augmenté depuis. Il y a trois mois, adénopathie angulo-maxillaire gauche.
A l’entrée, gonflement énorme et dur des conjonctives et surtout des paupières des deux yeux, assurant presque l’occlusion des ‘paupières (Fig. 1). Au niveau de la région lacrymale des deux côtés, il y a une tumeur dure, lobulée, adhérente. Le malade a du larmoiïiement, mouche du pus, du sang ; la respiration nasale est gênée, les yeux sont sains.
Biopsie le 24 juin 1914.
Le 2 juillet 1914, on commence le traitement radiothérapique (1"° séance de 40 minutes avec 1 millim. 5, 2 millim. d'aluminium). Tous les 2 jours, il a été procédé à une application radiothérapique avec la même technique. 4 séances ont été ainsi effectuées.
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