EN
le cerveau, les os,et aboutissant à la cachexie leucémique.
Il est vrai que les lymphomes de l'orbite coexistent souvent avec les lymphomes palpébraux, c’està-dire que la tumeur est divisée en deux parties (observation I de M. le Professeur Rollet, in thèse de Varatges). Dans cette observation, on voit que l'opérateur extirpa d’abord une portion palpébrale séparée d’une portion orbitaire par le releveur de la paupière supérieure et une expansion fibreuse. Parfois, il existe une tumeur palpébrale volumineuse, s’enfoncant dans l'orbite surtout au niveau de la région lacrymale. Enfin il arrive encore qu'un lymphome de l'orbite s'accompagne de quelques nodules lymphomateux palpébraux plusou moins importants : les observations de Chauvel, Ostwald, Guaita, Axenfeld, sont des cas de tumeurs à la fois orbitaires et palpébrales.
Cette propagation du lymphome orbitaire aux paupières et du lymphome des paupières à l'orbite a une assez grande importance au point de vue du diagnostic : cette diffusion sera au bénéfice de la tumeur adénoïde qui nous occupe.
Aussi bien, quand la tumeur sera plus exactement limitée et seulement palpébrale, il faudra la distinguer des autres néoplasies bénignes ou malignes de cette région.
Envisageons d’abord l'angiome des paupières.
Outre ses caractères particuliers indépendants de sa localisation et dont les plus évidents sont la coloration bleuâtre du néoplasme, les variations de son