PAUSE
breux au niveau des côtes. On note dans nos trois observations des métastases éloignées. Le foie est bourré de noyaux néoplasiques blancs, durs ou ramollis. Ces. noyaux se trouvent tantôt au centre de l’organe, tantôt ils font saillie à sa surface et fréquemment dans ce cas sont ombiliqués. Ils sont petits et uniformément disséminés dans tous les lobes (obs. 11), plus abondants dans le lobe droit (obs. ), tellement confluents sur toute la surface et dans toute l’épaisseur de l’organe (obs. IIT), qu'il existe très peu de parenchyme hépatique sain.
Le rein et la rate ne présentent pas d’altération. La capsule surrénale droite était toujours indemne, la gauche ayant présenté un noyau néoplasique (histologiquement vérifié) dans les observations [et IT. Ces métastases capsulaires avaient été déjà signées par Packard et Steele (Med. News, 1897) et ces auteurs parlent de la maladie d'Addison comme pouvant faire partie des « signes métastatiques » du sarcome pulmonaire.
Après chacune de ces trois autopsies, des fragments de la tumeur elle-même, des ganglions et des noyaux métastatiques furent prélevés et envoyés au Laboratoire d’Anatomie Pathologique, les examens microscopiques permirent d'affirmer dans les trois cas qu'il s'agissait de « lymphosareome ». En effet, les trois réponses sont identiques : il existe sur la préparation de vastes nappes de petites cellules arrondies, fortement pressées les unes contre les autres, qui, à un fort grossissement, sont nettement du type lymphocyte (gros noyau rond entouré d’une mince couche de protoplasma). De place en place, on remarque quelques cellules plus volumineuses multi-
nucléées, présentant parfois des figures de division di-
recte : ces cellules indiquent que la tumeur est en voie de croissance active. La trame conjonctive est réduite, dans ces nappes cellulaires, à quelques fibrilles collagènes, souvent il n’y a pas de reticulum visible.
En résumé, ce n’est pas l’aspect du cancer épithélial primitif du poumon. Il s’agit de tumeurs malignes d’origine conjonctive, développées aux dépens du tissu Iÿymphoïde, de Iymphosarcomes. L'origine de la tumeur ne peut être dans le poumon lui-même, tout porte à croire que c'est dans le tissu ganglionnaire du médiastin que
se trouve la véritable origine du néoplasme.