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Dans notre obs. II, le diagnostic était à faire avec la tuberculose pulmonaire, et ce diagnostic resta longtemps hésitant. On saït que, d’une façon générale, cette maladie, arrivée à certaine phase de son évolution, n'est plus unilatérale, qu'elle donne une courbe thermique plus élevée, et qu’en plus on constate des bacilles de Koch dans les crachats.
Mais une forme rare, la tuberculose à début hilaire, peut prêter à confusion avec les cas que nous envisageons en ce moment. M. Roubier en a rapporté (Paris Médical, 1923) une observation. Il s'agissait d'un vieillard qui, sans signes d’auscultation, présentait à l'écran une masse sombre volumineuse au niveau du hile droit, sans bacilles dans les crachats. L’adénopathie hilaire tuberculeuse, fréquemment observée pendant la guerre chez les Sénégalais, étant très rare chez l’adulte européen, le diagnostic restait hésitant entre un néoplasme ou une lésion syphilitique médiastino-pulmonaire. Mais plus tard, des signes cavitaires apparurent dans l’aisselle en même temps que des bacilles dans les crachats. L’autopsie révéla l’existence d’une tuberculose ayant évolué dans cette région,
avec médiastinite fibreuse intense généralisée et cavernes \
sus et sous-scissurales. Ce malade n'avait pas présenté de signes médiastinaux, si ce n’est un peu de dyspnée avec cornage, quelques jours avant sa mort.
On admet d’ailleurs actuellement l’existence des médiastinites tuberculeuses, syphilitiques ou mixtes. Les signes sont peu différents, surtout au début, de ceux du Tymphosarcome et le diagnostic est difficile ; c’est surtout l’évolution qui permet de le faire, car elle est bien
plus rapide dans le Iymphosarcome.