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DE LA PROPRETÉ

La propreté est l'un des meilleurs préservatifs des maladies, et, suivant un vieil adage, elle est la moitié de la vie;

elle est au corps ce que la décence des mœurs est à l ame.

La propreté du corps doit s'étendre spécialement à la peau, à la téte, aux ongles et à la bouche.

En conséquence, on fera bien de prendre un bain de rivière ou autre, toutes les semaines, pendant l'été, et de se laver les principales parties du corps une fois par semaine, pendant l'hiver.

Il ne faut jamais se baigner que trois ou quatre heures après le repas. Les bains trop chauds peuvent enfanter des accidents et occasionner même la mort. Les bains froids seront de courte durée, si l'on ne nage pas.

Les bains tièdes calment et défatiguent ; les bains froids raffermissent les tissus et fortifient les organisations encore jeunes.

L'établissement de bains publics donnant à bas prix ou gratuitement à l'ouvrier pauvre un moyen précieux d'entretenir sa santé ou de guérir ses maux, a toujours été un objet de sollicitude pour les peuples civilisés et pour les sages législateurs de quelques peuples barbares. La Belgique a beaucoup à faire sous ce rapport. Les ouvriers pauvres et malades des grandes villes trouvent, dans certains hôpitaux, des bains gratuits, et ce remède, souvent coûteux, est largement dispensé, comme tous les autres. Mais ce n'est pas seulement aux malades que le bain est nécessaire : pour toute cette population laborieuse et vivant du produit de son travail, le bain est de première nécessité ; combien de maladies, nées de la malpropreté, de la fatigue, du contact de la peau avec des substances plus ou moins nuisibles . seraient prévenues par le bain ! Et pourtant la plus grande partie de la classe ouvrière et toute la classe indigente ne peuvent se baigner que lorsque la maladie leur ouvre la porte de l'hôpital.

Les frictions pratiquées sur la peau avec la flanelle, la brosse fine de poil de chèvre, stimulent légèrement la surface cutanée, la débarrassent des écailles depiderme dessé-

ché, de la crasse qui obstrue les orifices des vaisseaux absorbants et exhalants ; elles combattent plus ou moins la tendance qu'ont certaines personnes aux affections- catarrhalcs.

Enfin, voici quelques autres préceptes concernant la propreté qui ne méritent pas moins d'attention :

— La tête, la barbe et les dents seront tenues dans un grand état de propreté. Le tartre qui s'amasse sur les dents en altère l'émail et les dispose à se gâter.

— On évitera de tenir dans la bouche les substances ou les instruments employés dans la profession qu'on exerce.

— Les ongles doivent être taillés et nettoyés avec soin. Il en est de même des cheveux. En les coupant souvent, on les empêche quelquefois de tomber de très-bonne heure.

— Enfin, on observera également la propreté des vêtements et des habitations.

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