VII. Chute. — Coup. — (Commotion du cerveau
Lorsque quelqu'un a fait une chute considérable ou bien a reçu un coup violent sur la tête, suivi d'engourdissement, ou de perte de connaissance, ou d'hémorrhagie par les oreilles ou par les narines, il faut d'abord le coucher tranquillement, en évitant de le secouer et de l'agiter, ce qu'on ne fait que trop souvent dans l'intention de lui rappeler le sentiment et la connaissance; car l'agitation ne peut que lui être préjudiciable, en augmentant l'épanchement dans les parties qui ont des vaisseaux rompus.
On fait cesser la stupeur en faisant prendre au malade une infusion concentrée de café, en lui frictionnant tout le corps avec de l'alcool camphré et en lui appliquant des sinapismes au mollet.
Mais pendant qu'on administre ces remèdes, qui ne demandent aucun délai et sans lesquels le mal ferait des progrès qu'on ne pourrait plus arrêter, on aura soin de faire appeler quelque personne de l'art, pour pourvoir aux autres moyens et pour examiner si la chute ou le coup n'aurait pas causé quelque fracture ou quelque luxation.