CHAPITRE I
nos meilleurs matériaux pour la première partie de cet ouvrage.
Le P. Bertrand mourut à Notre-Dame de Liesse près Laon, en 1884, à l'âge de 83 ans.
V. — Quand le P. Bertrand quitta le Maduré(i844), il laissa à la tête de la Mission le P. Alexis Canoz qui devait, trois ans plus tard, ajouter à son titre de Supérieur, celui de Vicaire Apostolique. Le P. Canoz était depuis cinq ans dans la Mission ; le Marava surtout avait été le théâtre de son zèle. Nous ne nous étendrons pas sur l'histoire des trois années où il remplit l'office de simple Supérieur de ses Frères. Il suffit de dire que ces années ressemblèrent en tout à celles qui les avaient précédées : mêmes luttes, mêmes épreuves, la mort continuant à décimer les rangs de la petite armée ; mais toujours même confiance. L'œuvre commencée par les premiers Pères se poursuivit et s'affermit de plus en plus.
Les fruits'du travail des missionnaires, durant cette première période, peuvent se résumer ainsi : plus de 1 20,000 chrétiens préservés ou ramenés du schisme; l'instruction religieuse propagée ; bien des abus extirpés ; les sacrements mieux fréquentés ; un collège fondé ; dix nouvelles églises construites ou en voie de construction ; un certain nombre de païens et d'hérétiques convertis ; la Mission établie sur de solides bases.
Chaque année de nouvelles recrues démissionnaires vinrent combler les vides faits par la mort. De 1839 à 1846 la Mission reçut 2,7 nouveaux ouvriers (').
1. Nous tenons à signaler les noms de ces vénérables anciens et la date de leur arrivée à Maduré ;
Le 2 février 1839, arrivèrent à Pondichéry les PP. Clément Castanier
De ces 37 missionnaires, dont deux vivent encore^), onze avaient fini leur carrière avant la fin de 1846.
P. Ed. de Boumet. — Le P. Edouard de Bournet mourut moins de trois semaines après le P. Alexandre Martin, à qui il avait été donné pour compagnon dans le Marava. Si la mort de ce bien-aimé Père, qu'il eut le regret de ne pouvoir assister dans ses derniers moments, l'affligea profondément, elle n'ébranla pas son courage. « Le cher Père n'est plus, dit-il, je dois faire tout mon possible pour le remplacer. » Il se mit avec une nouvelle ardeur à l'étude de la langue des indigènes. Le 12 juin (1840) le P. Bertrand, son supérieur, recevait de lui une lettre où il parlait de ses progrès.
et Joseph Gury, qui furent suivis, le 18 décembre de la même année, des PP. Alexis Canoz, Antoine Sales, Edouard de Bournet, et du F. Coadjuteur Joseph Chevola.
Les PP. Louis Tassis et Pierre Perrin abordèrent aux Indes le 7 juillet 1840, et les PP. Louis Saint-Cyr, Walter Clifford, Alexandre de Saint- Sardos, Jacques Wilmet, le Ier juin 1841.
L'arrivée au Maduré des PP. Joseph Combe et Victor Charignon, Pierre Brissaud et Pierre Faurie, date de 1842 : celle des deux premiers du 21 juin, celle des deux autres, du 30 septembre.
Le Ier septembre de l'année suivante vit arriver les PP. Claude Deschamps, François Perrin, Joseph Grégoire, et le F. Claude Bedin qui fut ordonné prêtre à son passage à Pondichéry.
En 1844 et en 1845 la Mission reçut des renforts plus considérables ; en 1844, les PP. Désiré Audibert, Ludovic Berlendis, Prosper Bertrand, Vincent Hugla, Laurent Pucinelli, J.-Bapt. Trincal, et le F. Coadjuteur Louis Gonon, qui arrivèrent le 20 avril, et furent reçus à Pondichéry parle P. Jos. Bertrand, alors sui le point de s'embarquer pour l'Europe; — en 1845, les PP. Gabriel de Saint-Ferréol, Charles Daugnac, Charles du Ranquet, Antoine O'Kenny, Joseph Hurlin, Antoine Pereyra, André Richard, arrivés au, Maduré le 2 septembre.
Le 25 juillet de Tannée 1846 amena les PP. Louis Verdier, Benoît Burthey et Joseph Barret.
i. Les PP. Verdier et Burthey.