LE MARTYR
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embrasse son bourreau ; puis, tombant à genoux, il l'invite à exécuter l'ordre qu'il a reçu. Le barbare n'obéit qu'en tremblant ; deux coups de son cimeterre ne firent qu'une large blessure ; quelques soldats prêtèrent leur aide, et le chef du martyr de Jésus- Christ roula sur le sol, tandis que son âme s'envolait dans les cieux. C'était le 4 février de l'année 1693.
L'Apostolat et la soif du Martyre.
Les collaborateurs du B. Jean de Britto. — Le P. François Laynez, confesseur de JÉSUS-CHRIST, second Apôtre du Marava. — Les PP. Marie-Xavier Borghese, Venance Bouchet, Pierre Martin, — Mgr Laynez. — Le P. Jos. Constant Beschi : le missionnaire ; l'écrivain.
Da mihi animas : cœtera toile tibi. (Gen., Xiv, 21.)
A mort du B. Jean de Britto n'éteignit pas le feu de la persécution dans le.
Marava. Pendant plusieurs années encore le fanatisme du roi Renganadadeven, entretenu et attisé par les défenseurs du culte des idoles, poursuivit l'extermination de la foi chrétienne dans cette contrée. Mais le Martyr, du haut du ciel, veillait sur son œuvre. Les néophytes, qui avaient appris de lui à estimer leur foi plus que tous les biens de ce monde, déployèrent dans les tourments un courage et une constance dignes des premiers âges de l'Eglise; et les Frères du P. de Britto, animés encore davantage par son exemple et saintement envieux des palmes conquises par ce glorieux confesseur de Jésus-Christ, sollicitèrent à l'envi la faveur de se dévouer pour cette mission désormais privilégiée. La plupart des missionnaires dont nous nous proposons