‹ Le Magasin de librairieChapitre 159 sur 180 · Kù\ià,LeIlonaTchia.^TuTgaUf cant«XVI · texte numérisé non relu

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à la main. Les Gibelins étaient partout écrasés par leurs adversaires* Florence et le roi de Naples étaient toujours à la tête du parti guelfe. A Rome, depuis que les papes avaient abandonné cette ville, le gouvernement était tombé dans Toligarchie. Le cardinal-légat, quand il pouvait y faire tolérer sa présence , s'efforçait d*y défendre les droits du saint-siége; le roi de Naples cherchait à y faire prévaloir son influence; mais, au fond, c'étaient les principaux seigneurs, les Golonna, les Savelli, les Orsini, qui exerçaient ou plutôt qui se disputaient le pouvoir. Les Savelli étaient Gibelins; les Orsini étaient Guelfes ; les Golonna étaient divisés : Etienne s'était déclaré pour le pape, et Sciarra soutenait la cause de l'empereur. Lorsqu'on apprit à Rome que Louis de Bavière était entré en Italie, les Gibelins excitèrent un moiivement populaire, qui força Etienne Golonna et Napoléon Orsini à se retirer à Avignon avec leurs familles. Sciarra Golonna et Jacques Savelli furent nommés capitaines du peuple par le parti vainqueur.

Les députés du conseil qui avait remplacé l'ancien sénat vinrent au-devant de l'empereur jusqu'à Viterbe, et essayèrent de régler avec lui les conditions de Son entrée dans Rome; mais Louis, qui ne voulait pas s'enchaîner d'avance, retint dans son camp les ambassadeurs, et, avant qu'ils fussent de retour à Rome, il arriva lui-même aux portes de la ville, le 7 janvier 1328. Très-bien accueilli par les Romains, il alla se loger au Vatican. Quelques mois après, il se fit sacrer avec sa fenmie, Marguerite de Hainaut, dans la basilique de Saint-Pierre. J$oques Alberti^ évèque de Castello ou de Venise, et Gérard Orlandino, évèque d' Aleria , tous deux excommuniés et déposés par le pape, présidèrent à la cérémonie religieuse; mais ce fut un des capitaines du peuple, Sciarra Golonna, qui mit la couronne de l'Empire sur la |tète de Louis de Bavière. Ge prince, pour inaugurer sa dignité nouvelle, fit lire trois décrets impériaux par lesquels il s'engageait à maintenir la foi catholique, à honorer le elergé et à protéger les veuves et les orphelins. Le peuple romain avait déféré à Louis de Bavière le titre de sénateur de Rome; l'empereur transmit cette charge à Gastruccio , seigneur de Lucques , et l'un des chefs des Gibelins en Italie ^

Trois mois après son couronnement, Louis de Bavière déposa le pape Jean XXII, en présence des barons et du peuple, réunis sur la

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