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I. Giov. Villani, lib. X, c. ly

582 DBS ORIGINES

place Saint-Pierre. Un moiae augustia dont rhislotre a conserré la nom, Nicolas de Fabriano, cria troÂs fois à haute Toix : « Y a-t-41 ici quelque procureur qui veuille défeadre le prétfe Jacques de CaherSy qui se fait appeler le pape Jean? i» Personne n*ayant répondift» un prêtre allemand prêcha sur ces paroles du Livre des Bats : a Ceti aujourd'hui un jour de bonne nouyelle. » Et quand ce discours fui termine, Tempereur déclara que Jean XXII était déposé ; qu'il éfcûi dépouillé de tout ordre, office, bénéfice et privilège ecclésiastkiat» comme notoirement convaincu d'hérésie, de simonie, et surkNit 4e s'être attribué par usurpation les deux piûssances que Jésus-Chiîst avait séparées* Louis de Bavi^e ne s'aparœvût pas qu'il confoadaifc lui-même les deux pouvoirs en déposant «n pape sans l'interventioa d'un concile.

On en était revenu au temps de Henri lY et de Grégoire YlLTaar dis que le pape négociait avec les princes germaniques pour faire élire un autre empereur^ Louis de Bavière le prévint en faisant élire un autre pape. Il présenta au peuple de Rome ua firère mineur, Pierre de Corvana, qu'il proclama sous le nom de Nicolas Y. Il lui donna l'anneau, le revêtit de la chape, et le fi4 asseoir à sa droite a côté de lui. Mais le parti guelfe commençait à se réveiller* Le roi de Maples avait mis des garnisons à Ostie et à Anagm; il interoqplait Tai^ rivée des approvisionnemeots à Rome. Louis , muiquant d'argent, voulut lever un impôt sur les RcHoains. Aussitôt le peuple se souleva en faveur de Jean XXII. Louis de Bavière, réduit à se retirer avec les débris de son armée, n'entendit qu'un cri sur son passage : d A bas les excommuniés ! vive la sainte Église ! » Les Ronaains cou» durent la paix avec le légat qu'ils avaient naguère chassé de leon mfiurs, et se récondUkent avec Jean XXII.

La querelle se prolongea longtemps encore, et l'&npÂre feata en guerre avec les papes d'Avignon. Louis de Bavière bit obligé de renoncer à l'Italie; mais, par la pragmatique de Francfort, en 1336^ il prodaraa l'indépendance de la courcmne impériale. « Nmis déda» rons que la dignité et le pouvoir de l'emp^^ur ne relèvent que et Dieu, et que celui qui a été élu possède isunédiatement, en verta é% son élection, le plein pouvoir d'exercer tous les droits impériaux^ saas avoir besoin du consentement ni de la consécration pontificale^. » Il fut établi en même temps que personne ne p<Hivait reœvoir ni exécu-

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