‹ Le Magasin de librairieChapitre 178 sur 180 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

fils de Gham ; il les connaît, il les comprend, il les aime, et il a su s'en faire aimer, ce qui n*est pas toujours très-facile, car a TÂfricaln, nous dit l'auteur, fier de son indépendance, repousse également la pitié, qu'il as^mile au m^pris^ et la cariûsité, qui lui est sospecte. » Il faut donc gagner sa confiance en vivant de sa propre vie, en couchant sous sa hutte, en portant le manteau de peau de chacal, en jouant avec ses enfants, en se faisant nègre de cœur. Renoncer à toutes ses habitudes d'homme civilisé est un rude sacrifice, et la religion peut seule le faire accomplir. Aussi ne surprendrai-je personne en ajoutant que M. Casalis est un de ces missionnaires protestants qui exercent une si grande influence sur les peuples sauvages, en leur montrant l'homme civilisé au milieu des dangers et dans les douceurs de la vie de famille. La femme peut remplir un apostolat aussi bien que l'homme, et rien n'inspire plus de respect et de confiance aux sauvages que de voir une femme, un enfant, partager les dangers et les privations auxquels s'expose le missionnaire pour les convertir.

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