y en a plusieurs en latiS; en italien et en espagnol
AU XV1I« SIÈCLE. Wà
sonnable, ne sera iésormais de«ttiiée.qu'à dnoa^v traltoeiueiiieot la mori aux |i«« grmte moaarqnes 4e la Uunre?
Cet ^tràliiezueiit ne TempécIiA pas de rechereher les j,e9x de xaots et les jeux d'esprit ; de parler de la condition dorée qiie Henri IV faiscôt aux plumes (for; de comparer la France « à aes triangles solides qni, de quelque part qu'on les bouleverse, toujours se trouvent debout avec imr faee droite et. levr pointe en haut:; » de dire ^Q «la souvenance de Heorî IV nous est au eœur ce que la myrrhe est an corpa, çu'eUe asobaume, incorrnptiblei nais extrêmement amère. »
Le fond de ce discours ne vaut pas ndeux que la forme. Après avoir déploré l'obstination du roi : « à ne pas croire à son particulier horoscope j et aux plus savants en cet art qui lui reeommandoient d« se garder , à son sage Spurina, à sa fidèle Calporaie^ » le prédicateur, an lieu de tirer de cette mort terrible un enseignement moral, une conclusion religieuse quelconque, conclut comme il a commencé, « en maudissant la brutale audace du méchant parricide qui a si malheureusement fait convertir le corps du roi en poudre, et nos yeux en pleurs. »
A cûté du poète évèque Bertattt, nous remarquons le père Coeffeteau, dominicain qui, dix ans plus tard, méritera de figurer parmi les léfonaateurs àû la prose françake» gràee à sa traâtttetion de Flosrus, où il a su parfois lutter henrensement au profit de notre langue avec la concision brillante» fine et laborieuse de TongûiiaU Bn 1610, Cœffe*tean n'est pas encore rinfaiUâMe Coeffeteaa de BL de Vawgelas, et ne se distingue en rien de ses contemporains. Son oraison funèire de Henri IV n'est qu'un étalage pédantesque etdifius d'érudition mjtho* logique et historique, et de rapprochements forcés. Pariant dans Téglise de Saînt'Benolt, 3 commence par dédarer aux auditeurs de cette paroisse qu'il attend d'eux des témoignages particuliers de douleur, et voici pourquoi :
Homère, dit-il, rapporte qu'après la mort d'Acfaille, non*seulement les hommes et les femmes^'mais encore les Muses plorèrent ce vaillant prince, lasi^ement tué par le plus infftme des Troyens. Cette paroisse a Thonneur d'estre le siège et comme le domicile des Muses, faisant la meilleure partie de cette fameuse Université de Paris, que ce grand roi désiroit embellir de nouveaux édifices. Il est donc juste que vous versiez des larmes sur le trépas de notre grand Achille, tué par le plus abominable des François.
Pour exciter cette douleur, Coefifeteau établit doctement que tontee choses ont un commeneement et une fin; que quand le soleil a atteipt son midi, ses rayons commencent à s'affaiblir jusqu'à oe que nous en perdions l'entière jouissance ; que la lune est sujette à des éclipses ; que les plantes, après s'être épanouies, se flétrissent. Il observe que
les empires ont la même destinée : il passe en revue les Assyriens, lea Perses, les Grecs, les Romains, et compare Henri IV successivement à David, à Salomon et à Josias, lequel fut frappé en son chariot par un misérable Égyptien, de même que n l'invincible Henri a été laschement tué en son carrosse par un monstre abominable, pire cent fois que tous les serpents qui naissent en Egypte. »
Le discours du P. Amoux, de la compagnie de Jésus, s'ouvre par une parodie grotesque des belles et simples paroles que Massillon prononcera un siècle plus tard devant le cercueil de Louis XTV : « Dieu seul est grand, mes frères f »
Hélas! ô Dieu ! qu'est-ce qu'un homme mort?* et entre les hommes un roi? et parmi les rois un grand roi? et du nombre des plus grands rois, un de nos rois, roi du premier royaume? et de nos rois Henri le dernier mort, mais le premier en tout le reste, qui a fait refleurir les lis sous l'ombre de ses palmes? Hé! Dieu! qu'est-il quand il n'est plus? Hélas! tout le tour de sa vie semble la roue d'un songe : le détour et sa mort, un contre-songe : le contour et rapport des deux, un contredit, un pur et plein mensonge.
Parmi ces productions bizarres, il en est une qui donne l'idée la plus frappante du genre de tour de force qui constituait alors un des principaux agréments de l'éloquence : c'est l'oraison funèbre pronon* cée par dom du Boys, abbé de Beaulieu, prédicateur ordinaire du roi. Dans ce travail de cinquante-huit pages, toutes les qualités de Henri IV sont représentées par une couronne dont voici la composition et la forme :
Cette couronne, chrestiens, est d'or pur ; elle a deux demi-cercles qui la couvrent par en haut, séparés en quatre fleurons, joints néantmoins au reste par un rubis balay de richesse inestimable; elle est pareillement ornée et enrichie de douze pierres précieuses, entrelassées et parsemées d'une infinité de perles orientales. Sa valeur, en premier lieu, est le prix des propres mérites de Henri le Grand ; sa matière, l'or de son ardente charité envers . tous, mais spécialement envers ceux qui l'avoient plus grièvement offensé. Son ouvrage est son industrie, qui sçavoit si bien mettre en œuvre toutes sortes de vertus, avec profit et advantage de la religion et de TEstat.
L'orateur entre ensuite dans l'examen détaillé de cette couronne ; le premier des quatre fleurons représente la soumission de Henri IV au saint-siége; le second, la paix de Vendus; le troisième, le traité avec le duc de Savoie, etc.
Après les fleurons, l'abbé de Beaulieu passe aux douze pierres pré«> cieuses qui l'enrichissent.
Pour discourir, dit-il, avec art de cet enrichissement, j'en réduiray lescha-