TROISIÈME PARTIE
Grégoire TU. — Donadon de la comtesse Hathilde. — Le concordat de 'Womu termine la qatrck dei inTesUturet. — Du pootoir temporel pendant les croliadet. —'Saint Bernard. — Sesopiniou
j et ton influence tur le gouremement de l^ÉgUte. — Amauld de Bretcia. — Attaquée contre la pU' lanoe temporelle. — Du r6le de la papauté dang la querelle des Tilicg lombardee «t de T Frédéric I*'. — Innocent III. — Apogée de la paietance pontificale.
Au milieu du onzième siècle, la puissance des papes était en progrès. Le concile de Latran avait assuré la liberté des élections pontificales. Le domaine temporel, appuyé sur l'Italie normande, n'avait plus rien à craindre ni des Grecs, ni dfes Sarrasins. Mais il était encore exposé aux attaques des Allemands, et la lutte recommenfa sous Grégoire VIL Hildebrand, parvenu à la papauté, voulut faire exécuter avec rigueur les lois qu'il avait fait rendre sous ses prédécesseurs, entre autres les décrets qui condamnaient la simonie et défeor daient aux clercs de recevoir d'un laïque aucun bénéfice ecclésiafitique, même gratuitement. Henri lY, qui régnait en Germanie sm avoir encore été couronné empereur, ne tenait aucun compte de ces lois : il continuait à trafiquer des bénéfices et des évécbés, à en donner l'investiture par la crosse et par l'anneau. En même temps, il faisait peser sur toute l'Allemagne la plus dure tyrannie* Les seigneurs saxons en appelèrent au tribunal du saintrsiége, et,