‹ Le Magasin de librairieChapitre 77 sur 180 · Par JosUee 11 entend le devoir en général · texte numérisé non relu

Par JosUee 11 entend le devoir en général

S70 DU YAAI GRlTEaiUM

Mie qœ ttcns la concevons, ne repose pas rar un flystème'; die «e n eoDcliit ni d'un sjstàoie xnéUpbyei(iiie >dti jBonde, ni dn «pectislede la «tare, ni de l'histoire^ ni mteiede la*seîeaceée41wnnie^tfUefif purement et simplement tort (fintermger hi ^^Mmemumê^oky ^t-tw^ primer ahirement ies f^éponêesâevMiikàXLE. «

Ces citations 'satffiveoft, je onoîs, <povr pvov^or mmAouàBommU q«e la doctrine (pie nous ooBibattonsest>eelie de T^oole écosaîse, 4t que, «i -on excepte JoiifFro!f,^Ue« est aussi oelle de notie éoôle IntBçaise actaelie.

Gemment tant d'espriis distingués ent^ils pu -m «lamier rpwoÊm 4 nnedeetTine <si peupbilosophifue? Cela nepeat^^'expKqneriqvefsr les piéocc«ipatbiR iiésnltaitt de rétatoù^Mcoleiéoossaiee etVè&éb ^fasctîqoe ont troin^ h plillosophie en général, >e('«péciaienMBt k n&CRrate.

*La pbâosopliie dn diiz^witiéme «iècle, -inaugnëe jpar 4iodi^ découvert la 'psyohetof|«e -expéiinienlale. iWec oelibe eoflfiaiMe aoeompagne tons les efforls de i^sprit humain*dan6<nne'Voie' Bocwelh, «elle avâitera pouvoir, dn premier coup, tiacoer «ncatalogve eamtltiéa facultés et donner "Offie descriftîon'ComplèteHde lours^dë^dappeaROls. Me avait abonti k cette conchision f}iie tontes nos idées «ont le rtsd* tat de rexpérienee, etipi*a«CQn étémait 4 prJsriin'emsk^ lyftiWiWi fitent dans Tesprit bunwwi. fin iiioniie, elle nfétaît pas «rnvéeitÉP* sanler un système aussi uni^^reellenient adopté. Powtaiit ssi et ses tendances aboutissaient d'une nsanitoe inesntaeléUeà la tioB du devoir. D'abord eette doctiîne esft la «onstfqmQcede fouis psychologie sensualiste ; nous tenons ceci pour constant : l'idée da de* voir n'existe pas, ou elle est à priori; on ne peut.coBoew>ir qa^cUe eetire, soit par abstraction, soit par- déduction, d'aueoBpe doanéeayé* rimentale.'D'autre part^ la manière dont la qveflrtioa'monaieétait contribuait à confirmer, pour les pfailosopbes du dû^hnitîénie cette -conséquence logique de leur théorie la pins chère, fin quelle morale trouvaient41s dans l'éecde et dans ie monde? Celle précisément que nous combattons anyourd'hui, laÂdociriiie^vuIgaîiede la morale universelle, de la coasoience infaiUiblje.do«uuit4 Ions les mêmes préceptes, pour les aider à dompter les passions -et à les suggestions aveugles de l'intérêt personnel; k doetrme, comme disait alors, de la loi naturelle. Gomment n'ai»ait-elle pae paru à des esprits sceptiques, exigeants en fait d^éviiience, passionnément amoureux de .la critique, contrôleurs impitoyables de toutes les opinions humaines, dont la première ambition, comme l'a dit fort jinla» ment M. Taine, était de ne point être dupes? Gomment n'auraient-îls pas été enclins à ne voir qu'un vieux préjugé dans cette pi^tendue loi

aatnreUe, 6iimttHeaieDt(IÈroilée4éjà9ar Mo&taîgBe et Pascal, 4oixt les paitûans «ont ai « desfosliHDca q«£ 4le:0es trots on qmttne ioixohoi* aies » .qu'ils aoii9 éonaeiit « eûsime .«optei^ea «n lIoMuaiB ^gesie parJaiM>Bdîti«a.âe1aiir,p]M4piete3a6aoe,il:ii'7iaa« ine sende qitt:ae aqjti^aateedictesêtdQsa^iMlée» <iaa'fiar.«iesatioDynianpar.plDMUBiji) Jba AÎT^raîté, infinie ées laoïiiirs «i des^opiaioBs hamaijieB étaîtonooie BB ifeitoiirs thèiftes les plus iaiians.; GoasmeaL lia faaerifier à «ette .lôeille idole de.ialoi Aatiii?eUe?--^ fit poosUoit èav^KitionAétaitipasée ée .telle :flMSttère «pieia ttbntede eettensi -eatratnait ila »égatiaii en devoir; oar persdnne n'aYaitridée7de«e)Bepisâaeiiter la iMUtté^oianile comme uniprioeipe alistoait, doiBitxhaque peuple '«timânHettiuiqQe :îiuUvidu tirait, kl.'aidetdutMtaomaeiaeattftric l'axpéMttttce,«4eB cbpÂh isLeiis piatûpes, vamUea pari CDnaéquaiit crnsnat J^novdes.daiK ilémtiitsidoutteUes o^ésuUaient; jchacua «y rvognÂtmi «osenibleKle.TèglBa . ppatiijpies "CaimnnneB à tooslealMiminBa. Aiisai,imalgréite£répiigMM«B ^ ks iiéfittaliooft <de YGdtaire» malgré, les ^aèeataAîooB de ftovsseav^t mâme de-Diderot, la logique remporÉa^ilEiraosa^^de l^iulèrât, JaiOi^ -aAle ' d!Hdi^nétîii6 obtûat im éclatant: fluceèsianpeôs tfle82pltiloBophes-€rt des.gens :dn monde.;:et si : son xasaclère odieux etsesooDâéqtiBBetn idugefeuaes V^mjiécbèreaft de de?eiiir^k4loetàiie.;géBiéraleet8uitoilt :iaL4octriae< tkfâcielle,* on .iie< peut eonlarteri qu'elle > a'ait éêé k damier mot d^rla)pkilosDpbie ida . dâxfbniHène: aîèclîe eur la iqueitioii imoittle. Tel ?eét rétat dans lequel riécofetécossme et ré«ole»éelectiqae trovrpteont ia -pbiloaofihîe en igénésal, iet partknliàmMflt ia phiioseftte

.liMTodiiitioa. naturelle /des-idées'et dmvsestcanses, Tinrmi ieaqMHes lesaspâatiaii0 .mocales .oœupaient vne piaoe ^oamidérable, leur nlie- Jai^àt:leiW:iôle ."réagir cootre la phileaopiûe aensvalisile, e(t la toiih plaoer par nn^ .doctrine plus ^moBaletet pin» consolante ponr l'iMBia- . jûlé*. JoHtos deux tx^mpirirent pasfaitement ^qae le point décisif de la . Uitte: était la théorie ^e rinteUâgeQee, ée la formation des idées.' Ceert Ih fuWlas Êrent porter leurs premiers et leurs plus vigoureux eflffotta; ^Ites i*estituèrent à la rjiaon son vérîtaMe r6le dans là formation de la connaiasanee, et montrèrent la nécesaifé de l'élément à priori dans tant jug^aent. Ce point établi, toute la philosophie aenanalicfte s^cronlait par laJiase; en applitpuit cette théorie A la -morale, on ix'eutpab de peine à laise voir ^comment jelle slaceordait -«vtc la doctrine du dévoie. Dès. lors Texistenoe duprineipe auiral swit à peine besom d'être llobjet d'one démoanstratton ponr /des «esprits écoutés d'atance de la. morale égoïste : oaais on sentait :1a grandnnr du résultat, et on Mie négligea rien pour, assmrer la défaite compièie du vieux système l'éloquence et la dialectique se réunirent pour présenter, sous les

formes les plus entraînantes et les plas vives, les arguments qni pou» valent contribuer à raccabler, son influence funeste et dégradante, ses inévitables inconséquences, le témoignage de l'histoire, et pardessus tout l'autorité du sens intime. La victoire fut si complète qu'il était bien naturel de s'en contenter. Le devoir, rétabli dans la philosophie, y rentra avec la vieille doctrine parasite de la loi naturelle, de la conscience intuitive. Dans l'ardeur d'une lutte encore récente, on ne songea guère aux objections qu'avait soulevées contre elle une philosophie ai^yourd'hui discréditée ; on se contenta d'afflrmer et de prouver l'existence et l'autorité de la loi morale, et l'on se préoccupa médiocrement de la question de savoir comment s'en rédigeaient les articles : la nouvelle méthode psychologique de l'observation directe par la conscience, qui se substituait à l'analyse idéologique, favorisait encore cette tendance ; car, dans le jugement moral, le travail intellectuel qui le précède reste à l'état latent, et ne peut être dégagé que par l'analyse : le fait qui apparaît à la conscience est une sorte d'intuition. L'école écossaise notamment, qu'on pourrait appeler l'école du bon sens en philosophie, trouvait dans la doctrine vulgaire la satisfaction de tous ses instincts. Si l'apparente évidence qui lui vaut sa popularité n'eût pas suffi à le tromper, l'esprit timoré de Reid eftt encore hésité devant la nécessité de livrer aux chances d'une analyse compliquée ses chères vérités morales. Quant à l'école française, eUe n'était pas sortie, avec Royer-GoUard, de la théorie de l'origine des idées : avec M. Cousin, elle s'assura d'abord du triomphe de ce point capital, puis, se contentant de montrer les horizons nouveaux qoe sa • théorie de la connaissance ouvrait à la morale et à la métaphysique, elle s'engagea avec une prédilection passionnée dans les études historiques. Tandis que la nouvelle école prodiguait ainsi, dans tons les sens, les preuves de sa force et de son originalité, la théorie des idées morales restait négligée; le triomphe de l'éclectisme était depuis longtemps assuré, quand Jouffroy la tira de l'ombre et en fit l'okget principal de cette étude profonde et passionnée dont le résolfat fut ce chef-d'œuvre d'analyse sagace et puissante, de discussion subtile et rigoureuse, le Cour$ de droit naturel. C'est depuis lors que l'on a le droit de s'étonner que des idées si originales et si fécondes n'aient pas frappé tous les esprits et suscité en morale un grand mouvement d'idées. Si l'on s'attachait aux témoignages de l'admiration universelle, la gloire de Jouffroy ne laisserait rien à désirer; mais |si Ton juge de son influence réelle par l'état où se trouvent les sciences morales, on est obligé d'avouer qu'il a été généralement plus admiré que vraiment compris. Cette sorte d'indifférence pèsera, j'en suis sûr, dans la balance de l'histoire, bien moins à la charge de Jouffroy qu'à celle de

ses contemporains. Pourtant celui qui voudra plaider en leur faveur les circonstances atténuantes pourra dire qu'il a eu le tort, en indiquant le vrai principe, de ne pas le démontrer, que le critérium moral qu'il en déduit est défectueux, et qu'il n'a pas pu, en l'appliquant, donner la mesure de sa véritable portée.

Dans cette revue des doctrines modernes sur ]a question que nous agitons, nous avons omis, à dessein, la philosophie allemande. Il nous faut pourtant en dire quelques mots.

Kant, si on le juge par l'expression formelle de sa doctrine morale, n'appartient ni à l'un ni à l'autre des deux systèmes que nous mettons en présence. D'une part, il s'élève souvent, et avec la plus grande vigueur, contre toute morale qui prétend juger les actions d'après leurs conséquences; de l'autre, il ne fait pas consister la conscience morale dans un nombre plus ou moins grand de principes, d'axiomes indépendants, irréductibles; il prétend au contraire faire dériver toutes les vérités morales d'un principe unique qu'il énonce ainsi : « Agis de manière que la maxime sur laquelle tu règles ta conduite puisse dtre universalisée, et devenir la règle de conduite de tous les êtres libres qui se trouveront dans le même cas où tu te trouves toi-même.»

Qu'il fy ait là un excellent procédé d'examen de conscience très^ propre à ramener à la vérité morale un esprit égaré par les sophismes que suggère la passion ou l'intérêt personnel, c'est ce que je ne veux point contester. Mais qu'il y ait un système vraiment philosophique, une analyse exacte de la formation des idées morales dans l'esprit humain, que la maxime de Rant soit réellement le principe logique de toutes ces idées, c'est ce que je'irie formellement. Je crois son système incapable de résister à une argumentation un peu pressante, et j'oserai dire qu'à mon avis, Rant, au moins sur ce point, se montre très-inférieur à l'école écossaise et à l'école éclectique sous le rapport môme de la vigueur logique. Pour se convaincre que son système manque essentiellement de consistance, il suffit d'essayer d'en faire une application. Prenons par exemple cette question : Voici un homme sans défense, dois-je l'assassiner pour le voler? Elle se transforme immédiatement, pour Rant, en celle-ci : Peut-on établir en règle générale que tout homme qui en rencontre un autre sans défense doit l'assassiner pour le voler? A cela le bon sens répond négativement. Dès lors, dit Rant, l'acte est immoral. Jusqu'ici rien de mieux; mais le philosophe ne peut s'arrêter là : il est obligé de se demander pourquoi, à cette question, le bon sens répond négativement, pourquoi tout homme sensé trouve cette règle générale absolument inadmissible. A cette question on ne peut répondre que de deux choses Tune ; ou bien : elle est inadmissible, parce que, si elle était admise

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