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Tome IX. — 3 4* Li? raison

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et pratiqnée, la vie de tout homme serait dans un perpétuel danger, et la société deviendrait impossible, ce qui serait un très-grand mal; en un mot, l'acte en question est immoral, parce qu'il est nuisible an bien général (c'est notre doctrine); ou bien : la règle est inadmissible et absurde évidemment; c'est là une vérité première, irréductible, un axiome ; il est absurde à priori d'admettre qu^ln homme doit tuer son semblable pour le voler; î! est évident à priori qu'il ne le doit pas (c'est la doctrine écossaise et éclectique, c'est la doctrine que nous combattons). Ainsi, pressé par le raisonnement, le système de Kant se réduit forcément à l'une des deux doctrines que nous mettons en présence. Pour contrôler par l'expérience ce résultat auquel aboutit la pure logique, il faudrait se livrer à une étude incompatible aTec l'objet et les limites de ce travail; il faudrait analyser la métaphysique des mœurs, montrer l'inanité des efforts de dialectique auxquels se livre le philosophe allemand, pour tirer, du seul principe qu'il énonce, une théorie des droits et des devoirs de l'homme, théorie aussi incomplète d'ailleurs que stérile dans l'application. Il faudrait (aire voir qae logiquement il en est réduit, sur chaque point, à s'appuyer soit sur des considérations d'utilité, soit sur un prétendu axiome, irréductible, qu'il veuille ou non l'avouer*, au principe premier dont il prétend tirer toute la morale. H faudrait montrer que cette manière de raisonner lui est, sans comparaison, la plus familière, et que, sinon par l'énoncé de sa théorie morale, du moins par ses tendances plus ou moins avouées, il appartient à la doctrine que nous combattons* Cette étude, nécessaire pour préciser le véritable caractère de son système, ne pouvait évidemment trouver place ici, et c'est pour cela que nous l'avons laissé de côté.

Pour ce qui est de Fichte, de Schelling et de Hegel, leur méthode de déduction logique et métaphysique est incompatible avec le point de vue psychologique auquel il faut se placer pour poser la question que nous agitons en ce moment, et je crois, pour ma part, que Hegel aurait aussi difficilement compris ce que c'est que la théorie des idées et des sentiments moraux, dans le sens où nous l'entendons, que nons avons nous-mêmes de peine à entrer dans son point de vue, et à nons faire une idée de sa dialectique et des principes de son système. Ces doctrines célèbres n'ont donc aucun rapport sérieux avec la question qui nous occupe, et l'on comprend pourquoi, dans notre rapide re^e des opinions de la philosophie moderne , nous avons laissé de côté l'école allemande.

Nous ne croyons avoir rien à ajouter à l'exposition que nons

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