CARROSSE ROYAL EN ESPAGNE
sous PHILIPPE V.
Cette gravure reproduit, dans de moindres proportions,* la partie principale d'une très-belle estampe d*almanach publiée en France en 1705, et qui a pour titre : « L'heu- » reux retour du roi d'Espagne à Madrid après ses glo- • rieuses conquêtes en Portugal, en 1704. » Ces lignes
La Reine. Philippe V.
Entrée de Philippe V à Madrid, en 1704. >- Carrosse de la Reine (estampe du temps). — Dessiu deDocourt.
sont traduites au-dessous en espagnol. Sur le tiers inférieur de l'estampe, le calendrier (*) est entouré d'un grand nombre de petites gravures en médaillons ou en airtoucbes figurant les victoires du roi, ainsi désignées : «Prise de » Rosmarinhos ; — Camp de Saint-Michel ; — Prise de » Hcrrera , — de Vrissa , — de Penagarcon , — de Segura , » — de Salvatierra, — de Monsanto , — de Port-Alègre,
(*) Ce calendrier a été enlevé de la pièce originale du cabinet des estampes qui nous a servi de modèle. Nous avons donné précédemment quelques renseignements sur les beaux almanachs historiques du règne de l^ouis XIV. (Voy. la Tabje des vingt premières années.)
» — de Caslel-Devi , — de Montalva , — de Idcnba Nuem , » — d'Alpliaon. »
Philippe V était, comme l'on sait, le petit -fils de Louis XIV, et le second fils de Louis, Dauphin de France, et de Marie-Anne de Bavière; né en 1683, il avî^jt été proclamé roi d'Espagne, h Madrid, le 24 novembre 1700. L'Autriche, l'Angleterre, la Hollande, la Prusse, la Savoie et le Portugal se liguèrent, à cette occasion, contre la France et l'Espagne par le traité dit' de la Grande Alliance. Les hostilités commencèrent en 1702. L*archiduc Charles, fils de l'empereur Léopold ^ vin( en Portugal , dans ranpéo
1704, pour y soutenir ses prétentions au trône d'Espagne; Philippe V, avec l*aide d'une armée française commandée par le maréchal de Beirwick, parcourut le Portugal et rentra triomphant à Madrid^ mais en 1705, obligé de soutenir les attaques des puissances coalisées en Espagne, il perdit toutes ses conquêtes de Portugal.
CE QU'ON VOIT SUR UN CHEMIN DE FER
Fin. - Voy. p. 19, 67, 96, 123, 188.