ORIGINE DR L'HOMME ET DE LA TRAITE DES NÈGRES
d'après les AMAXOUA, peuple de L'AFRIQUE ORIENTALE (1).
« Au commencement, le bon Dieu MouUmkou fit deux trous ronds dans la terre ; de l'un il sortit im homme , de Tautre tme femme. Puis il fit deux autres trous d'où sortirent
(i) E&lrait de E. de Frobervillt.
im singe et une guenon , auxquels il assigna les forêts et les lieux stériles pour séjour. A l'homme et à la femme, le bon Dieu donna la terre cultivable , tme pioche, une hache , une mmiuite, tme assiette et du millet. Il leur dit de piocher la I i re, d'y semer le millet , de se constrtiire tme maison et d'y idire cuire leur nourriture. L'homme et sa compagne, au lieu d^obéir au bon Dieu, mangent cru le millet, cassent l'assiette, répandent des ordures dans la marmite, jettent au loin leun outils et vont chercher tm abri dans les bois. Dieu , voyant cela , appelle le singe et la guenon , kur donne les mêmes outils et les mêmes ustensiles, et letir ordonne de travailler. Geux-d piochent et plantent, se bâtissent une maison, cuisent et mangent le millet , nettoient et rangent l'assiette et la marmite. Alors Dieu fut content, il coupa la queue qu'il avait mise au shige et à la guenon , et l'attacha à Thomme et à Ja femme. Puis il dit aux premiers : — Soyez hommes ; aux seconds : — Soyez singes. »
On voit que , d'après cette tradition , la déchéance de l'homme est une punition non -seulement de la désobéit^
sance , mais encore <Je la paresse. - r\r\r%i/>
Voici, suivant le même peuple, quelle fut Torigine de ia traite*
« Il y a bien longtemps, le fond de la mer qui sépare aujourd'hui la terre des noirs de celle des blancs, était on pays d'qne fertilité merveilleuse : on rappelait Kastipù Une année y fut particulièrement si abondante en grains, que les habitants, dont les magasins étaif'nti pleins jusqu'au comble, en sablèrent leurs chemins au lieu dVn faire présent aux peuples voisins qui éprouvaient alors une aflfreuse disette. Mouluukou, le bon Dieu, fut irrité de cette méchante indifférence: « Malheur sur vous! » dit-il aux habitanlsde Kassipi ; et cette malédiction ne tarda pas h s'accomplir. La terre devint stérile; mais cette nation ne devint pas meilleure, lies diables prirent possession du pays ; le cœur des habitants s'endurcit davantage, et ils firent cause commune avec les démons. La mer envahit leur territoire , mais les mauvais esprits les aidèrent à gagner le rivage d'Afrique où ils furent bien reçus des indigènes, parce qu'ils étaient intelligents ot^l nd m irt i wii w Alors Motitoukou dit : <« Ces gens sont
incorrigibles, et les peuples qui les ont accueillis sont stupidet* Je détourne mes yeux dé cette race de médian is et de fous. » C'est depuis cette époque que les Africains se vendent les uns les autres , et que les navires des blancs viennent let^ enlever. Cependant , comme les diables vivent toujours au fond de la mer dans le pays de Ka&sipi , et qu'ils soulèvent des tempêtes terribles, le passage est dengeveuiLl pour les navires, et il est d'usage de les apaiser en jetant à l'eau un sac d'argent ou i'esclaveje mieux fait et le mieux vêtu de la cargaison. » r
PRODUGTIOIi ET VALEURS KËL.Vi:iVfiS <
DE l'or KT de l'argent a DIFFÉRENTES ÉPOQUES (!)•
La quantité de métaux précieux que les divers pays Uvrent anuuolleniont à l'industrie peut être évaluée de la manière sftivanle :
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