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Aliiil olj prmhni nnionrdliiii 1 Kiiogramnie dor pour 16 iW^t^rit , na 4 rranc «ri or pour I Frïinc 3 wniiiucs en
OMe épiîih} (Ui vrilf-rir dmtH lis pi4»rluctiion de l'oV <?t dans vjAU* df! l'nr^cnr e?îl un fait fcjïiaifpptili: iftil ne s'élahipas vu <ii'|Mir& le milkni du «clzr^mi! fti^c^'.
I.Û lïmhïn drs An(i^»d'an côit% et ie» castes alluvions <lr 1^1 HiiMi** itêi»l\qm du Vmlr^ , mml l«s dcu\ principali's M*um»«i df>ftitn^lrtui prédcMi, r>!*n'i Ifl |trn(Wicli6n priiéralc, rAfn<*f}(|nn fuMiiiFl h*H 79 cpuli^iîir«î tî»- l'argent, el la lîussic
tilVi'iA piip \wm\wh'^i['n d'ur *'i Jaigent ne sont pas coiiiflf*?^ i\iim Tt^ al liai km ]irM(\vnh\ Il est probable que la Chiite, le Jûpoi) ^t \\\^k iîn^ri»iiinRl^\ ilthinction faite des Iles de la Sonde et de la Turquie d'Asie, dont on a lenu compte dans le tableau ci-dessus, produisent environ 875 000 kilo^r. d'argent et 55 700 kilogr. d'or, valant , au taux de la inon> haie française, 194 millions et demi et 192 millions* Ainsi il y aurait i kilogr. d'or contre un ))eu moins de 16 kilogr. d'argent , qu 1 franc en or contre 1 franc 1 conL en argent, et Tei^lj'action des deux métaux réunis appruclaerait de ÂOÛ millions.
On calcule qu*il y a en Europe une masse d'espèces monétaires d'environ 8 milliards , qui se renouvelle perpétuellement, cl dans laquelle on puise sans cesse pour les besoins des arts. Sur ces 8 milliards, la France en possède au moins 3 ; mais nous devons nous affliger plul6^ que nous réjouir de cette richesse apparente, qui est atténuée par une faible circulation , et dont , par conséquent , une partie notable est perdue pour la société. C'est une déplorable habilade^ encore trop répandue chez nous , que cell« de thésauriser cl d'enfotihr des espèces métalliques. 11 est Ikm's de doute que sur nos 3 milliards d'espèces, une moitié au moins pourrait être consacrée suocesaivement à l'amjéHoration du sol et de l'iniluatrie et au développement du commerce extérieur, et qu'il en résulterait dans le revenu annuel une augmentation qui«
êvalui'c niodéirmeni à laison de 5 à pour 1^ dtt capital cuiplojé, ne serai! pas de moins de 75 ,V 90 milHons.
. 1/Anj;leterre , pour uiw poptriation peu inférieure à la nôtre et pour une quantité de iransivclious commerciales beaucoup plus considérable , n'a guère qu'un miBtard de numéraire. Les fltats-Lnis, avec mio population fort éparsc, circonstance qui oblige ti multiplier le signe repri^s^ntaiif des valeurs, n*avaietif pas, en écus, plus d'un dcmi-mllHard en 1835, alors qu'ils êliKcnt en grande prospérité. i»ien n'est donc moins .sa«;e que de conserver une aussi grande partie (le la riciM'sse mobilière de la France sous ime forme sujette .'1 la dépréciation.
I^s matières vieilles ou neuves qui sont fondues pour la fabrication des bijoux et de tons les ustensiles d'or et d'argent , pour le seul usage de l'Europe et de l'Amérique du iXord, montent h plus de 150 millions de francs.
Suivant M. IVlac Cullocli, le frai des monnaies (ou altération par le frottement) et les pertes monétaires dues aux naufrages, et aux accidents montent à 1 pour 100 de la valeur totale des. monnaies. Ces pertes seraient donc , par an , de 80 millions pour l'iùn'ope seulement, et de 30 millions pour la France;. cliiiTrcs bien diflîciles à admettre. Si l'on part de cette hypothèse , on trouve qu'un milliard frappé au commencement d'un siècle ne présenterait plus à la fin que 366 millions, après deux siècles 134 , et qu'après cinq cents ans il serait réduit à la somme insignifiante de 6 600 000 fr. Une déperdition moitié moindre que celle qu'indique M. Mac CuUocli, soit 777 par an , réduit un milliard à 605 millions au bout d'un) siècle, à 366 millions au bout de deux siècles, à 81 millions après cinq cents uns, el à 6 600 000 fr. après mille ans. Enfin, en admettant le frai de j-, adopté par M. Jacob dans son ouvrage intitulé Precious mêlais^ en écartant même, ainsi qu'il
(t) C«t article est extrait d'un trarail intérewjinl publié dans h' Revue des deux moiidex par M. Micliel Chevalier, sous le titrts Drs mines d'argent et d'or du iKMrrtMr mcad*^ ^-^ ^-^ ^-r . ^^
Ta fait, toute atitre came de disfKiritioo , on troa?eraét qu'oo miHiàrd est rédiiU «près im siècle à 755 mlUioDs , après cSaq xents ans 5 240 mttHoRs, après miUe tms à 60 millioiis. Aûjëst, avec le frai de ,~, une masse de Duméraire qui sérail montée "ft 5 milliards soos Constantin, et qne le produit des mines ne 'serait pas venu ^nU^tenlr^ n*auratt plus été que de 300 millions à Tépoqne de Philippe le fiel, t C*est ce qui expllqne en partie comment les métaux pré- ■cieux étaient devenus très-rares ea Europe à IVpoque de la découverte de l'Amérique , après avoir été en assez grande «bomiance autoiir de la éapiule de rEmpire romain. L'or et l'argent accumulés par les rois de Perse seuls , et qui plus nanï , ^près diverses pliases , passèrent dans les coffres de !|*Rmpire et de ses principaux personnages, montaient à près Hki 2 milliards, suivant M. Oureau de Là Malle. Dans la Grèce iméme , du temps de Démostliènes , Tor et fargeot , par rapiport aux denrées de première nécesstlé, ne valaient plus que lie cinquk>me de ce qu'ils avaient représenté sous Solon» Toutes ces richesses concentrées dans l'Empire diminuèrent -successivement à mesure que la décadence se manifesta. Les tribitts -payés aux Barbares n'étaient plas compensés par dos, conquêtes et des captures nouvelles ; les mines devinrent 'moins productives et Unirent même par n'être plus exploitées; les invasions déterminèrent reufoiiissement de quantités coni^érablesde métaux précieux ; plus tard, le commerce avec les pays à épices ei à parfums exigea des exportations 'd'espèces métalliques; les croisades aussi causèrent des exportations assez fortes dont il ne resta rien. Toutes ces causes •agissant dans le même sens que le frai, on doit évaluer à 800 •ou 900 millions tout au plus les espèces qui existaient en ■Europe à la fin du quinzième siècle.
C'est une erreur généralement répandue qne de croire que 3a découverte de l'Amérique changea subitement cet état de choses. Les dépouilles des Aztèques et des Incas étaient insuffisantes pour produire rien qui ressemblât à une révolution dans la valeur comparée des denrées et des métaux précieux. Tout l'or que les Pizarre et les Almagro enlevèrent aux temples du Soleil ne faisait qu'une somme de 20 :millions de francs, moins de 6 000 kilogrammes. En supposant que ce fût tout en or (il y avait environ un septième de la valeur en argent ) , c'était une masse du tiers seulement •^d'un mètre cube. Tout le butin fait à Mexico après le siège mémorable soutenu contre Cortez se réduisait, suivant l'estimation de Bernai Diaz , presque double de celle de Cortez lui-même, à 1 125 kilogrammes, aux deux tit'rs d'un heclo- JiUre en volume. Ce ne fut qu'au milieu du seizième siècle que •la découverte des mines d'argent du Potosi amena Tabon- •dancede l'argent qu'on avait jusqu'alors espérée sans Pobtenir. Dès ce moment les prix de toutes choses furent boule- "versés : Thectolitre de blé , qui s'acquérait moyennant 16 à 18 granunes d'argent, en exigea presque immédiatement /iO, «t pniis successivement 50 et 60 ; actuellement, et depuis près «d'un demi-siècle, il en vaut environ 90, terme moyen.
Les valeurs respectives de l'or et de l'argent varient beau- •coup suivant les temps et les pays , et dépendent de la proiportion relative de ces deux métaux. Le petit résumé suivant va permettre d'en juger.
En Grèce, avant les expéditions d'Alexandre, ta valeur de M'or était à peu près de douze à treize lois celle de l'argent, •â égalité de poids, ou , en abrégé, ce rapport était de 12 ou 13. Après les conquêtes de ce prince , qui tirent sortir de l'Asie d'immenses trésors jusque-là enfouis dans l'épargne •des princes, le rapport devint 10. C'était ce rapport qui prévalait ci) Asie , et qui existait encore en Europe au moment de la découverte de l'Amérique. I^ndant le siècle qui s'écoula après la découverte , il oscilla entre 10,7 et 12. Dans les deux derniers siècles , il a flotté, tout en s'élevant dans son mouvement général , entre 16 et 16. Depuis plusieurs années, il se tient constammeot entre 15 et demi et 15 trois | quarts.
Au Japon , qui est le pays où l'or abonde le plus relative* ment à l'argent , le rapport est de 8 ou de 9. En Chine , au contraire , ce rapport, qui n'était que de 12 ou 13 au commencement du siècle, s'est élevé successivement jusqu*à 17, plus haut que chez nous.
La proportion habituelle d'argent qu'on rencontre dans un poids déterminé de minerai mexicain , n'est pas aussi élevée qu'^n le croit généralement. Les minerais maigres de la Sa;ce et de la Hongrie, qui renferment de trois à quatre millièmes, et demi d'argent , sont moins pauvres que la moyenne des minerais mexicains ou péruviens ; la différence est souvent de plus de moitié. Certaines mine^ du vieux continent ont olfert des blocs d'argent natif aussi beaux que tout ce qne le nouveau pourrait eu citer. Celles de Kongsberg en Norvège, de Schneeberg en Saxe, celle de Saînle-Marie-aux-Mines en France, abandonnées pourtant, ont donné des masses d'argent natif du poids de 30 kilogrammes , qu'on chercherait vahiement , dit M. de Uumboldt , dans les mines les plus riches du nouveau monde Mais , par la puissante de leurs filons , les mines mexicaines ou péruviennes oui une supériorité extraordinaire.
La production totale de l'Amérique, depuis la découverte, peut être évaluée à 36 milliards 600 millions, dont 26 milliards 700 millions en argent at 9 milliards 900 millions en or; en poids elle est de 120169 000 kilogr. d'argent, de 2 877 600 kilogr. d'or. Tout l'argent formerait un volume de 11 677 mètres cubes , ou une sphère dont le rayon aurait 16 mètres , et qui , placée à côté de la colonne Vendôme , n'atteindrait qu'aux deux tiers de la liauteur. L'or, dont le volume n'est que de 169 mètres cubes, et dont on avait dit, entre antres fables, que la seule rançon de l'Inea AUdiualpa avait comblé un temple , ne remplirait même pas à moitié une chambre de 5 mètres^ d'élévation sur 8 mètres de long et 8 mètres de large.
fiLWE DE L*1NTELLIGENCE , Par le poèlf; persan FcmDOUou.
L'intelligence est le plus grand de tous les dons de IXeu, et la célébrer est la meilleure des actions. L'intelligence est le guide dans la vie , elle réjouit le cœur , elle est ton secours dans ce monde et dans l'autre. La raison est la source de tes joies et de tes chagrins, de tes profits et de tes pertes. Si elle s'obscurcit, l'homme à l'âme brillante ne peut plus connaître le conlentemenL Ainsi parle un homme vertueux et intelligent, di*s paroles duquel se nourrit le sage, u Quiconque n'obéit pas à la raison se déchirera lui-même par set actions; le sage l'appelle insensé et les siens le tiennent pour étranger.» C'est par rintelligence que tu as de la valeur dans ce monde et dans l'autre ; et celui dont la raison est brisée tombe dans l'esclavage. La raison est l'cell de l'a me ; et si tu réfléchis , tu dois voir que, sans les yeux de l'âme, tu ne pourrais gouverner ce monde. Comprends que la raison est la preihière chose créée. Elle est le gardien de rame; c'est à elle qa^est due l'action de grâces , grâces que tu dois lui rendre par k langue , les yeux et les oreilles. Cest d'elle que te viennent les biens et les maux sans nombre Qui pourrait célébrer sufiîsamment la raison et l'âme 7 et si je le pouvais, qui pourrait l'entendre 7 Mais comme personne ne peut en parler convenablement, parle- nous, ô sage, de la création da inonde. Tu es la créature de l'auteur do monde, tu connaii ce qui est manifeste et ce qui est secret. Prends toujours k raison poor guide, eHe t'akîera â te tenir loin de ce qui ett naovais ; cherche ton chemin d'après les paroles de ceia qui savent , parcours le monde , parle à tous , et quand ta auras entendu la parole de tous les sages ^ ne te relâche pas tm butant de renseignement Quand lu seras parvena 4 )eler tes regarda sur les brandies de l'arbr
tu reconnaîtras que le savoir ne pénètre pas Jusqu^à sa racine. Introduction au Chah Namih.
POCt PRÈS D*AMBOISB (Indre-et-Loire).
Pfxé est une commune d*enTiron 850 habitants. Situé entre la petite rivière de la I\amberge et la route départementale qui va de Château-Regnault h Âmboise, il communique à la Loire par la rivière de Cisse dans laquelle se jette la Ramberge, entre Perroux et la Mazère, et qui se perd elle-même dans la Loire en amont de la ville de Tours.
Pocé tire son nom du château seignecu'ial qui s*élève sur la rive droite de la Ramberge. La terre de Pocé était une des quarante-cinq terres titrées , et une des vingt-six baronnics de la Tourainc. A cela se bornent, à peu près , tous les détails que Thistolre nous donne sur cette seigneurie.
Louis-Pierre d'ilozicr, dans son Armoriai de France, nous apprend que Marie de Sainte-Maure , dame de Rivarennes , épousa Pierre de la Rocherousse , seigneur de Pocé , et que , de concert avec lui, elle vendit, en 1388 et en 1390, le fief dont il était titulaire, à Marie, fille et héritière de Frédéric II, roi de Sicile.
Si maintenant notvs songeons que Sainte-Maure était un des
dix greniers & sel de la Tonraine ; que les barons de Sainte- Maure relevaient du roi de France, non à titre de bénéfice , mais & titre héréditaire , et qu^ils se disaient seigneurs de Sainte-Maure par la grâce de Dieu ; si nous ajoutons quib étaient au nombre des huit barons de Touraine auxquels appartenait le privilège de porter sur leurs épaules Farchevéque de Tours le jour de son intronisatîpn , nous pourrons conclure de Talliance de cette maison avec les Pocé que ce» derniers n^étaient pas les plus minces barons de la Touraine, et qu'ils ont dû prendre une large part aux faits dont se compose Thlstoire de cette province.
Ils ne s'attendaient guère que leur château passerait ud jour dans les mains d'un industriel. Ils n^aoraient jamais pu croire que là où avait résonné le bruit des armes, et oè avaient flotté les éclatantes bannières, on entendrait le bmic du marteau , et qu'on n'y verrait s'élever dans les airs que la fumée d'une fonderie.
Le château de Pocé est devenu la propriété d^nn maître de forges, et deux hauts-fourneaux remplacent aujourdMiiii les portes fortifiées qui protégeaient sans doute le corps do château.
. Quelles paroles égaleraient la muette éloquence de ce con^ traste, et quelle leçon d'histoire serait aussi féconde que cp? spectacle ! On voit ainsi résumées devant soi Ses révolutioiui: qui, depuis (rois siècles, se sont accomplies en France : la destruction de la f«^odalité, l'accession de ce qn^on nom-
Vue de Pocé prci dWinboise.
malt alors la roture à la propriété nobiliaire , et la substitution de l'industrie aux arts guerriers.
Le charbon de terre ne se trouvant nulle part en TouraUie, les forges de Pocé ne traitent le minerai de fer qu'au charbon de bois.
Si le château de Pocé est industriel , le bourg qui l'avoisine est agricole. Il produit des vins moins colorés et moins fins, mais plus recherchés que ceux du Cher pour la con-
sommation de chaque jour ; en un mot, ce sont des >:ns qui peuvent aller se mêler à l'eau du pauvre , et qui cependant ne sont point dédaignés par le riche.
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Musée de Naples. — Portrait supposç de la m«re de Kaphad, par uu peintre lucoaau.
Celle altnabie figure dont un piuceau peu exercé semble ifavoir su qu'imparfaitement indiquer la cliasle expression et les suaves contours, est-elle véritablement celle de la mère <le Raphaél ? La tradition ne le dit que timidement ; mais on aimerait à la croire. On se plaît à retrouver dans ce portrait quelque chose de la grâce idéale des admirables compositions <|ai immortalisent le nom du Sanzio. Dans ses rêves sublimes de Jeune homme, ne se souvenait-il point de celle qui avait veillé comme un ange sur son enfance ? Sa mère n'avait-elle pas été pour lui l'un de^ premiers types de ces tôles virginales, charmes divins de ses tableaux? Qui empêche de supposer que celle qui lui a donné le jour a aussi inspiré son génie, et que les premiers sentiments du beau lui sont venus des doux regards de cette belle Italienne qui se penchait 8or son berceau 7
L*un des points les plus curieux de la biographie des hommes célèbres est celui qui tient aux premières impressions *de leur cœur et de leur inlelb'gence , aux dilTérenles causes TtiJttt T.VI.—AouT iS^d. ^
qui ont agi, souvent à leur insu, sur letirs qualités naturelles, et donné Timpulsion à leur génie. C'est une question morale très-variée , très-intéressante , féconde en enseignements. Combien n'ont sans doute mérité Tadmiratiou du monde que* pour avoir exprimé les sentiments, les pensées d'une mère, d'une sœur ou d'une épouse ! Quel beau livre ce serait que cette secrète histoire du génie étudié dans les modestes et imres influences de la famille 1 Mais cette source profonde reste presque toujours religieusement ignorée.
Pour les uns, il y a eu dans llntérieur de leur famUle, dans des traditions héréditaires , ou dans les occupations de leur père, im mobile dont ils n'ont pu se rendre compte que plus tard, mais qui peu à peu agissait sur leur esprit dès leurs jeunes années. Le père de Raphaël était peintre , un peintre assez médiocre, il est vrai ; mais il était bon, honnête, sensé, plein de sollicitude ; la vue continuelle de ses pinceaux ef de ses couleurs n'a pas peu contribué sans doute à la vocation
de son fils* Sans citer tant d'autres exen
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modernes , le père de Tliorwaldsen était ciseleur, et dès son bas âge Tillustre sculpteur danois s'exerçait à modeler sous rœil paternel des flgures de nymphes et de tritons pour les navires. Johnson, fils d'un relieur, n*a-l-il pas pris dan» râtelier où il voyait établis tant d'ouvrages de tant et iortf» le goût de ces lectures qui ont fait de lui uji écrivain lA érudit et si spirituel 7 Gessner a eu de même le bouiwm de s*éveiller sur les bords du charmant lac de Zurich* au «lilieu des livres qui remplissaient rimprimerie et la Û^rtirie <te son père. Gœthe , à qui la fortune semèile ft*avolr rien voulu refuser de ce qui tente le plus ramUtion humaine , Gœthe eut, dès son enfance, trois guides iuteUigeiits , trois nobles appuis : son grand-père, membre de ia haute magistrature, grave dignitaire ; son père, homme feme« réfléchi , mélhodîque^ t^ui JuJ id^^ii auhn* un s^^iieui^ cours d'études ; et sa mèie qui ieîJip»=r,iU p^v la lendre^^^e de ses conseils la êé vé L i I é ft) btéiiia U que de sf kf^^i^aa pa le ineJ les*
Un j^rAûd nombre d^écrUainiï, d'arL^stei, sont nés dans une ci»ndilioii qui le« condamnait à TexisLeace la plus vulgaire : Bin n^ , Tenf^nt d'un liumbie fermkr; iiluuiniield, fils d'un tailjeiii*; Rirke Wbite , Pib d*ua Mucher; Nogg, le pâtre d'Ëc4>»&c i VdJidiil f PiLu difs priridpamt puêtos de la Hollande, ilmpli' iKAiineLlci ; Hmis S^ich^, k ctirdonnJer dii Nuremberg ; CL plu«f^r.s pu(Huît du n<ird : Uolù^Mg , Biiggesen , Ëwald , Andei'«en, VaaJIï^, K(r irouvajejil, k ^eur entrée dans la vie, îiun» foriuniif sami «ouiti^ii. Leur âme s'e^t développée, fortifiée diuis» la liiuccunue ieë entraves ma térlej les de la vie. La plupart Oui trouvé, du moinf> dans J 'en j^giH' aient de la maison naiale« une cumpen^lion aux rigueurs de i<i fortune. Tels sont lea iïh de puiilcur^ ou ficaires prc»tt;iaaiitii : eu Angleterre, Yourig, TLioQisou , iioidïimltb , Colerid^*.' ; mi Allemagne, Lessiiigt Burgei-, Jeau-FauJ» Herder, bUd'uu nialtre d'école ; en Suède, Daiin, Stagneiius, le sa van L Untié,
U nhi un autre IravaJï qu'on serait heureux de dire en étudia ru la bîograpl»fe det» hammes célèbres : ce serait de noter les diverses iilustmUoQs qui w r^ttacbexii par un lien de parenté à TcËUvre la plust étnineuie, au nom Je plus distingué, comme les rameaux d'une même lige à la branebe la plus saillante. Il semble qu'il y ait eu dans cer laines (a milles une sorte de Ouide intelleclueJp d'r lêve d'espilt et d'honneur qui'se communique à la Um à plu6tt*yrB meinbros d«i la même race, aux p^^res et aux lil»^ aux frèi^e^»^ et qui descende en s'affaiblissant au eu se [orùûani d'une généi'aiion à l'autre* De nombreux exemples dans li sdeuce, la peinture, la poébLe, se pressent dans la oiémoire. Mîiîs pour donner à ces indications tout le développement qu'elles comportent, poor en tirer toutes les inductions morales qui en ressortent naturellement, il ne suffirait pas d'un article , il faudrait des volumes entiers.