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LA SEINE , LA SHANNON ET LA SAONE

La Seine parvenue à la base de ce vaste plan incliné que couronne la G6te-d*0r, où elle prend sa source, coule jusqu'à la mer dans une vallée sinueuse où elle parcourt AOO kilomètres lorsqu'en ligne droite il y en a seulement 260. Avec la faible vitesse que peut donner une pente d'an mètre pour 5 000 mètres , elle finit par se traîner lente et paresseuse jusqu'à la mer comme si elle regrettait de quitter ce beau pays qui lui doit tant de charmes.

(i) « Les Stmzins eoToyèrcnt au toudan par coulons (coloinb«i) meuaf en , par trois fois , qoo le nk (saint Louis) éuit arrivé. • (Joiavilie.)

LaShannonou Shenan {Channane^ Sannone^Chwâne)^ est la grande rivière de l'Irlande, son fleuve royal. Au-delà de son humble origiuedans les montagnes de Leitrim, il confond ses eaux avec celles d'une chaîne de lacs aux rives superbes, et s'épanche en un vaste estuaire où il coule majestueux et tranquille vers l'Océan.

Quant à la Saône , partie supérieure de ce long fossé que la nature a creusé au pied des Ce venues, sa lenteur est depuis l'antiquité proverbiale: « L'Arar, dit Sénèque, qui ne sait de quel côié il dirigera son cours, » et a le lent Arar, » dit aussi Claudicn,qui le met en opposition avec le Uhône rapide.

Les écrivains anciens appellent la Seine Sequana, mais il parait que le mot Sena était plus employé puisqu'il a résisté au temps.

Senos (Situ) est le nom de la Shannon dans Ptolémée, le mieux informé des géographes de l'antiquité sur l'Irlande.

Lia Saône pour laquelle les poêles avaient choisi de préférence le doux nom d'Arar, a cependant conservé de préférence son nom vulgaire Sa%$cona , d'après Ammien Marcellin.

Ces noms qui ont, à l'exception d'un seul, Arar^ un air de confraternité , bien qu'ils soient assez diflérents dans leur forme, expriment le même fait, ainsi qu'on va le voir.

Seine , Scna , Shannon , Shenan , Senos , viennent du Celle Sin^ne^ la lente rivière ;

Sequana et Saucona^ de Sogh-éne^ l'eau paisible.

Arar^ est le superlatif opéré au moyen du redoublement de ar, qui signihe également lent; Arar veut donc dire : la irès-lenîe {rivière).

Or , nous Tavons reconnu , la lenteur, la tranquillité du cours est un des traits duniiuants de ces trois courants auxquels une population primitive avait appliqué des noms si caractéristiques.

Entre Tembouchure de la Shannon et celle de la Saône, à Lyon , il y a près de i 000 kilomètres.

i^reuves évidentes, parmi tant d'aulres,de Pancieune étendue ei de rhomogéuéiié de langue de ce grand peuple des G ails , la plus brillante des races de l'Europe.

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