‹ Le Magasin pittoresqueChapitre 163 sur 185 · LE GNOMON · texte numérisé non relu

LE GNOMON

— Tu n'apprends pas ta kK!^^ imm% 4«|MÉ(i tine iietire que tu es là , tu n'as pas tfpuéé um fiauk Mè dm» Um livre. Tu te feras gfronder,, H j'en «lurai tant de cltagria \ disait une jolie petite lilie et ^v^i «us à un jeune garçon dte douze, qui, accoudé sur la Ulée 4c va ut uii ii\vt auveri, le* uait ses yeux obstiaéiueiii iké» «ur le parquet.

— Ne vois-lu pas ce que (« i>.^arde , Oiadie ? C'est si Joti ^ «i curieux r

— Quoi donc? Je ne %^s iiea « re^rji f^tf^j^fi^ petite blondine.

Mais, écartant des de^x m aàn» Ws cbevent boMcléc ^a\ hù voilaient le visage , elle stiitil Ia «liiieciiott des It'gaivdi» de recoller :

— Oli! si, si, j" ^ï'l^ . M- --...ni *i-* jtLiit''.> ucUv.^«|aiitte(», louges et bleues <) ■ i.mj t^ij U. i^ru i^ ^Ut^iita.

Isaac (il signe (;iu^ util ;

— Vn arc-en-Ci J sur lerreS dÊy4L

Il se leva , lerin^ v^t livr^ , *{ w^itéà ti lunrti^ |iar«é entrait le rayon (!</ ^okil q;ii iixHiéifc bUM^étr l>tii«ièit et faisait resplendir li\u iv qiM ImI* àmm. U | «t«it w\ «cbler de papier blanc , <W^ pium^ < mm écillftiie « im iiïOuietfM die nacre, et un grand verr« pini d^ma oé Ir wiip Ant ^«céfiieg violettes. Le pelil ^.m^^vi pjil une jhriÉfli ér |Mi|ii^t l'élev« devant le rayon : Ut> eoti^r»* duiMfUi^iJflipinif'i'ïit. ilAU k nuage : elles se m^>urr(a^eiil et •MtLMu. tt firéÊmi* m seleil la lame de nacre : fiUvK^ifliiéettiiiieii i^mi^ é^rérh^ bletbe«, gris de perle. Ces vv\W\s m'^t^imi p^u: il^ti sl^iuè k^ ladies dansantes, dont iJ^ i .ipp'^ik^t poiM^iÉiit lejt leioi^ii colof^s.

La petite blondes qiu ï^ujt^vJI âitctuliipeKKsiitlméitciscâtait que le jeune garçfjji^ ;ni iioni ^aic t4 pdle^ik|i.peliit deta^rpériences, unit par s'impaiienier :

-- Bah ! dit-elle , à quoi bon s'y casser la tétet G^ fe soleil qui fait cela, bien sûr !

— Oui ; mais comment? pourquoi ? à travers quoi ?... dit lentement Tenfant, paraissant se poser à lui-même ces questions siiœessiveë j^môt que répondre à sa jeune ounipagne.

— Puisque Ui ne veux pas étudier, ek bien , à la buAiiie heure! «làiê «iens plutôt jouer «i jardin !... dit celle-ci, en secooant si rudemeiit la table dans sîmi joyeux élan , qu'une partie de Tean du verre se répandit

Arrivée à la p^te, ia petite fille se retourna. Isaae ne ia aidait pas 2 toufours debovt à la même place, ti côofemplait d*uii ctïi observateur le léger arc-^n-cid qui serpeniak et s'agitait à tetre.

Gladie revint en arrière sur la pointe des pieds ; du doigt Isaac lut inoûlta le verre enoore ébra^Aé.

— Ahl ce sOBi les Tlotetiesl dH-elle.

Et, avançant vivement la main , die prk les fleniPB... Les couleurs persisièrent.

— Alors, c'est doiK IVaa.

— Peut-«tre que oui , peut-être qtie non , dit ie petit iexrpérlmenta«etir. Nous allons voir.

11 vida le verre et le posa sur la table. A peine apercevaiton à terre un reflet paie et décoloré des dansantes couleurs.

-* C'était l'eau et le verre ensemble, dSt-H ; la Inmière dii soleil passant à travers ions les deux falsa^ Tar^^en-ciei.

-^ Mais, interrompit la fillette, il n'y a point de verre dans Itdcl.

— il y a l'air, qui relient l'eatl suspendue quelque iemps (BQ nuages avbnt qu'elle tom1)e en pluie. i>i nous pouvions fiire tenir l'eau ensemble sans ta mettre dans du verre...

— Ce tt*ett pas piosaiblel •

— Si, j*ai trouvé un moyeUi

Vt jeune garçon alla au buffet , en tira un plat creux de porcelaine de Ciiiue , le plaça au centre de la table qu'éclairait le soleil, et y versa de l'eau doucement et d'un peu baut. Cbaque goutte de ia petite cascade' scintillait en tombant OooiflM .un diamant liiiiùil^ « vi derj ièie ^; dessinaient sur le ^aocber ks tacbc» lin»iifA< uaei « plu;^ éctiiiantes que jamais.

dnAle battit dm m^iu^ émm «a iiaui^port de joie :

— Tu l'as ttiouvl, l^^lpJC, tu Ta» tn>iivt^ i

M«Éi iMâC dierçliall ^smocii^^ lur^qiH.^ la porte s'ouvrit iM-usqueflaent La voix de k maUness^ du lugis grondait dans le vestibule:

— Qomiaent 1 c^s enfants ne «Mrt pas encore partis pour réoole^ et il eibil dix lieures ! V^us m pensez à rien, monsieur Ciait.

*-- i'élats occupé dans mou oÉRine , répondit l'bonnéte ptiannacien de la petite ville ée (kuntham , chez lequel les demi entants avalent été mis en l^nsion tout exprès pour •uivre l'école, leurs parents iMlMlÉfit la campagne.

— Voilà k quoi vous passez ivoire temps, mécbant vaurien ! s^éctia la tnénagère « eu voyaiit le buflet grand ouvei t , son plut beau plat de porcelaine en %r(md danger d'être cassé, et ta table et le parquet inondés ; cai* ilans le plaibir que prenait laane à voii* reparattre et osdiler te couleurs, il avait tou- Jwftiii continué à vei^ser, sans s'apâhuevoir que du plat rempli, roaii 4éku-iiait sur la table, et ée li table à terre.— Voyez la belle bftanfoie I Je vous le éédaiv , Isaac , si vous ne vous ooadtflaM ndeux , je vous reavale i Woolstborpe. C'est bien le fait <i*un (ils de veuve de perdre ainsi toutes ses journées ! Je ««OMdt'ais savoir, en vérité, Oe qu'on fera de vous à U Êttmt kl ^ntus eaatinuez à pitf^aer d<i la sorte I... Voyons , aMft-vofia nu moins appris v^tre leçon ?

^^Htm^ aandaine, balbutia k |tetit Isaac.

-^i'CB étaii lAret ML Slûkea est de plus en plus mécontent ; bier encore il me dbM^t que vous ne manquiez pas de moyens; mais que de aa vie U «'avait vu un enfant plus inaltentif, plus di«trall« j^m éÊaifté^ « Toujours le nez en l'air, mndanw Claris » tte dÊÊtSk-ë ; «ne mouche qui bourdonne , «n grain de pagwitre qui tourbillonne dans un rayon de aotoi, «oe bulle de aavon que souffle un de ses camarades, voilci de quoi l'occuper tout un jour. Mais pour ses leçons, serviteur; c'est le plus fielTé paresseux I... »

.— Si M. Stokes a dit cela, reprit vivement la petite Gladie, il s'est trompé ; U ne conoali pàb Isaac « moi « ]e.le vois loujouis travailler, même aux heures de récréation. .

— Et à quoi donc, s'il vous plait?

— Oh l à tant de choses , madame 1 .N'est-ce pa6 lui qui i fait ce diarmanx petit Ut pour, ma pocipée? un lit qui roule presque tout seul ! lit la peUle armoire de Itelzy donc, avec des portes I et pour Lucy ie plus gentil ^uéridou du monde l saus compter toutes les jolies images d'oi)»eaux et d'atûmaux encadrées dans sa chanU>re, dont U a fait lui-môme les dessins et les cadres; et puis... et puis... ^ '

isaac tiraiilait le bout du tablier de Gladie , la regardait d'un ali* suppliant , lui poussait doucement le coude; mais elle éiait lancée , et madame Clark pouvait aeule réussir ) Taïuéier*

— C'est bon» c'est l>on, mademoiselle, en voilà assez 1 ditelle d'un ton sec. Vous avez vos raisons pour rexcuser, et pour le distraire aussi ; mais comme ce n'e^kt-pas à tàin àm Mis ou des armoires <ie poupée que sa mère veut qu'on iVccupe ki, il va avoii* la bonté de se dépêcher au plua fitt. Allons , aUoos , à l'école 1 vous êtes en reiard d'une bonne beuf e.

Isaae prit son Uvre et partit roreille basse » asaen inqniei de l'heure avancée, de sa leçon négligée, mais songeant encore plus à i*arc-ea-ciel terres! le ; si bien qu'à travers toutes ces préoccupations il tourna à i;auche au Ueu de prendrai droite , et ailont^ea ainsi son cliemin de pi-ès de vingt àtr nuteik • . ' ,

MAGASIN PlTTOllESQUl

L'école fioie, ii fut *èu retenue , et, comme punition de soa laexactitucLe , dut rester une heure de plus que ses cama« ipades. Cepeudaiu, au retour, il trouva Gladie qui ^'attendait, assise sur le tourniquet de la ruelle. .Elle sauta à bas et courut à lui.

:'. — Y cHl-ib assez loRgiennps que je suis là ! dit-elle ; liens, cegarde , ii y a toute, cette ombie. (EHe montrait Tombre allongée d'un des br^s du tourniquet. ) Lorsque je suis arri- Yée «• (file ne venait que jusqu'ici , lu vois bien , où j'ai fait celle raie ; et maintenant , regarde jusqu'où elle va. Comme ^le mardié et grandi !

f. isaac regarda J'ombre ei la raie, puis il embrassa joyeusement /a petite (iDe.

— Tu ne sais pas? dit-il ; eh bien , c'est que nous étions tous deux à faire juste la même chose : moi aussi j'examinais l*ombre de la fenêtre qui se dessinait sur le mur. On m'avait mis à part des autres dans mon coin, et J'y restais bien tranquille, je t'assure , pensant à quelque chose qui te fera plaisir, Ta, Gladie.

— A quoi donc?

— A ce qui ne nous laissera plus oubliel' l'heure, à ce qui nous empêchera d'être pmiis.

— Bah i vraiment 7

— Oh ! si je réussissais , fignre-tof que nous pourrions être plus «tacts que madame Clark, que M. Stofcfs Mr7-mêm<^ ; nous serions plus sdrs de tlieure qae la grancH fkoft^ Ae Grantham.

— Oh ! dis- moi donc ce que c'est que cette élK)8e, Isaac ; dis vite, je l'en prie !

-^ Mon; c'est mon secret , vois-tu. Je le le dfa-ai , je te le monlrerai même, lorsque ce sera fini et que j'ffiirai réussi.

La pclite fillcatlonge» ses lèvres roses en une petite moue boudeusp.

— lu ne têfr» dortc ptm que je t'tt'dé^ dii-elfe, comme det temps du petit ffrOftflrn ? Tu s«ts, c'ét«N fxioi qM avarl» faille et cousu les aile» Sttr le modêfe qMe trf avais dessiné , et tu les trouvais bien légères ef bienjôlîfs, pemnant^ct on dirait maintenant que t« ne me crotfi ^rrs ^tie à i feu !

— Si , si , MM elfère Gkiôk 4 trt m'a<Meras, ef beaucoup. Seulement, i\ fairf qne tu fUe pt^méiPefi de n'c» pas parler à madame Ciiirk, eamfMe ee mafin^

— C'est que efest fi etmnjetti rf^entendre toujours dire que tu es uu piire^seu* , qrtjfwf |e ^h que tu e» le plus laborieux tl le pitrs ftdlriTr dé tfm fêA garçons éè l^«Nk)le! Je voudrais bien qu'on »•'«» fnorifrAt un qui fil des (îftrfrMolants comiiHî les tiens! fis montent plus hant que tous les autres, et ont de si he^ït/i fm^en dessus 1 Je »'al jamais vu qtw^ fes cerfs-Tolstfvt^^ hme. ^ ^m fms^tnt liler ffroit el Se MMeet comme de fftwnh fffseâut s«r fenr* *îfes* Qvi\ est-ce qnf îi : imaginé de faire des fantern<»4 en papier p*»(*f ffWef i técn^ de grand matin , en hiver, si ce n'est loi? Q\\\ pourrait se vanter de savoir dessiner et construire un amoirr de moulin comme ceUii-que lu as fait , que nous avons fait ensemble? Et qui aurait jamais pensé h le faire marcher, quand il n'y

a pas de vent, en y enfermant ime peliie souris qui grimpe toujours le long de la roue pour atteindre le grain de blé .qui est au-dessus? Quel drôle de peUt meunier cela fuit, et comme j'ai plaisir à lui donner sa ration une fois la lâciie ïaite I

— Oh l mais ce que j'ai dans l'esprit est plus sérieux que toux cela, Gladie, reprit le petit homme d'un air grave. Ce n'est pas une amusetie; c'est une chose qui sera utile, irèsulilc, à toi , à moi, à Iktzi, à Lucy, h M. et madame Clark eux-mêmes.

— Si je devijie juste, diras-tu oui ? demanda la pclite fille. Voyons, je vais essayer... Qu'est-ce qui peut nous empêcher d'oublier l'heure qu'il est ? Ce qui nous en avertit, c'est clair... m'y voilà! une montre. Est-ce que tu pourrais faire une montre, loi, Isaac?

— Je ne crois pas; il me manquerait trop de choses. D'ail-

leurs ce n'est pas à uoe montre que je pensais; c'est à queU que chose de bien plus simple.

— Un sabliei-, peut-être?

— Tu brûles ^ mais tu n'y es pas encpre. yp sablier i^a peut marquer que le temps que dure une heure , et non pM.

: l'heure qu'il est. J'ai même remarqué k h ferme, où. nouseiv avions un, qu'il n'était guère exact k marquer son heure. Je, m'amusais souvent à le regarder marcher et k le comparer, avec la pendule : U était toujours en avance, parce qu'à lorcf, : de tomber à travers le Uou le sable l'usait, ragrandisaaiii et, i alors il filait phis vite. Ce que je veux faire, Gladie, <l^nnerâ; l'heure juste, l'heure vraie ; au lieu de se régler, comme m, sablier, sur la pendule, la pendule sera réglée dessus; el ce sera... mais je ne veux pas te dire ce qui y marquera l'heure.

— Eh bien, mettons-nous à l'ouvrage tout de suite.

— Non , il fanl attendre à ce soir, dit Isaac ; j'ai des devoirs à finir et des calculs à faire.

— A ce soir donc, dit la petite fdie.

Et elle s'en alla en sautant rejoindre ses compagnes. La fin à la prochaine livraison.

CflAMDOlS (tUfKriératnt de l'Ornt).

Un homme doni h vie um entière a été consacrée à l'étude ff I rexamen de fio» monuments nationaux , M. de Ca<^offl i a dît qne le àfmion de Chambois a est le mieux coimfié |i>êut-être de kftin k§ donjons qu'il a visités. »

Cesi Mi vaste cîirré long , garni , aux quatre angles , de larges C9frlre-forls Corrrownés de quatre guérites en pierre. Le pâfid c6té , qui regarde le sud , est en partie masqué par une iortt appliquée ^ cofmrte dans beaucoup d'autres forteres«s; celai du nord, p)»r nn contre-fort central.

tti^ galerie crénelée e! saillaiife , portée sur des modillons, coilrc^HM! l'édifice ênlrii tes gnérttes et fait le tour du toit.

La pfftte d'entrée it frotivait à s<x mètres au-dessus du solydan« la l'iui .iftpli(|fT^(? ctiittre La fii.icl' tjhm kliuuiilç. On ne ^oll Halle irn ■■ d*rsc4lii*r j ii est diutc piuhabli* qu'nn y partemrft, conunr rtfïrHqriP in tradition, avec mw HM\f uinbile qu'on rein.iit .iptN nnl tîn veMibtilf éfroîl ï:ondriis«il dt* celfe ^fte daus tm^ viint** pfiVt* qui m^rapait h cMe m.'uJ<' irxit le (Hamètre du (loirKin f( forwiaii Ip piTniier étagcaii-dcssii?* du ^e*-de-ciiaiiH>rp, tin^ endiitljc h mfn\it\H»m r^gHe lotit attttNff fie ce sa h in. Vnf grande flfterwini^é décorée de sculpmres occupe uî»f dr^ r*\\\iUu\lH.

l)err*. arr^^'S rla^je^ ^ donf Ich pl,inr'lirrH n'exUleiit phiH , étaient lom d -►ffrir d^iv* li*urs décitf^ lii nièiric iwlieiclie qiw h safîe dtf pt fîjff'r Hnf^t', Ce!»*» pièri* »eivï»it \yintv len rik-ej»lîons, pour le l'r^^^mrnt li'f <*'^."i m '•+ '!*■ *^a fimîffe, irs priiK appartements placés aa-dessos du vestibule étaient sans doute destinés aux officiers de la garnison ;^les soldats occupaient le rez-de-chaussée. Les étages supérieurs étaient réhcrvés aux gens de service : on y momait par un escalier pi'aliq'né dans l'intérieur des murs, qui n'ont pas moins de 2'',60 d'ét paisseur. l^a hauteur totale pouvait être de trente mètres.

Les tours placées aux angles renfermaient un oratoire, une prison dans laquelle on descendait au nikoyen d'une trapi)e , un colombier.

Ces tours étaient percées d'étroites et Mngaès onvertntes terminées en ogive ; ft donjon lui-même était éclairé [Nir des fenêtres à ogives et S meneaux. Anx étages supérieoi^, les ouvertures changeaient de forme et détenaient rectangulaires. Les guérites étaient de forme carrée.

L'ensemble de cette construction date évidemment de la fin du douzième ou du commencement du treizième siècle. I^ giînie de la féodalité militaire l'a marquée de sa rade empreinte : tout y respire l'ignorance ou le dédain dts arts de la paix, l'intelligence de ceux de la guerre.

Le château de Cliambois a joué an rèle à^tj^nba^mmiè] ^

entre les rois de France et les rois d'Angleterre ducs de Normandie , eDtre les Français et les Anglais au quatorzième et au quinzième siècle , entre les catholiques et les protestants au seizième. Au dix-septième , pendant les troubles de la Fronde» il appartenait ù Pierre de Rosnevinen , lieutenant général du duc de Longueville en Normandie, qui délivra la ville d'ArgenUn (16/t9)des exactions et des déprédations d^un certain comte de Mare , capitaine des gendarmes du comte de Valois, partisan delà régente. La reconnaissance des habitants associa longtemps leur libérateur aux prières quMls faisaient pour le roi, et le dicton populaire encore usité aujourd'hui : « Vive le roi et monsieur de Chambois î » en est un dernier souvenir.

Pendant la révolution , le donjon e^ un joli chÂteau okh derne , aujourd'hui détruit , furent préservés du pillage. Le propriétaire, M. Demeuve, avait fait peindre sur la porte une cage ouverte par un enfant , d'où s'envolait un oiseau , ave<; cette pastorale légende : Htc libertas itaqué félicitai , tic puto : Demeuve,

Ce donjoq, si bien conservé qu'il soit jusqu'ici, est me«açé de ruine par l'abandon où l'ont laissé ses derniers propriétaires. Il serait bien à désirer que l'État en fit i'acquisilioo, et sauv&t ainsi, dans l'intérêt de l'histoire, ce monument véritablement historique.

Le petit i)ourg de Gliambois, situé à quelques lieues d'Argentan , possède en outre une église dont plusieurs parties

Ruines du château de Chambois, dans le. département de TOrnc.

son', du style roman orné et méritent l'attention des antiquaires.

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