‹ Le Magasin pittoresqueChapitre 31 sur 185 · DE LA PARESSE · texte numérisé non relu

DE LA PARESSE

, li fi'e^ i>àÉ sans intérêt de tontempler le dernier terme d'une peiîtè ddnil lei l)rèralers degrés sont toujours insensibles. Le iableau suivant, sorti de la plume d'un médecin, qui est eh même temps un écrivain habile , fera voir à quel affreux état l'habitude de l'oisiveté peut conduire.

à Le malade qu! fait le sujet de Tobservàtion que je vais rapporter est un homme parfaitement eh état d'analyser ses sensations et d'en rendre un compte exact. Gomme la plupart des hypocondriaques de sa classe , 11 est riche , et sa principale occupation a toujours été de se rendre la vie douce et tranquille. Pour se soustraire aux embarras d'une famille, aux obligations qu'impose l'éducation des enfants , il ne s'est pas marié ; pour que l'administration de sa fortune ne lui donnât que le moins de soucis possible , il n'a conservé de son héritage aucune propriété foncière , et il a placé son argent en rentes sur l'État dans les différents pays qui lui offraient le plus de garanties ; pour n'avofi-à exercer aucune surveillance de ménage , il a presque toujours habité des hôtels garnis et mangé chez le restaurateur. Entièrement libre de ses actions, il aurait pii Voyager, et son désir d'observer l'eût pord i l^isiief au moins les tilles capitales de l'Europe ; ïHilê le ^b^ij^è , quelque èommodément qu'on le fasse, n'est pài lotijôdrs sans fatigue; et puis Ton n'est pas sûr de troutël- i cbal^tfë ^!te un diriez bfèri sc^vi , une chambre com- Miê ht M mi lit. Son esprîl est tèès-cultRé , son jugement parfdrt ; m ëtbdf ëxcellept ? biaii^tômmè le rèjtos lui est plus ther Çill MM lé fô^ 4 dadé ébacHtië fié ^ aètions ou de ses affeél{(^ill il a grafiâ ^ii de' réj^ul^r Mi te ^ul pbuiTait l'intldl^ler et sêuléiflëfit i'émdttloir. ^ fègle politique est d'ijJftftfttvet- iSisé icar gdd^érnemèriti et éè laisser faire ceux (^m dlHgèât, téi^ Èktl en Russie (fU esclave clle^ lë^ Turcs... Je l>our^àlâ lll^dte^' blêh d'dtitrèi détails, j'en al dit assez ; dn conlltf^iMl ^ue Idds ce* «oWi ddt eu pouf bot le repos ; ioici 8ë Vimm dA blpoi l'a conduit

I li i^è àdèuriè relation au dehors de la mtmh ^ti'll habile î iàiis cette maisori ffiëtte, e'eSt à peine s'il en conserve 4dëJ4bes-unes. Il est qdëléldëldfè àix mdis sanâ sortir; lors- ^d'ii sort,c'e^ en voitdfë dH toujours àecompat*^ «l'une ^ëfsofnnê qd pfuissê lui p^tëi- «ëCours dtitiê iêtâibhîï en êdtnh besold. Pentbhit la pfoblëdade il ê*t ith-htt ^u'il descende de vdKirè, et quand cèld arrive, 11 fedl ^tfë là permhe dont U êsi afetdinpagnë *è «ënne tôdl fit^ rfë loi ; Û ne traverserait ^ tidë place on UH poiii i i pëlâë ^ll tralèBëfalt diiè tdë: i^r nue place 1 H est yOtm aH ^ieu A% désert Si {BHi bianque à celui ^M a besoin de ISiït.

n A défaut de dc/dfeur réelle, il a tfo'dvé dans ses sensaUons rfë* tiàsesdé m^mm auxquelles 11 à tdolu échapper; au llëd de féaglr et de combattre, 11 à fui; La premlèfre impression <Jric pfddait h froid est ïHédlblè ; ^M «ë pàê Idiler, U est couvert de vêtemetttJ; îrfèfttô't HH «If ^'ttlëdiedè rafraîchi Idl i j^tH aussi iri^jjpbrbbfe qdè Je froid ; el II lui à opposé le même Jftéservatît; 0§t A^i h tiàitiié de se refroidir, U est resté habillé aussi chaudement l'été que l'hiver. La société impose des devoirs, ne fût-ce que de simple politesse ; il a quitté la société et s'est enfermé dans une chambre de laquelle il ne sort presque pas. Dans sa chambre , un homme qui a l'esprit cultivé peut s'instruire encore, ou au moUis se distraire par quelque occupation sédentaire ; travailler, lire, exigent de l'attention, et l'attention de l'activité ; il est resté oisif. Que faire alors ? S'ennuyer et dormir... S'H est éveillé» afin que la lumière ne puisse blesser sa vue , il ne laisse pénétrer chez lui qu'un demi-jonr. Se déshabiller est une peine : d'abord ii se déshabille aussi tard 4^p^#^^y>P^

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il se couche tout habiller puis il ne se couche phi.s. l.e jour et la nuit, assis sur un fauteuil, le jcoude appuyé sur uae table , les pieds ^ur ui^ tabquret , il reste immobile. Il mange pourtant , car il pst obligé de manger lui-mèipe , mais à des heures irrégulières, parcç qu'il ne faut pas le déranger quand il dort ; s'il dpipande son repas, on doit l'apporter à l'instant, fât-on au milieu de la nuit.

» La langue n'a pas de terme pour dire ses tourments... 11 y a un mur d'airain entre le monde et lui; il n'est plu^ qu^un squelette ^sa tête n'a que la charpente osseuse , il ne sait plus distinguer les odeurs ; ce qu'il mange n'a aucune saveur; il respire comme un soufflet ; s'il marche, -il lui paraît qu'il a des jambes de coton ; s'il repose , tout le gêne , son fauteuil , sa table, son tabouret , ses habits ; s'il veut dormir , il n'a qu*un demi-sommeil pendant lequel sa maladie continue, s'aggrave et le poursuit...

» Pour se guérir il a consulté plusieurs somnambules ; il s'est coiffé d'un bonnet de taffetas ciré ; il a pris des remèdes homceopathiques et un bain égyptien ; il s'est fait frictionner avec la brosse électrique... » (Leuret, Fragments psycho^ logiques.)

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