‹ Le Magasin pittoresqueChapitre 35 sur 185 · LE NOYAU · texte numérisé non relu

LE NOYAU

Un écolier presse une cerise entre ses lèvres et en rejette le noyau : un vieillard le relève et Tenfoult dans une terre labourée , aux yeux de Peu fan l qui rit d'un tel solu.

Plus tard il repusse aux mêmes lieux , et voit le noyau dc«tenu arbuste. I^ vieillard est encore là qui le taille, le greffe, le défend contre toute atteinte. ^ A quoi bon tant de fati^ gués 7 pense Tadolescent.

Mais devenu homme, et longeant la roule poudreuse, il retrouve l'arbre couvert de fruits qui le désallèrent , et il comprend enfin la prudence du vieillard.

Qui de nous n'a point été cet enfant , cet adolescent et cet homme? Combien de projets abandonnés sur la route , et qu'un plus prudent relève après nous! La plupart des hommes vivent au hasard, sans songer que tout germe recueilli devient Torigiue d'une moisson , et que la moindre de nos actions est U noyau d'un cerisier.

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