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MUSÉE D'ALENÇON

Le musée d'Alençon possède une vingtaine de tableaux qui proviennent d'établibscmeuts religieux , supprimés en 1792, notamment des Jésuites d'Aiençon et de la Chartreuse

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Muiée d'Alençon. — Les Quatre évançélistes, bas-reliefs en bois attribués à Geiniain Pilon.— Saint Marc et saint Matthieu.

du Val-Dieu. On y a joint en i^àà quelques toiles modernes, i ne soit guère encore applicable à la réunion d'une aussi petite et rensemble a pris depuis le nom de Musée, quoique ce titre I quantité d'œuvres d'art. Aucune n'est rare ou supérieure ,

deux ou trois sont simplement dignes d*attention ; les Toici : le Mariage de la Vierge, grande composition signée Joutenel 1691 , qui n^est pas comparable aux deux chefs-d^œuvre de cet artiste ; la Descente de croix et la Pêdie miraculeuse du

musée national du Louvre, mais néanmoins intéressuite dans Tœuvre de ce maître de transition; saint Charles Borromée communiant un pestiféré, peinture de Restout, 1729 , d*une belle ordonnance ; Moïse recevant les tables de la M sur le

Musée d'Alençon. — Saint Jean et saint Luc.

mont Sinal et les Quatre Évangélistes , de Jollain. Ce Jollain , peintre médiocre, a exposé jiisqu*en 1802. M. Gault de Saint- Cicrmain l*a cité dans son Histoire des arts du dessin ; c'était la fin de Técole de Vien. Après ces grandes toiles, plusieurs portraits ont quelque mérite , entre autres , celui de Jean le Noir, théologal de Secz, vigoureuse figure d*un artiste inconnu ; celui de Noél de Ghristot évèque de Seez , peint par Aved , connu par une belle gravure de Balechou, et enfin, une tête fine et aigué qui dispute à cette face si puissamment ironique et sensuelle que tout le monde connaît, Phonneur de représenter rimmortcl auteur du Pantagruel et du Gargantiui.

Les Quatre Évangélistes , bas-reliefs en bois du seizième siècle, sont les plus belles choses du Musée , sans contredit. On a pris rhabilude de les attribuer à Germain Pilon, et, en vérité, il ne se pouvait guère d'attribution plus malheureuse. Rien ne ressemble moins aux svcltes et élégantes sutucs du sculpteur privilégié des Valois que ces lourds et robustes personnages. Pilon recherche la grftce , l'auteur de ces basreliefs s'inquiète de la tournure et de la force ; le premier appartient à la période du seizième siècle, où Tart français encore original et naïf ne ressent que faiblement Tinfluence italienne du Primatice et des maîtres de Fontainebleau; le second appartient à la période où nos artistes passent les

Alpes avec Jean de Douay et Francheville et s'italianisent complètement en étudiant sous les élèves de Michel-Ange. Rien n'a plus nui à l'histoire de l'art français que cette coutume de placer les œuvres de statuaire un peu fortes du seizième siècle, sous le patronage d'un des grands sculpteurs connus de l'époque. Faute de recherches, par exemple, on continue d'attribuer au même Germain Pilon , assez riche de lui-même pourtant, les saints de Solesmes^ d'un style si différent du sien. Avec ce système d'attributions trop bénévoles les véritables auteurs de beaucoup d'œnvres supérieures courent risque de rester toujours inconnus.

GANG-ROLL

VOUTBLLB.

Mœurs bretonnes du dixième siède.

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