SOS
Nor.vége; Ml le fnarcheur réimit lu^e troupe de ces hommes u qui \ix!^^a\t(h\ iamà\& dormi sous ua toit de pUoch^, ni y'tti^ I9 cpppç 9ii^ès d*ua fojer abrité ; » et , prodamé par ^^ roi 4^ P^* il pit à la voile, dans l'intention de se faire un héritage avec les richesses des chrétiens.
La plupart de ses compagnons étaient , comme lui , des kaè'mpes condamnés à Texil dans les things de justice , ou des aînés que la loi du royaume obligeait- à Témigration ; car chaque année, selon Tauteur du Rou , « les pères disaient aux fils les plus âgés d'aller chercher des habitations dans d'auirtM pays , ei de mi procurer des Un fS pjr force (m par anMlur, a Tous i» noient donc siôs ponMbtlité de retour, attiras piir IVspérance , poussés par la p*iiivpek* , et ÎIh chantai^^iit ti'iitie seule voli en « iîi^lant v*m's TuneM ;
ir La force de la If tupt^te âîtk ic brai d« nus rjuurtirs ; » ToMrapu est i nou^ ^rHce« il noue je ik- où nOJls voulons » a]k*r, fl
Ce nViaît pas h pttmlèrit fois que les Norvé^^s s'a battaient sur les rkhés oontréoe do eoucliant. Celles:! conitaissalent tlepuls loti^em^ le iûn terrHile de l^^urs tromp^in de corne qu*ou appelait le. itmtherre du Nord. Mais llnviision du 'fils de Uoqtiev»! ti dllaldi» i^liit fitire outUier toutes les ûulres* Apr^s tvoir ravagé rÉc^iP* ^ P Angle terre <*t la Frise, llcfjvahît I3 France qull ne ijiilita plus* Lii'ipuLs Attila, rien de pardi ne s*ét^l vu diint» ksti^uk's. i^^ ville» devinrent la proie des (iamimtt; iei omip^^ui^s^ restèrent en friche, Iq& religieux *\'ii/iliri^ni dei ini*]i*i$l(te^ en emfjortani les i*e1iqtie»L coniiaa'éea | et lei^r terreur fut telle > que , selon rexpresHion d:^im hteorieu nurmandf \k écrivirent, un sîiMrle ptui urtl, le rédt de ces dâ«ftlt» arrc 4» mains qui trimbfaient mcore. LliéKle-Franoe , l'OHé^naN . la Ga9CO|3'ne« rAnjuu, le Maine, TAuverpie^ U Baurgngne furent SUt''i"'^^iv''iTi"n1 -ty'^'-^'-M p:^r ^'''^ t"r!-ihlf'^ V>f;itrsj< oU
enfants des Anses, Après avoir remonté les fleoves sur leurs scaphes d'osier recouverts de cuir, ils devenaient de marius caviTlicrs, et, si on les poursuivait de trop près, ils se faisaient avec les cadtvres de leurs chevaux un rempart et une nourriture. Le roi de France , Charles le Simple , incapatrie de résister à cette avalanche d*hommes, avait offert à GanglloU une province en fief ; mais le fils d'IJoldis répondit :
— Je ne veux être soumis à persomie; ce que j'aurai conquis m'appartiendra sans réserve.
Et comme tf avait Mtde la Newitfteiiatiémrt, il se retourna contre la DoiAonéc (1).
Ses Jarks essayèrent en vain de la défendre : vaincus dans plusieurs combats , ils finirent par Tabandonner avec toute la noblesse pour chercher un asile au pays de Galles.
Un seul chef sut défendre sa terre , ce fut Even , jarle du Léonnais. Alors que les pays de Bro-Erech, de Porhoêt, de Rohan , de Tréguier, de Goêllo et de Cornouaille n'offraient piMS qu'un champ de bataille dévasté par le fer ou la flamme, le Léonnais, gardé par la vaillance de son chef, n'entendait aycun des bruits du combat , et apercevait à peine , de loin , la fumée des incendies. On eût dit qu'un cercle magique défendait cette heureuse contrée. Là retentissaient toujours les cloches des monastères et les guers des laboureurs; là paissaient, le long des coulées herbeuses, les troupeaux de vaches noires gardés par des enfants.
Mais c'était principalement loin des marches du comté , au fond des vallons arrosés par l'Élom, que tout éult paisible comme aux plus beaux jours de Salomon ou de Gradlon-Mor. Jamais voile normande n'avait dépassé le détroit gardé par les pierres blanches (Mein-gan), ni pénétré dans ce long golfe, au fond duquel le bourg de Lan-Tcrnok s'élevait parmi les ombrages. Ce canton était gouverné par le mactiern Galoudek , dont la ker occupait le sommet du coteau qui regarde le pays des Deux-Meurtres iDaou-las), Son père avait fait partie des deux cents compagnons avec lesquels G^rwan défia les douze mille soldats d'HastUig, et le fils'ne
(i) La basse Brttagne.
démentait point un tel sang : aussi Even avall-il étendu son pouvoir sur plusieurs trêves, et joint à son domaine la (orét de Kamfront,que le mactiern faisait défricher. Lui-même avait surveillé les travaux tout le jour, et revenait de la forêt avec ses deux fils Fragal et Whur, qui se tenaient debont sur le devant du chariot chargé de ramées , tandis que le père marchait près du joug, r«iguillon à la main. Le^ roues pleines et garnies de fer imprimaient une longue trace sur la mousse jaunâtre ; les besiifs, sentant qu'ils retournaient vers l'étable , pressaient le pas , en poussant par hi ter val les de sourds meuglements, et Je pftle soleil de février , qui glissait à travers les arbres nc^ircis, éclairait cette scène de ses dernières lueurs.
L'attelage «liait attehiëi^ les limites de la forêt lorsque les deux frères aperçurent devant «1^ , sur la lisière du fourré , un jeune garçon d^eavifon seize ans, qui semblait les attendre au passage. Son costume de peaux de chèvre , sa stature élevée et ses cheveux blonds formaient lia contraste frappant avec les habits de lataie , la taille courte et les cheveux noirs du maetiem et de ses fils. Le cachet des nces du Nord n'était pas moins visible chez lui que l'origine cambrienne chez ces deraiers, {I s'apipnyait sur ua arc de frêne et portait plusieurs ilèches passées à sa ceiature ; devant hii était éteiuiue une bête fauve souillée de sang et les quatre pieds liés par un hart de saule.
Le BliClieni arrêta l'attelage , tandis que les deux jeunes Bretons se pencbaieat pour reconnaître l'anhaaL
— Parla croix I c'est une louve, s'écria Fragal.
— CS^t loi qui Tas tuée ? demanda Witor surpris.
— Je ne la cherchais pas, fit observer nsodestement le jeune garçon , car je chassais pour la table do mactiern ; mais l'animal avait faim, il s'est élancé à ma rencontre...
— Et tu as pu réviter, dit Galoudek.
- — Je l'ai percée de trois flèches, répliqua Andgrlm, dont le pied montrait le flanc de la béte fauve.
C'était une louve de la plus grande espèce , aux dents jaunâtres et au poil grisonnant Le sang coulait encore, goutte à goutte, de ses blessures; sa langue pendante était couverte d'une écume visqueuse, et ses yeux, retournés par les dernières convulsions de l'agonie, ne monirateat qu'un orbite blanc et sans regard. Le mactiern, qui avait examiné les blessures avec l'intérêt d'na chasseur , remua la tète , et se retomnant vers Fragfal et Witiir :
— J'ai deux fib, dit-il d*mi tOB chagrin, deux fils dont le plus jeune dépasse Andgrlm d'une année, et je cherche en vain lequel eût pu (ancer trois flèches d'une main aussi ferme et aussi sûre.
Les frères rougirent, mais avec des expressions diflérenles.
— Que notre père et seigneur nous excuse , dit Wltur d'un accent altéré ; si nous sommes moins habiles que les démons du Nord à combattre de loin , nous les défions pied contre pied et poitrine contre poitrine.
— Pour moi , ajouta Fragal ironiquement , ce que j'admire, ce n'est point l'adresse du Saxon à manier l'arc , mais qu'il n'ait point hésité à s'en servir avec tant de résolution contre un Normand !
Le mactiern sourit involontairement. L*audace des loups, multipliés par la dépopulation de la Domnonée , leur avait effectivement fait donner, depuis peu, ce nom d'une race dont ils rappelaient la férocité ; mais Andgrim ne panit point goûter la plaisanterie du jeune Breton , et son œil s*alluma.
— Fragal se trompe, dit-il en regardant fixement le fils de Galoudek; le bras qui a frappé est seul normand, la louve était bretonne.
— Alors tu l'as tuée par surprise ou par trahison , reprit Witur avec emportement.
— Non , répliqua Andgrim d'un air froidement dédaigneux ; je l'ai tuée lorsqu'elle fuyait comme les hommes de la Domnonée au combat du llavre-Noir {Aber-iUIul).
v^oogle
MAGASIN PITTOKKSQUE.
Ce floavenir d'one sa^glanle défaite easuf ée» quelques années aapapaniDt, par les Bretons, Ût monter le sang au visage des deux frères, et Wltur exaspéré avança brusquement la main ver^ la iiacbe suspeadoie devant le chariot ; mais le mactiern s'entremit.
La $mê$ d la prochaine livraison.