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CURIOSITÉS DE ROME

SAINT-riEnRE.

Terrasse de la façade de Saiut-Picrre, à Komc.

La ligne supiîi*icure qui termine la façade de Saint-Pierre est ornée d'une balustrade supporunt les treize statues de Jésus-Christ et de ses disciples.

Lorsque s'ayançant vers le temple , au milieu de la place que décorent l'obélisque de Sixte V et les deux fontaines «•leTées sous la direction du cavalier Bcrnin et de Cliarlcs Fontana , on regarde ces statues , elles ne paraissent point dépasser les dimensions naturelles ordinaires. Mais si Ton monte sur cette terrasse d'où s'élève la majestueuse coupole, on demeure confondu d'avoir été le jouet d'une tell% illusion. A se dresser de toute sa hauteur on dépasse à peine les pieds decescolosles de pierre. Toutefois le spectateur est bientôt tiré de cette surprise par l'admiration que lui inspire la vue de Rome tout entière se déroulant devant lui. C'est de là qu'il faut contempler et étudier la ville éternelle si Ton veut avoir wie idée juste et complète du nombre de ses monuments anciens et modernes , de leur situation et des dbtances qui les séparent. Au-dessous de soi, on voit le ch&teau Saint-Ange ; tu loin, à gauche, à l'extrémité de la ville, le regard s'arrête avec émotion sur les promenades du Piccino et sur le palais où nos jeunes artistes rêvent la France et la gloire ; à droite, on distingue successivement le Panthéon , le Gapitole, le Forum , le Cotisée , les hinombrables églises , les vastes palais, les ruines , les tombeaux, et au delà, cette campagne solennelle qui ressemble aux vastes balancements de la mer sous le sotiffle étemel de Dieu.

Tom Wl. ^- J011.1.1T 184t.

GANG-ROLL

Suite. — Voy. p. loS, axo, a 18.

Les Bretons qui , en dépassant l'enceinte, avaient ralenti le pas, se découvrirent et se signèrent ; quant aux Normands, ils parurent moins touchés que surpris. lAi roi de mer promena ses regards sur la clairière , au milieu de laquelle se groupaient les cabanes des moines , comme s'il eût cherché quelque signe visible de la puissance quMl venait invoquer ; mais il n'aperçut que les cellules de gazon, des courtils sans arbres, parsemés de ruches alors abandonnées, et deux vaches brunes qui ruminaient paisiblement près d'im àne endormi.

— Est-ce bien ici , demanda-t-ll , que vit le grand magicien du Christ qui rend la santé aux mourants ?

— C'est ici 1 répondit le mactiern , à qui Andgrim avait traduit la question du Normand.

— Vit-il donc si pauvrement , reprit Gaunga , et que lui rapporte alors sa science 7

— La consolation de ceux qui souffrent.

Le Normand ne répondit pas ; il réfléclilssait pour comprendre.

Galotidek passa sans s^arrêter devant \<A premières logcttes, et parvint à une*cabane plus ancienne que toutes les autres : c'était celle de Mark. Arrivé seul , autrefois , dans cet endroit sauvage , il l'avait élevée sans secours et de ses propres mains. Plus tard, lorsque la réputation de sa sainteté attira près de loi de nonoibreux disciples qui constroishrent d'autres logettes moins étroites , la sienne resu telle que l'inexpérience et llsolcment lui avaient permis de la con-

MAGASIN PITtORESQUE.

Btroirf. Mais si les murailles léxardëes laissaient passer la plaie et le vent ; si la claie de genêts , qni servait de porte , pendait à demi brisée ; si le toit commençait à fléchir, écrasé par les neiges de Phiver, Dieu avait tout compensé en marquant la sainte ruine d*un signe d*élection ; un violier tonjours fleuri la couronnait de ses loufl'es dorées. Les liabitants (lu territoire de Ternok, ainsi que ceux des trfves voisines, racontaient que la Vierge Marie avait semé la plante bénie de sa propre main , et les solitaires eux-mêmes sinclinaient tlevant la merveilleuse fli^iir.

rialoiidek aîlaU h\^ iUrh^i^r vers h prjite de la cabane lorsqirnn i;mgnemeni fauve hi (il recnler : un loup couché en Iruvi'rs Hii seuil fenait de redresser sa tète effilée, et ses yeux roiigf^s brillaient darw fombre. Tjatmga souleva vivement Ka nia'ïsue armée de poïales ; mois le mactlem lui fit Kîiïtie d(* ne rïrîi r.raiiidre.

* VVm!« vtiyec enivre ici un des miracles de Mark»dlt-iL Vn rifii-ii If «uîfrtil dan» ses Ciiurses et îo gardait* Une nuit , II! I'nî(^nt*f vt>U!i voj« là vint Ta ttaqyer avec tant de rage» tpit W s4ilnt abM les irouva tous tLeu3i li^ lendemain, an seal} de II) tf)|:i'tl«f tnmhé3 ihns leur î^apg. Le chien était mort, f! y lfm|i pîH de mourtc. Le?* moines voulaient Pachever; Mark I*' Ji'ur défendit,

CehtI-ci a tué mon gardien , dit- il : désormais 11 le rempli ce ra.

Puis , t^cirlnnt lul-m«me h loup dann sa cellule , il go<fft jten hksMU'i^s e! l'apprivoisa ^i bien qtie ia bétc fauve est devetnie im .wrvimïr fidèle.

Le laiip *\* mit * **« effet » reculé comr*^ le mur, et défendait *-ri ^rmidnni Tenii^^e de la cabaoe; m;iis 1^ark,qui avait eniai4n **'* r^* ^^' visiteurs i parut lout à coup sur le seuil, i't reeor*ïirit n«iluudelL»

— Pîiiv, malin- Guilbou (1) I dit-il doticenn'ut en faisant dU loup un sigiM' auquel 11 ûbéii stir-k>champ ; ne voyezvous pas qu»* i:e s^ni deî% dir^dens et den voisins?

— Non pas imis, saint abbé, r*' pondit le mactiern, car vmd qne la mer nou^ a ameDt^ un dr^ démons du Nord avec ^d suite ; mais pour celte îub il vient t n suppliant et non en ennemi.

il fit alors rapprocher Popa avec son fils, et expliqua le motif de leur visite à Mark, qui écouta tout avec patience. Bien qu*il fût encore jeune, son visage avait la placidité imposante de la vieillesse ; on y sentait Thabltude de cette autorité qui prend sa force au-dedans, et <iiii se fait accepter, non comme un joug , mais comme one protection. Vêtu de la robe brune des moines que aerralt à sa taille une corde d'ortie , il avait le front décoovert par une large tonsure , la barbe longue et les pieds chaussés de sandales de bols , retenues par des lanières de peau de loup. A sa ceinture pendait une tasse de hêtre et une clochette, seul bagage des solitaires dans leurs longues excursions à travers les bois écartés ou les landes sauvages. Sur sa poitrine flottait une petite croix de buis, symbole de sa dignité abl>aUale.

Après avoir attentivement examiné Penfant, Il tourna vers la mère un regard triste et doux. La jeune femme qui attendait avec une anxiété éperdue tomba à genoux.

— Ah 1 sauvez-le , saint abbé ! s'écria-t-elle , et Gaunga dqw ra à l^abbaye du grand Val assez d'or pour changer les molles de gason de ses cellules en pierres taillées au ciseau.

Mark plia les épaules d'un air de tendre humilité.

— Dieu seul dispose, de nos jours , dit-il ; c'est à lui qu'il faut demander et promettre.

— Eh bien , qu'exige-t-il ? répondit Popa avec larmes; parlei; en sou nom , saint abbé , tout nous sera facile.

-r Qu(^ le crucifié guérisse Wlll , ajouia le Wiking, et Will l'adorera.

— Ainsi tu le laisseras renoncer à tes dieux? demanda Mark.

(i) ^wlll (Itiuiié, en Bretagne, au loup et au diable.

— Si le tien est plus paissant, répliqua le Normand. Dans le Valhalla comme sur la terre; les faibles doivent céder aux forts.

— Gonsens-tu i ce que ton fils soit baptisé sur-le-champ 7

— Pourquoi non ? Beaticoup de mes KcBtnpes ont revêtu la robe blanche Jusqu'à trois fois sans en avoir souffert aucun dommage.

— Et qui choisis-tu pour ses répondants devant la Trinité 7

— Indique toi-même la femme la plus chaste, et l'homme le plus brave.

Le saint promena un regard autour de lui.

— Que Galoudek et Aourken acceptent donc la diarge de l'innocent , dit-il , et qu'ils le conduisent à la fontaine de Marie.

A ces mots, il s'avança vers une cloche suspendue à l'arbre qui ombrageait la cliapeile, et II IV^iia ù ^«bord trois fois en prononçant les noms dea irois pensaunea de la Trinité ; pufo douxe fois en l'honneur de^i douze apôtres, et enfin sept fols pour les sept vertus nécessaires au salut.

Dès le premier tiniement ioui% les bruib de travail avaient cessé; les moines qui s^étaîenl moulrêfi sur le seuil des logettes, passèrent l'un après l'autre devant l'abbé en s'inclinant, et allèrent s'agenouiller au liÉUt di- la chapelle, près de l'autel.

Ce dernier, formé de urols pierres dégrossies, rappelait par son apparence fruste et par sa construction, les dolmens gaulois qui couvrent encore les bruyères de la Dom nouée. Ses seuls ornements étalent une nappe de chanvre, un missel sur pareil em in jsurj^ ti une écriture inégale, et de «ix burettes d'argilr r^^fcrmanl Tcau et le vin destinés à la consécration. n ét?iii cippiijé ati vieux chêne dont rlmmenst ombrage enveloppai lu deitrirs la chapelle tout entière , et dont le tronc creusé servait au dedans de tabernacle pour les vases sacrés, et de niche rustique potu- la statue de Marie. I/image sainte, à demi perdue dans le lierre, et à peine éclain^e par une lampe de suif, ne montrait distinctement que sou fi*ont de pierre couronné d'étoiles. A ses pieds étaient déposées les offrandes variées qui témoignaient de la puissance de son intercession et de la fol superstitieuse de ces chrétiens à peine sortis de l'Idolâtrie : chevelures d'enfants sauvés de la mort; branches de verveine cueillies aux premiers jours de la lune ; bouquets d'épis verts arrachés avant la moisson ; rayons de miel de la première ruche. On y voyait même quelques-uns de ces œufs àt serpents, talismans précieux autrefois vendus par les prêures de Tentâtes pour douze fois leur poids d'or.

Sur l'autel se trouvait le berceau miraculeux qui rendait au enfants la force et la santé.

Gaunga était resté en dehors du seuil avec ses compagnons, tandis que Popa avait suivi le mactiern et la jeune pasioure jusqu'à l'entrée du sanctuaire, ils s'arrêtèrent là devant une pierre brute sur laquelle étaient posés urne coquille de sel , un vase contenant l'huile consacrée et une tas;^ de frêne destinée à ptdserde l'eau du baptême. Une source vive coulait aux pieds de ce baplistaire sauvage. Après y avoir attendu quekiue temps, ils virent enfin paraître le saint abbé. Il était vêtu de l'aube de toile, de la chasuble de laine sans teinture, et tenait à la main une ampoule de verre qui renfermait un remède puissant extrait des plantes du vallon, et préparé sous tme liostie consacrée. Il s'avançait éclairé par deux torches que portaient des novices, et commença à demi-voix la sainte cérémonie. Les circonstances, l'heure et le lieu donnaient à cette scène une solennité lugubre dont les Normands eux-mêmes furent frappés. Au milieu de l'obscurité de la chapelle , le baptistaire seul leur apparaissait éclairé et leur montrait le moine dont les gestes et les paroles semblaient conjurer quelque puissance invisible. Après avoir rempli les rites de l'Initiation chrétienne, il prit l'ampoule de verre, l'approcha des lèvres de l'enfant et lui fit boire la llquear qu'elle renfermait. Tous les mohies s'étaient prosternés contre terre les deux mains jointes an-dessus du front Mark fit

signe à Poi>a ; et la conduisaDt lai-mème devant Pautel , il lui montra aux pieds de la Vierge le berceau garni de mousse, dans lequel il l'engagea à déposer Tenfant. Au même instant, tous les moines se redressèrent et firent entendre les stanœs d*une prose latine, composée par Tabbé du grand Val : c^était le récit uaîf des prodiges accomplis pour là Vierge du chêne. Bien que la lîUe du comte de Bérenger fût chrétienne, jamais n<*n de semblable n*ayait frappé ses oreilles ni ses yeux. Accoutumée à rorgueilleuae opulence des prélats de la Neuatrie, elle demeura saisie devant la grandeur de cette foi , de cette indigence et de cette humilité. En écoutant les toix profondes de ces solitaires et en regardant leurs pAles visages qu'exaltait Tivresse des divins espoirs , 11 y eut comme une communication de leurs &mes à la sienne ; Tardente foi qui les embrasait la gagna ; elle Joignit les mains avec une confiance saus limites , et levant les yeux vers Mark , elle attendit la guérison de son fils.

]jt saint , qui était demeuré en prières au pied de l'autel , se leva enfin, et, sur un signe, tons les mohies regagnèrent leurs cellules de feuillages. Lui-même , après une dernière bénédiction prononcée sur l'enfant, et quelques recommandations faites à Popa , rejoignit Galondek avec lequel il s'avança vers la porte de la chapelle où se tenaient toujours les Normands.

— La mère et le fils restent là sous la garde de la Reine des affligés, dit-il à Gaunga ; tu peux suivre le mactiern à la ker^ et demain Aourken Ira Rapprendre ce que Dieu aura voulu.

— Je Tattendrai ici , répondit le roi de mer. La bête fauve elle-même reste près de se^ petits quand la mort les menaœ.

Mark crut inutile de combattre la résolution du Normand , et Galoudek se contenta de laisser à Pentrée de la palissade quelque hommes chargés de le surveiller, ainsi que ses compagnons.

Mais la précaution était inutile. Gaunga ne songeait qu'à l'enfant dont le sort allait se décider. Longtemps, comme tous ses pareils, il avâiit vécu de sa force et de son audace sans rien chercher en dehors de lui ; mais les années avaient insensiblement appauvri cette vitalité intérieure ; Il sentait enfin le besohi d'avoir quelqu'un qui lui renvoyât la chaleur dont il coihmençait à manquer, un autre lui-même rajeuiii en qui il pût contmuer l'action et reprendre la vie. Sans qu'il se rendit compte de ce besoin confus, nulle préoccupations nouvelles le révélaient; ses affections avaient changé d'objet; ses craintes n'étaient plus les mêmes. Au Heu de se voir, en rêve, debout sur la poupe d'un draka^ à éperon d'airain garni d'un double rang de bouclier, le farouche Wlking se voyait dans une demeure de pierce , près d'un berceau garni de fourrures et suspendu à des cordes d'or ; sorl oreille , endurcie aux rugissements des flots, aux cris de guerre et au bruissement des armes, était troublée par les plus faibles soupirs de ^ill ; il pliait sa force aux moindres caprices de l'enfant , il aidait à ses jeux , il s'efforçait de cpmprendre ses bégayenfents , il s'oubliait enfin des heures entières devant cetio frêle créature sur laquelle reposaient désorittais tous ses projets d'avenir et toutes ses ambitions. .

Lorsque le mactiern fut parti , il fit un pas vers le seuil de la chapelle et regarda vers le sanctuaire. Popa et Aourken étaient toujours en. prière près de la miraculeuse couche de mousse; mais les plaintes de l'enfant avaient cessé ! Le roi de mer un peu rassuré étendit devant le seuil la peau d'ours qui lui servait de manteau, et s'y coucha, la tête appuyée sur son i}ouclier. La suite d une prochaine livraitoiu

pVth£âs.

Pyliiéas fut un Grec Gaulois, et il illustra la Gaule, a dit Joachim Lclcwel ; il fut voyageur et géographe- astroQonie, d'est dans l'opuscule publié par le suivant i^olouais qu'où peut prendre une idée des vastes travaux qui recommandtiut.à la

postérité l'aîné des fils de Marseille. Pythéas n'était p^ le seul dans Marseille qui eût osé entreprendre la reconnaissance du monde inconnu ; lui et Euthymènes commencèrent en même temps une excursion sur l'Océaii. Pythéas alla visiter les rivages extérieurs de l'Europe ou de la Celtique ; Euthymènes côtoya ceux de la Libye ou de l'Ethiopie, C'est dans la curieuse dissertation que nbus avons sous les yeux qu'il faut suivre riUnéraire du hardi voyageur sortant du port de Marseille, et s'en allant parcourir toutes les parties accessibles de la Bretagne. 11 fit plus : après avoir visité Orcas , il s'éloigna de la terre, et, se Jetant sur la haute mer. Il voyna vers le nord , traversant les climats où , au rapport des liarbares, les nuits des solstices n'avaient que deux ou trois heures. Après six Jours de navigation, c'est-à-dlrc 3000 stades au nord d'Orcas , il toucha une terre nommée Thulé. Celte dernière portion du voyage a donné lieu à de nombreuses discussions. De retour dans son pays , l»ythéas rédigea deux ouvrages : l'un sur VOcéan; l'autre était la beicripUoti de la terre. 11 n'en reste que peu de fragments.

Cinquante ans après Pythéas , Timosthènes , avec une flotte du roi Pioiénaée, |iaiçûmut m 272 iruile U mut interne et celle au delà di^ b Sicile ^ mais 11 visita les. nvag<is de rÉtrurie légèremeQt, m il ne immbA point à cêu\ de U Libye. Cepeo^ ddut il fil couïiillre k l'école d'Alèïaadrie remiilacemem géographiqut^ de Marseîile.el W rnl probabk qull apporia les ouvrages de Pyihéas.

ÊVÂRISTI:: GAliÛtâl

C'est une courte et doulOitrel&^e hktojre que celle d'Êva-* ris te (laloi^. Elle peut se résumer en detlxi^otïi pour lui eu m me pour t^nt d*âuLrt;s: ^énk supérieur, ex i sic née moissonnée dans la fleur de l'âfe- li €:^l né h Iir>UT|î-la-îîeirie, le Sfî octobre lëll - Û est mwi U.tppé dnn^ ild {;iL>mliJL ,>«tnj;uljt*r le 31 mal Wn.

Que le h'dertr ut urnuB âccuv- pfl<» de ^rtUllié daii;» k pieux Itîjumiii^e fine tioU5 rtml^m â In mémoire de tif t infortuné jruiu* huinine. Des Juives tompélents st ^nni chargé» d'appuyi^r, de ittiliv V&nltjiïK' dr le«r nom , U huut idi!c que nciu:4 A^ufH conservée du géuie de GAlcih* rapprérliLiuii de oe qu'il pouvait bîfe, el iniHnc de ite qnÛ a Ithsé.

C'eut un trait de ma hixtnlrc, qui lui e»l i ommuu ^ vcc plus d'iîQ IJDujine télèlire, d'avoh i''i;u de îw infrc, f<^mrnc d*ua cspril dUlintîui? et d*unc htHir dctïou Mjllde, de tmlt-s le^joUb qui &é prok*inçi''j»'Ui Juinju'aiï d^^là dr h prtmh^rt enruiia*. Aussi, it/rsquMI tmUa au culh^^r Louis k Grand en 1823, se fit- il connaître dr: suite coninii^ un tWt éldire^ hê pïus ialelllgeiïiïk lie ce grarnl étâbUfjtemi'fir. Mat» eu fut seuleriient vers la fin de 1827 que son aptitude spéciale pour les mathématiques vint à se révéler. On a souvent cité l'histoire du Jeune Pascal s'élevaat par la force seule de son génie à la découverte des Vérités fondamentales de la géométrie éléBMijitaire. Si le développement de l'esprit dé Qalois ne fat paè aussi précoce, s'il ne fut pas aussi merveilleux dans sa iouddineté, il fnt néanmoins de nature li impressionner vivement ceux qui en furent témoins. Il était eu seconde., et pour la première fois, à cette (époque, il recevait quelques leçons de mathématiques élémentafres. A la vue des chiffres, des figures de géoiuéuie, et surtout des formules algébriques, le jeune homme s'éprend d'une véritable passion pour les vérités abstraites cachées sous ces s)mboles. 11 dévore les livres élémentaires; parmi ces livres, il y en a un, la Géométrie de L.egendre , qui est l'œuvre d'un homme d'élite , qui renferme de beaux développements sur plusieurs hautes questions de mathématiques. Galols en poursuit la lecture jusqu'à ce que le sujet soit épuisé pour lui. Les traités d'algèbre élémentaire , dus à des auteurs médiocres , ne le salisfonl pas, parce qu'il n'y trouve ni le cachet ni la marche des iuvciiteuis ; il a recours à Lagrauge , et c'est dans les ouvrages classiques de ce grand homriîa , dan» la

v^oogle

Kétolutian des équations numériquet^ dans la Théorie des fonctions analytiques , dans les Leçons sur le calcul des fonctions^ quMl fait son édilcation algébriqne. Bientôt il vole de ses propres ailes et commence, sar la résolation des équations, d^importants traTaox qui ne devaient pas voir le jonr de son vivant. Un premier succès, le prix de mathématiques préparatoires au concours général, semblait en présager d^autres qui n'auraient été que la récompense d'un mérite supérieur. Il n'en fut pas ainsL Galois se présenta, en 1828, aux examens de l'École polytechnique, et ne fut pas admis. L'année suivante, après avoir suivi le cours de mathématiques spéciales, il échoua une seconde fois. Ces deux échecs donnent beaucoup à penser sur le mode qu'il est le plus convenable d'admettre pour les épreuves à imposer aux candidats, il y avait là méprise flagrante de la part des examinateurs. Pour ne pas avoir possédé ce que l'on appelle l'habimde du tableau, pour ne pas s'être exercé à résoudre de vive voix devant un nombreux auditoire ces questions de détails sur lesquelles on dirige presque toutes les (acuités des aspirants, Galois fut déclaré inadmissible. Cependant tm professeur

Évtriste Galois, mort âgé de vingt et un iiu, en i83s. ^ Ce portrait reproduit «usti eiactement que possible rexpression de 11 figure d*Éviriste Galois. Le dessin est dû à M. Alfred Galois, qui depuis seize ans a voué un ▼êritable culte à la mé- Boire de son malheureul frère.

aussi distingué par ses lumières que par les qualités de son coBur, l'excellent M. Richard, avait dignement apprécié Galois. Les solutions originales que ce brillant élève donnait lia questions posées dans la classe étaient expliquées aux condisciples avec de Justes éloges pour l'inventeur, que M. Richard désignait hautement comme devant ôtre admis hors ligne. D'un autre côté, les Annales de mathématiques ^ de Gergonne, s'étaient ouvertes pour donner place à un travail où le jeune élève de Loiiis-lc-Grand démontrait , sur les fractions continues , la plus él(5gante proposition qne l'on eût formulée depuis Lagrange dans cette importante tkéorie. Tout cela fut inutile , et Galois dut se rejeter vers l*tcole normale pour laquelle il avait beaucoup moins de iOÛt et de sympathie que pour Tf rôle polytechnique.

Il n'y avait pas encore complété sa première année d'études, lorsque la Révolution de juillet 1830 vbit k éclater. 11 se jeta alors , sans réserve, dans la fraction la pins active du parti démocratique. Poursuivi comme auteur de manifestations s^tieuses et de complots , il passa , à plusieurs reprises, dix mois en prison. venait d'en sortir à la fin du mois de mai 1832, lorsque, provoqué par des hommes qu'il avait cru ses amis, il alla se faire frapper par la balle de l'un d'enxT Vers six heures du soir, le 30 mai, im ancien officier qui passait aux environs de la Glacière aperçut la victime gisant sur le terrain. C'était Ëvariste Galois qui respirait encore ; ses témoins Pavaient abandonné , aussi bien que ses adversaires. Transporté à l'hospice Gochhi , il expira le lendemain entre les bras de son frère , conservant toutes ses facultés jusqu'au dernier moment , malgré les souiTranccs aiïrcuscs auxquelles il était en proie.

Il paraissait surtout préoccupé du regret de mourir sans avoir rien fait pour la science et pour son pays. En effet , livré aux recherches les plus profondes de haute analyse, il avait rédigé très peu de chose. Pendant les derniers jours de sa prison, il disait : « J'ai fait des recherches qui arrêteront bien des savants dans les leurs. » Mais les préoccupations de la politique le détournaient constamment du soin de la mise au net Pressé vivement par une lettre de son ami Auguste Chevalier, qui lui offrait d'écrire sous sa dictée : « Oui, répondit-il , lorsque cette fâcheuse affaire sera terminée. » I^ veille du jour où il fut frappé, il écrivait à des amis: « Gardez mon souvenir, puisque le sort ne m'a pas donné assez de vie pour que la patrie sache mon nom. » Puis, au bas de la lettre , ces mots qui expriment d'une manière déchirante sa propre destinée. Nitens lux , horrenda procella , tenebris œternis involuta. « Brillante lumière engloutie par une horrible tempête, enveloppée de ténèbres éternelles. »

Heureusement pour sa mémoire, la pieuse persévérance d'un frère lui vaut une réhabilitation aussi complète que pouvait le permettre l'était des notes et des papiers que l'on a recueillis après sa mort.^ M. Liouville, géomètre émhient , cédant aux vœux exprimés par les amis d'Êvariste, consentit à dérober à ses propres travaux un temps précieux, dans le but de rechercher ce quMl y avait de neuf dans ses productions : « Mon zèle , dit-il , a été bientôt récompensé , et j'ai joui d'un vif plaisir au moment où , après avoir comblé de légères lacunes , j*ai reconnu l'exactitude entière de la méthode par laquelle Galois prouve , en particulier , ce beau théorème : « Pour qu'une équation irréductible de degré pre- B mier soit soluble par radicaux, il faut et U suffit que toutes a les racines soient des fonctions rationnelles de deux quelr a conques d'entre elles, a Cette méthode, vraiment digne de l'attention des géomètres, suffirait seule pour assurer à notre compatriote un rang dans le petit nombre des savants qui ont mérité le titre d'inventeurs. »

DACTYLONOMIE ET CHIRONOMIE , CD CALCUL PAR LES DOIGTS ET PAR LES UàJSS.

L*art d'exprimer des nombres par la position des doigts sur les mains , ou des mains sur le corps , parait remonter & une hante antiquité. Un assez grand nombre de passages des auteurs anciens , sacrés et profanes , y font allusion , et ne peuvent être bien compris que si l'on a l'intelligence du sujet.

C'est à Bède le Vénérable, moine anglo-saxon du septième siècle, que l'on doit le prender travail méthodique à ce sujet. Il se compose d'un texte très-court n'ayant guère que l'étendue d'une des pages de notre recueil , et de 56 figures. Us 36 premières expriment les nombres avec les doigts seulement , et constituent ainsi la dactylonomie : les 19 autres, relatives à la chironomie^ empruntent leur signification aux diverses positions des mains.

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