SCENE II. ai
MOLIERE
Voyons, sans te montrer trop vain, Tu peux dire : Je vaux mieux que cela ! — Mon maître, Jette-moi la férule au diable ! et viens paraître Sur un théâtre illustre où tes talents cachés, Qu'en pure perte ici je trouve desséchés, Eclateront au jour, applaudis de la foule !
Ta vie en ce trou noir absurdement s'écoule ! Rien de vivifiant, et jamais un plaisir !
L'occasion est bonne, allons, viens la saisir !
PINEL, très-ébranlé.
Au fait et pourquoi pas ?
MOLIÈRE, insistant.
Ah! peut-être... ton âge?...
PINEL, piqué.
Mon âge? Eh ! que dis-tu? mais je fais bon ménage Avec mes quarante ans... à peine... et j'ai bon œil. Mon âge ! — je n'ai pas commandé mon cercueil ! Mon âge! tu verras si j'ai la jambe sûre !
Je serai le Pédant, mdieu ! par la fressure D'Aristote ! — Partons !
Je*» Poqxxeiin sort du cabinet*
sa LE MAG1STER.