LES PHÉNOMÈNES D'INFLUENCE
aimantés par inQuence et projetés en l'air par les coups frappés sar la table, se dirigent comme l'aiguille d'inclinaison et retombent toujours sur leurs pôles nord, lesquels, dans le premier cas, sont plus loin, dans le second, pliis près du centre que les pôles sud (fig. 18). Watkins avait reconnu dès 1833 que, lorsqu'on approche d'un pôle d'aimant l'extrémité d'une tige de fer doux, cette extrémité montre une polarité contraire tant qu'elle est h une distance sensible de l'ai-
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Fig. 18. — Paradoxe inagncti<{UG.
mant, mais qu'elle prend une polarité de même sens dès qu'elle vient à le toucher ou que la distance est seulement très petite. Ce paradoxe apparent a été confirmé plus tard par M. YanRees et d'autres physiciens; on l'explique facilement, car il est clair qu'à de petites distances le magnétisme permanent de l'aimant doit prédominer sur le magnétisme induit du fer, et le dissimuler. Ainsi, lorsqu'on applique contre les pôles d'un aimant en fer à cheval les extrémités d'une pièce de fer doux de même forme, on obtient un cercle fermé où les pôles de l'aimant sont en quelque sorte prolongés par le fer doux.
Dans ces expériences, on voit l'aimantation se produire subitement, et disparaître aussitôt que la cause
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qui l'a provoquée est supprimée. Il n'en est plus de même lorsqu'on emploie, au lieu du fer doux, de l'acier trempé. L'influence de l'aimant fait naître les mêmes pôles, et ils sont placés de la même manière; mais le magnétisme ne se développe dans les barreaux d'acier que lentement, il faut les frotter pendant quelque temps contre l'aimant inducteur avant qu'ils puissent y adhérer ; puis, une fois développé, le magnétisme de ces baireaux persiste après qu'on les a soustraits à l'influence de l'aimant. Il y a donc entre l'acier et le fer doux cette différence, que le fer doux prend et perd instantanément son magnétisme, tandis que l'acier l'acquiert péniblement et ne le perd plus, une fois qu'il le possède. On a appelé cette propriété de l'acier sa force coercitive. Ce mot s'emploie encore, bien qu'au fond il n'ait aucune signification précise.
Nous avons rapporté plus haut les curieuses expériences de M. Jamin sur l'aimantation de la limaille comprimée, qui font penser que la force coercitive dépend d'une certaine discontinuité des particules du fer et de l'acier. En tout cas, on sait que la force coercitive de l'acier augmente par la trempe, et diminue par le recuit. Le fer écroué ou trempé la possède aussi, bien qu'à un moindre degré ; on peut la communiquer au fer le plus doux en le tordant, en le battant au marteau. Enfin le fer réduit par voie chimique la possède également. Aussi est-il difficile de trouver du fer qui en soit entièrement dénué.
La simple influence de la terre peut dès lors communiquer une faible aimantation permanente à*des