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LE M.AHA-BHARATA.
près d'eux ; pousse mes chevaux rapidement, cocher.
» Je combattrai avec les Trigarttains sous les yeux du Bharadwàdjide. » Ensuite, embrassant les sentiments du Sàttwatide, le cocher avança peu à peu avec son char semblable à la couleur du soleil et un drapeau lumineux. Soumis à la volonté du cocher, il était porté dans le combat par de très-grands chevaux bondissants, d'une vitesse pareille au vent, avec un éclat égal à l'argent, à la lune, au jasmin pubescent. Mais, lorsqu’il accourut au milieu de la bataille, avec ces coursiers de très-haute stature, A,n57— A,558— A,559— A,560,
Les héros, dispersant leurs (lèches diverses, acérées, légères et pénétrantes, l’environnèrent de tous côtés avec une armée d’éléphants. A, 501.
Le Sàttwatide avec des (lèches aiguës s'attaqua à l’armée des éléphants : tel un grand nuage, à la fin de l’été, verse la pluie sur les montagnes. A, 562.
Frappés des traits envoyés par le héros de Çini, avec un attouchement semblable à celui du tonnerre ou de la foudre, les éléphants de fuir, abandonnant le champ de bataille. A, 563.
Les dents cassées, les têtes brisées, les bosses frontales rompues, les oreilles, les bouches, les trompes coupée.®, vides de sang, privés de cornac et sans vexillairos, A,56A.
[.eurs plastrons de cuir et leurs clochettes en morceaux, les grands drapeaux coupés, les couvertures tombées, les combattants, qu’ils portaient, immolés, les éléphants, sire, erraient par tous les points de l'horizon. A, 565.
Poussant différents cris, jetant des sons pareils au tonnerre du nuage, fendus par le Sàttwatide à coups de (lèches en fer, de vatsadanlas, de bhallas, d'andjalikas,
DRONA-PARVA.
de kshourapras, de demi-lunes, versant le sang, l’urine et les excrémeuts, ils fuyaient. i,5C6 — 4,567.
Les uns erraient, bronchaient et tombaient ; les autres étaient épuisés de fatigue. Ainsi l’armée des éléphants, accablée par Youyoudhâna, courait de tous côtés sous l'atteinte des flèches semblables à la flamme du feu. Au milieu de ce carnage de l’armée éléphantine, Djalasandha à la grande force 4,568—4,569.
Fit arriver, redoublant d’elTorts, son éléphant vers le char aux coursiers d’argent. Le héros pur aux bracelets d’or et portant un bouclier d’or, 4,570.
Revêtu de la cuirasse, coilfé de la tiare, ceint du cimeterre, paré desandal rouge, soutenant sur la tête un bouquet flamboyant, fait d’or. 4,571.
Ayant suspendu sur sa poitrine un nishka et à son cou un fd lumineux, agitant à la tête des éléphans un arc resplendissant d’or, 4,572.
Brillait, puissant roi, comme un nuage accompagné d’éclairs. Sàtyaki tout à coup arrêta, comme un rivage retient une mer, le séjour des makaras, cet éléphant à la très-haute stature du .Màgadhain,qui accourait feitmiew/. Dès qu’il vit son proboscidien empêché par les flèches puissantes du Çinide, 4,573 — 4,574.
Djalasandha à la grande force s’enflamma de colère en ce combat, sire. Alors, irrité de ses flèches, capables, puissant roi, de soutenir un fardeau, Djalasandha de blesser le petit-fils de Çini dans sa vaste poitrine. D’uii autre bhalla aiguisé, altéré de sang, il trancha l’arc du héros Vrishnide, au moment qu’il décochait son trait. Le héros Màgadbaiti frappa en riant, Bharatide, de cinq flèches aiguës Sàtyaki, de qui l’arc était brisé. Blessé des
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nombreux projectiles de Djalasandha , le vigoureux A, 575 — A, 576 — hfb77 — A, 578.
Aux longs bras n’en fut pas ébranlé : ce fut une chose presque merveilleuse. Sans penser aux flèches, sans être excessivement effrayé, s-aisissant un nouvel arc : « Arrête ! arrête! » s’écria-t-il ; et, ces mots dits, le robtule Çaluéya, dans la vaste poitrine de Djalasandha, A, 579 — A, 580.
Décochant soi.xante traits, lui fit en riant une énorme ble.ssure. 11 trancha dans son poing même, d’un kshourapra bien aigu, le grand arc du roi Djalasandha, et le perça de trois flèches. Alais celui<i, abandonnant son arc et sa flèche. A, 581 — A, 582.
Lança rapidement contre Sàtyaki un levier de fer. Cette arme terrible fendit le bras gauche du Màgadhain dans ce grand combat et, sifflant comme un énorme ser[)eut, elle pénétra au sein de la terre. Sou bras gauche déchiré, Sàtyaki au courage infaillible A, 583 — A,58A.
De blesser Djalasandha de trente flèches acérées. L'cnnemi vigoureux s’arma d’un cimeterre et d’un vaste bouclier de cuir, semé de cent lunes. Il blessa le Sàtlwatidc et lit sauter son cimeterre. A, 585. — A, 586.
L’arc brisé de (Jatnéya et son glaive churent sur lu terre, et, tombées sur le sol, ces ai mes y brillèrent, telles qu’une roue, autour de laquelle tourne une torche. A, 587.
Il prit un nouvel arc capable de fendre tous les corps, pareil au tronc d’un shorée avec un son égal au tonnerre d’Indra. A, 588.
Il le brandit et blessa dans sa colère Djalasandha d’une flèche. Le plus grand des Mâdhavas, Sàtyaki, avec deux kshourapras, lui coupa en riant ses deux bras, chargés de leurs ornements. Ces membres tomlièrent, comme deux
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massues du haut de son éléphant sublime. â,589 — 4,590.
Ainsi tomberaient deux serpents àcinq têtes du sommet d’une montagne. Avec un troisième dard, eflilé comme un rasoir, Sàtyaki de trancher sa tête énorme, aux belle.s dents, ornées de pendeloques brillantes. Privé de ses bras et de sa tête abattus, le tronc était affreux à voir !
11 inonda de sang l'éléphant de Djalasandha, et, quand il eut étendu rapidement ce prince sur le champ de bataille, il renversa son palanquin des épaules de son éléphant, qui, ses membres arrosés de sang, 4,593 — 4,594.
Emporta le noble siège de son maître, suspendu sur lui et qui le tenait embrassé. En butte à ses flèches et broyé par le Sâltwatide, le grand pachyderme, ayant poussé un épouvantable cri de détresse, courut se réfugier au milieu de son année. Un vaste brouhaha éclata alors, auguste roi, parmi tes bataillons, 4,595—4,596.
Dès qu’ils virent Djalasandha immolé par ce héros des Vrishnides. Tes guerriers, tournantle dos, coururent, s’enfuyant de tous les côtés, toute leur énergie déployée pour la fuite, sans courage pour la victoire sur l’ennemi. Dans cette circonstance, sire, Drona, le meilleur de tous ceux, qui portent les armes, 4,597 — 4,598.
S’approcha sur ses rapides chevaux du vaillant Youyoudhâna. Quand les héros des Kourouides eurent vu Uatnéya ainsi transporté d’orgueil, ils fondirent avec colère, accompagnant Drona, sur le valeureux Sàtyaki. Ensuite s’éleva, sur le champ de bataille, sire, le combat épouvantable des Kourouides, de Drona et du Sâttwatide, semblable à celui des Asouras et des Dieux.
Tous ces guerriers, se hâtant, déployant leurs efforts, disséminant les multitudes de leurs flèches, grand roi, attaquèrent Youyoudhàna. A, 602.
Drona le frappa de soixante-dix-sept traits acérés, Dourmarshana de douze et Doussaha avec dix flèches.
Vikarna le blessa au flanc gauche et au milieu desseins avec trente dards aigus. A, 603 — A,60A.
Dourmoukha de lancer douze flèches sur Çatnéya, D"uçç.i«ana huit, et Tchitraséna deux, auguste roi.
Douryodhana et d’autres grands héros accablèrent dans ce combat l’invincible Mâdhava d’une immense averse de flèches. A, 605 — A, 606.
Empêché de tous les côtés par tes vaillants fils, il répondit individuellement à leurs coups par les blessures de scs projectiles. A, 607.
Il jierça le Bharadwâdjide avec trois flèches, Doussaha avec neuf, Vikarna de vingt -cinq et Tchitraséna de sept, A,608.
Dourm.vrshana de douze, Vivinçati de huit, Satyavrata de neuf et Vidjaya de dix traits. A, 609.
Rajustant scn bracelet d’or, le vaillant (I) Sàtyaki d'un pied rapide s’avança vers ton vaillant (2) fils.
Il blessa fortement de ses flèches ce roi de tout l’univers , ce grand héros du monde entier. Ensuite , se déploya la bataille entre ces deux guerriers.
Lançant leurs dards acérés, encochant leurs traits, ces deux héroïques combattants se rendirent l’un l'autre invisibles dans le combat. A, 61 2.
(l•2) Mahârathai mahdrathnm.
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Blessé par le roi (1) des Kourouides, Sâtyaki jetait un ^rand éclat : il versait des Ilots de sang, qui ruisselaient de ses veines, comme du sandal (2). A, 613.
Atteint par le Sâttwatide et ses multitudes de flèches, ton fils brillait, tel qu’une colonne victimaire au fût élevé, qui porte à son chapiteau une guirlande faite en or.
En riant, sire, Mâdhava de couper dans le combat avec un kshourapra l’arc du grand archer, roi des Kourouides.