SCÈNE X
M. et M»» Vaingret ; Willlc Shclton
M. Vaingret (mal embouché). — Quoi ! Vous étiez là, vi.us !
Wilue. — Par hasard... Mais vous n'allez pas laisser votre fils...
M. Vaingret {outré). — De quoi se méle-t-il celui-là ?..
Wili.ie. — S'il n'a plus de parents, il m'a pour frère ! (// se jeiU dehors par la porte restée ouverte)
OEUXIEME ACXE
La scène représente le jardin d'une villa.
De V immeuble même on ne voit, à gauche, que la façade, c'est-à-dire le rezde-chaussée surélevé et formant une terrasse ; un balcon fleuri la surplombe et V étage est en retrait. Sur cette terrasse, sièges de jardin et guéridons ; aux murs, des dessins et des photographies, notamment la même que l'on a vue dans l'atelier de Jean Vaingret ; par une large baie, on aperçoit un intérieur élégant ; tout ce décor est placé en oblique, de façon que le spectateur ait vue sur la maison.
Au fond, une hait marque la limite du jardin, lequel se prolonge à droite ; dans le lointain, coteau boisé garni de villas.
A droite, premier plan, un arbre dont le tronc forme le centre d'une charmille avec un banc de bambou ; au droit de ce banc, un guéridon. C'est là qu'au lever du rideau, Harry Bride, assis, et Willie Shelton, debout, s'occupent à l'emballage d'un carton.