SCÈNE IX
ÉVERARD, DELLEMARE, VARADE.
VARADE, bas, à Delleraare.
Vous savez ce qu’il faut dire. Moi, je ne parlerai pas, j’observerai.
DELLEMARE, saluant Éverard*
Monsieur Éverard...
ÉVERABD.
Monsieur...
DELLEMARE.
Je vous présente M. Varade , un autre moi-même. — Je viens d’abord vous apporter, monsieur, mes remerciments et mes félicitations; vous avez été pour Élise tous les maîtres en un seul; vous lui avez donné tous les talents et toutes les grâces, et le père le plus exigeant aurait le droit d’être fier d’une telle fille.
ÉVERA RD.
Ah ! n’est-ce pas ?
DELLEMARE.
Aussi avez-vous dû parfois vous étonner, vous indigner même que j’aie pu si longtemps la négliger et la délaisser?
ÉVERARD
N’insistez pas là-dessus, monsieur. Personne ici ne vous accuse, et celui à qui vous parlez moins que personne.
DELLEMARE.
Pardon! accusé ou no'n, je tiens, monsieur, à vous expliquer mon indifférence, et, d’un mot, je veux, je dois mettre dans vos mains une confidence grave : — Élise n’est pas ma fille!.
ÉVERARD
Monsieur!... oh! je vous supplie! je ne veux pas entrer plus avant dans ces secrets de famille.
DELLEMARE.
Excusez-moi, j’irai jusqu’au bout. Élise est née dans ce