‹ Le maitre de forges, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 30 sur 37 · LES FEMMES DES OUVRIERS · texte numérisé non relu

LES FEMMES DES OUVRIERS

MARCEL. o^ Hft/lU^

Ah ! mes amis , quelle nouvelle !

TOUS

Quoi donc ?

MARCEL

Nous venons de rencontrer M. Gerval.

HUBERT

Il sort d'ici.

MARCEL

Vous a-t-il dit sa re'solution ?

tous.

Quoi ? ( Ils l'entourent, )

MARCEL

Il vient de nous l'apprendre : On ne m'aime plus ici, a-t-ii

dit je ne puis vivre au milieu de mes ennemis , je vais

vendre ma forge, payer le dédit au gouvernement et quitter ce pays pour toujours.

LA MÈRE HUBERT

Et c'est vous autres qui serez cause de tout ça un

homme si bon , si généreux.... va, Hubert, je ne te le pardonnerai de ma vie.

HUBERT, avec force.

| Air : A soixante ans on ne doit pas , etc. Oui, t'as raison , nous somra's de mauvais' têtes ^ Nous l'savons tous, je l'sens aussi bien qutoi. Combien de fois il a payé nos dettes ; Combien de fois il s'est fait une loi , D'fair'des heureux, chez vous comme chez moi!

Ne cédons pas (bis); là-bas, Portons nos pas.

£ HUBERT , d'une voix forte.

Il a raison. \' /

Comment ?

HUBERT

Tout ce qu'il a dit, c'est la vérité.

J? LAPINCE.

C'est toi qui nous as entraînés , est-ce que tu nous trahirais?

HUBERT

Qu'appelez-vous trahir ?

LAPINCE.

C'est que nous ne le souffririons pas.

TOUS

Non , nous ne le souffririons pas.

Croyez-vous me faire peur ? je ferai ce qui me conviendra , et personne na d'ordres à me donner ici.

LAPINCE.

Mais tu ne peux pas nous abandonner !

HUBERT

Je suis un malheureux! j'ai manqué envers mon bienfaiteur.... Mais j'ai fait assez de mal, et je n'en veux plus faire.

;' ç , , LAPINCE. , ' • -

• Pourquoi M. Gerval protège-t-il Armand, qui a renvoyé mïi camarade?

HUBERT

Il a bien fait, vous dis-je ; Bertrand est la cause de tout.

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