‹ Le maître de forges [microforme]Chapitre 18 sur 26 · XV · texte numérisé non relu

XV

Restée seule, Claire oublia su où elle était, ce qui se passait autour d'elle, et se mit à perser. Une rumevr lointaine, accompagnée de la fanfare du hien-aller, montait de la forêt. Sur le pavé de la gra, de route, le: È voitures roulaient sonores. La jeune ferime se fit aveu

gle et sourde à tout ce qui n'était pas Philippe. Ell: se plut à reconstituer sa vie telle qu':lle aurait dû être. Elle remonta le courant du passé et ht le compte «dt : jours de bonheur dont elle s'était volontairement privée. Eloignée de cette époque funeste, elle avait peine à comprendre les sentiments auxquels elle avait obé. Ceti: espèce de délire d’orgueil, auquel elle s'était trouvée cn proie, était vraiment inéxplicable, Cette préoccuprtion d’être mariée avant le duc, coûte que coûte, lui seu. bla tellement mesqûine qu'elle en rougit. Etait-ce don entraînée par de si vulgaires motifs qu'elle avait oinpromis toute son existence ?

Elle se dit que Philippe, si graveraent outragé qu’: eût été, ne pouvait pas se montrer inexorable, Elle nvait cependant encore devant les yeux son profil sévèr: et hautain. Elle avait encore dans les oreilles le son 4° sa voix quand il avait dit: “ Vous apprendrez un jou la vérité, vous saurez que vous venez d'être encore plus injuste que crueile, vous pourrez alors vous traîner mes pieds, en iniplorant votre pardon: je n'aurai pa: pour vous nne parole de pitié.”

Ces terribles engagements ne ini avaient pas été di

qui nelr notiles veu- Eil:

être, de = ivée, :ONT- ‘etr e C1 u pr - SOI: lon

on -

qu‘:

Le î- VÔT?

Et ti9

jou:

plus

tés par la colère? Etait.i] homme à Les maintenir, saps faiblesse et sans indulgence 2 Elle Ja revit, le front penché dans ses nains, brisé par la douleur puis se rele. vant et lui montrant son Visage inondé de larmes, Certes, il l'adorait, et, ce soir-là, il eût donné une parole d'espérance, Pour un regord de Huit mois s'étaient écoulés, 1

sa vie pour

tendress », ‘ar la cruelle blessure que la main de la jeune femme avait faite, l'amour de Phi. lippe était-il parti tout entie; 2

Clare, du bout de son pied, traça machinalemet quelques lignes sur le sable,

— Quand on à aimé profondément, dit-elle à haute voix, comme si elle eût voulu poser la question qui l'asitait au bois, au vent, à l’espace, à Ja nature tout enticre qui l’entourait mystérieuse et recvcillie, quand on à aimé comme il m'aimait. peut-on ouvlier 2

— Quand on à aimé profondément, lui répondit une Voix railleuse, qui se.nblait descendre vers elle, on n'oublie jamais.

Claire se dressa vivement, et levant Ja tête, elle vit Je duc qui, entré depuis un instant dans le kiosque la regardait en souriant, accoudé à la balustrade.

Convenez que j'arrive à point pour vous répondre : fit-il gaiement, Etait-ce à moi que vous pensiez au Moins ?

Claire le regarda, en fermant à demi les Veux, avec ‘ne souveraine impertinence. é

— Ma foi non. répondit-elle,

— Tant pis!

— Et vous? demanda la jeune femme. qu'est-ce qu: ‘ous venez chercher ici ?

Le duc descendit les six Marches du Eerron, et s’apsrochant de Claire :

— C’est vous que je cherche, dit-il en <’inclinant,.

— Dans quelle intention ? :

— Dans l'intention de causer à cœur ouvert. Vous m'avez assez mal accueilli, il ÿ a une heure, quand je vous ai offert "ma compagnie. J’ui pensé que vous seriez peut-être plus sociable. Et me voilà. Etes-vou: en humeur de me répondre ?

— Mon Dieu, mon cher duc, je crcis bien que nous n'avons rien à nous dire.

— En êtes-vous sûre? Je constate avec douleur que vous êtes devenue extrêmement dissimulée. Vous avez du chagrin et vous ne voulez pas en convenir.

Claire haussa dédaigneusement les épaules.

— Et moi je constate, dit-elle, que vous baïssez intc:lectuellement d’une façon visible. Vous revenez san: cesse aux mêmes idées, avec un petit air pleurard qui fait peine à voir. Rassurez votre cœur trop sensible, Je n’ai pas de chagrin, et je ne su: point disposé à en avoir pour vous faire plaisir.

— Vous me jugez mal, Claire, dit-il avec tristesse: j'ai fait, croyez-le bien, tout ce qui à dépendu de mai pour vous oublier. Quand je suis arrivé ici, je croyai: ne plus vous aimer. J’ai pensé que je pourrais vou: revoir sans danger. On disait que vous étiez heureuse Et je m’en réjouissais. Ah! pauvre fou que j'étai:! Après tant de déceptions et d'épreuves, je croyais mon cœur usé et mort. Avec une profonde ‘louleur, je l'ai senti se ranimer et renaître. En un ‘nstant j’ai retrouvétous mes souvenirs. Je vous ai revue, hélas! si soucieuse, malgré les efforts que vous faisiez pour dissimu-

ler vos soucis et votre tristesse! Vous auriez pu tronper un autre que moi.

Claire avait écouté avec étonnement ces paroles pas-

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sionnées. Pas une fibre de son cœur D'u\ait tressail'i Cet homme, qui lui parlait si tendrement, était-il bien celui qu'elle avait aimé au point d'en perdre la raison ? Sa voix, qui la faisait autrefois tressai'lir, la laissait maintenant froide et Un peu irritée. El vit en lui un bouleversent l'esprit, çt 6.

mal équililrées, Elle n2 ant qu'il pût être

de ces adroits comédiens qui branlent les nerfs des femines PERsa pas un seul inst

sincère et nc vit dans sa poursuite

que le désir assez La de satisfaire un soudain caprice, —— Savez-vous que vous ne Hançucz

fas d'impudence? dit-elle avec äpreté.

Avant cu autrefois à choisir entre une femme que vous disiez aimer, et une fortune qui vous tentait, vous n'avez pas hésité: vous avez ferré Votre cœur et ouvert votre caisse,

Puis aujourd'hui que Vous avez l'argent,

vous ne seriez peut-être pas fâché d'avoir la femme. Et vous venez me laire des avances! Ah! mon cher Cac, vous êtes trop ambitieux! Pas tout ! Ce serait du cumul!

Le due hocha la tête avec mélancolie :

— Comme vous me parlez durement! dit-il vais bien que vous m’en vouliez toujours.

Claire fit un brusque mouvement.

Je ME

ses Veux brillèrent d'indignation, et d’une voix tranchante :

— Vous en vouloir ! s'écria-t-elle Vous vous flattez,

vous un sentiment quel- ‘onque, ce serait de la reconnaissance,

Suis la femme de M. Derblay, qui est à êtes mesquin, en un mot “ous n’avez pas, et auc

mon cher! $i J'éprouvais pour

ar enfin, si je ussi utile que vous qui a toutes les qualités que un des défaut: Que vous àä&'er, n'est-ce pas à vous que je le dois ?

Le duc se mordit les lèvres : chacun de: inots de cette

violente apostrophe l'avait atteint en plein visage com me un soufflet.

— Vous changerez, dit-il, l'avenir cst à moi. Je suipatient, j'attendrai.

La jeune femme ne se donna mên:e pas la peine 4: répondre. Elle se détourna de lui, et, montant vers carrefour, dont elle était séparée par un rideau mouvant d’aulnes et de trembles, elle se rapprocha de l’endroi! où les valets de pied de M. Moulinet préparaient, pour les chasseurs un appétissant en-<as.

Par toutes les routes de la forêt, comme une bruyante avalanche, les voitures revenaient, rowant sourdement sur le tapis vert du gazon. Les caviliers suivaient L:3 bas-côtés. Et c'était de joyeux appels de toute ceite jeunesse, échauffée par une course folle. Ils étaient cv. core à plus de cinq cents mêtres et le bruit de leurs voix animées arrivait distinctement. Libres de tous soucis, livrés tout entiers à la douceur de l’heurc présente, il: jouissaient complètement de cette belle journée. Clair: fit entre cette gaieté et sa mélancolie un douloureux rapprochement. (

Une voiture, en entrant dans le rond-point, Farrach: à ses désolantes pensées. La marquise était assise an fond, comme dans sa vaste bergère, un petit châle c dentelle sur les épaules. Claire alla à elle comme ver le salut. L'air lui sembla purifié par la présence de céite noble femme. Auprès d'elle, en un instant, elle retrouva la tranquillité. Madame de Bearlieu, indolen' comme à son ordinaire, n'avait pas mis de hâte à descen dre dans la forêt. C'était surtout pour voir sa fille cheval qu’elle s'était arrachée à sa douce paresse et qu’e!le avait fait atteler sa grande calèche

— Eh quoi? dit-elle, fn ES ici, toute seule! Où est done {on mari ? Et Sophie, que faïit-elle ?

+ La baron as Vient de me

ire sans gi troubler, à

Cu <mivit

quitter à l'instant, répondit t, quant à lhil:ppe, j'ai exigi le chasse. 1] no faut pas qu'un mari s'afñche en publie avec sa femme, cela ferait jaser.

Elle était riense et Paisible. La Marquise la conter. pla avec une satisfaction profonde, :

n'avait effleuré son esprit un po

— Vous êtes heureux pour v

cher votre bonheur,

Jamais Jo soupcon U Supernciel.

ous donner le luxe de Cadit madame de Beaolien. Ah! co Philippe, c’est la perle des gendres !

Le gros des ca valiers, arrivant au parole à la Marquise, et permit l'embarras que lui caunsaient Je. éloges ar «a mère, Le Brède et du Tremblaye, sur leurs chevarx blancs d'é. cume, lün rouge et comme prêt d’éclater, l’autre trà. pâle et semblantg sur le point de défaillis.

amment entourée par l'escadron Joveux, répandant à profusion Jes paroles d'éloges sur |n Vigücur avec laquelle les deux jeunes gens av

“aient soutenu Ja Poursuite.

Pontac, sa trompe à la Dampierre à Ja bouche, sonnut à pleins poumons Fhallali par terre. P‘ndant qne son

Piqueur Bistocq, à pied, les bras bal'ants, arrondissan :

£ran i trot, Coupa la à Claire de dissimul.

étaient bruv-

le dos d’un air maussade, tirait derrièr: Jui sa grand: bique rouge et mâchonnait entra sos dents des critiques violentes, à Padresse des amateurs qui jouaient à In

chasse, esquintant les braves bonnes

bêtes de chevau t, Pour courir

après des morceaux de Papier, sauf votre 'espect, comme si on était des chiffonniers!

D'un coup d'œil, Claire vit Philippe qui revensit nvec Suzanne et Ja baronne, Nophie, prerant les devant

s'arrêta auprès de son amie et lu: jeta dans l'oreille cvs

Tr ereneren np enenn oo

mots, qui mirent des roses sur les joues de la jeune femme :

— Quand nous sommes arrives, il n'était déjà plus auprès d'Athénaïs. Il l'avait planté 1à tout net, la laissant à cet imbécile de Pontac, qui ne sait que faire äu bruit dans un cor de chasse. Un joli taient qu'il a, + grand benêt! Et agréable en société!

Elle se mit à rire, regardant, en clignant des veux, avec l'insolence involontaire des myopes, Athénaïs qu: arrivait assourdie par la trompe de son compagnon. mais n'osant rien dire, dans la crainte de paraître manquer de solidité.

En apercevant Claire, Athénaïs mit cependant son cheval au galop, et adressant un geste ironique au du immobile et indifférent, debout à quelques pas de la e:lèche de madame de Bearlieu :

— Eh bien! due, vous voilà retrouvé? En mên.

temps qu. madame Derblay, hein? C'est très aimab! à vous d’avoir tenu compagnie à votre cousine !

Athénaïs lança un regard diabolique à Philippe c-savant de faire pénétrer une injurieuse pensée dans son esprit. Elle voulait aussi prendre sa revanche de l'1bandon un peu humiliant dans lequel ii l'avait tr°h promptement laissée. Le maître de forge, pris à partie s'avança ferme et presque menaçant. Claire pâlit. L deux hommes allaient-ils se trouver lancés lun contr l'autre par l’implacable haine de la duchesse ?

— Je n'ai pas été assez heureux pour pouvoir ten compagnie à ma cousine, comme vous le dites si bic, répondit le duc en s’inclinant respectueusement deva madame Derblay. Quand je suis arrivé ici, ma tant m'avait devancé.

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à plus à lais<ire au | a,

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— Alors, mon cher, c'est que Vous avez un mauvai: cheval, il faue a le changer reprit la duchesse.

Et, les dents serrées Par la col chanceté déjouée, elle donna un 4 che sur les oreilles de sa

ère en voyant sa r éiolent coup de crava- Jument, qu! boïdit de côté at se Cabra, secouant avec t

ureur son mors blanc d’écume

Le duc s’avanca froideinent, saisit ja bête par la bri de, l’arrêta sur place, et aidant Athéuni. à descendre :

— Rien n'est de plus mauv pointer son cheval, ma chère, dit-il de prés, avec son air

inpertinent. Sans compter que vous

ais goût qu: de faire ainai

montez médincrement ct que vous pourriez vous faire désarconner … Ce qui serait d'un effet fâcheux ! Croye-moi, défaites

vous de ces facons-là : elles sentent Br boutique à plein nez !

Et laissant la duchesse blême de

"age, de son même pas troaquille, Bligny alla

rejoindre ses amis et toast r av u succès de la journée, €, frissonnante et glacée

, était montée dans voiture de sa mere, et l'avait price de

la recondure à Pant-Avesnes. Elle avait comme un poi La réponse faite par le due à Athénaïs, er qui avait, si à Propos empêché la périlleuse intervention

is sur le cœur,

de Philippe, lui paraissait [avoir éhgagée dans une so cité. Elle fut sur le point de tout dire à son mari. préférant son blâme, sa colère, à cette cdie

rte de compli-

se Connivence avec l'homme qui l'avait sutragée, ( ependant elle n°e à point parler, Et soupirant, elle se vit condamnée €ternellement à ce mensonge, qui lui causait une si violente répulsion, obligée de tromper, partout et toujours, de montrer un visage souriant, qu désespoir dans l'âme.

el and elle avait ce

gamme

Elle jeta de timides regards sur Philippe qui chevau chait à côté de Bachelin remonté dans son cabriole: Le maître de forges montrait un visage tranquille. TI causait avec le vieux notaire, sans que sa voix trahît au une émotion. Claire pensa qu’elle avait pu se trompe en croyant voir dans ses veux une lueur dc colère, quan il s'était avancé vers le duc. Mais elle connaissait ! pouvoir de Philippe sur lui-même. Peut-être, en « moment, se contraignait-il à paraître irsouciant.

Claire espéra qu'il était jaloux. Au risque de sa vie elle en vint à désirer le voir s'emporter en menaces, le. ver la main sur elle, comme il l'ave’t fait une fois dan. le nuit terrible. Elle n’accepta pas de rester plus lonstemps dans l'incertitude. Efle se promit de lui parie: dès le lendemain pour son frère, et de pénétrer enf dans Ja mystérieuse pensée de son mari. Sa résolution étant prise elle voulut être gaie, elle fit effort pour «is. siper les nuages qui voilaient son front, et, comme comédien qui entre en scène pour débiter un rôle, ell se fit un masque souriant,

Au loin, sous la feuillée, on entendait le murm affaibli de la joyeuse compagnie, et évei'lant les éch des bois, la trompe de Pontac qui sonnait la mort du cerf, incarné dans les dissemblables personnes du gros La Brède et du petit du Tremblays.

chevauibriole*.

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is dans is lons- parici Tr enfin olution Ur (ts:

Dans son grand cabinet aux meubles sévères, Philippe était en train de travailler. Son burcan était cou. vert de papiers, sur lesquels il Jjetait räpidement un cou d'œil. D'un trait de plume, il apposait une signature sur la pièce examinée, et actif, sans une distra tion, à passait à une autre. I] était dix heures Le soleil brûlant tombait d’aplomb sur la façade du château. Ua rayon indiscret, en venant se poser sur le front du maitr : de forges, interrompit son travail. Il se leva. et allant à la fenêtre, il laissa un instant es VOux crrer sur le jardin.

Laissant tomber le store qui devait le garantir du se-

gé

leil, il referma sa fenêtre. Le cabinet se trouva plon dans une demi obscurité fraiche. Derblay, revenant » son bureau, allait s'asseoir, quand un “où discrètement frappé à la porte l'arrêta.

—- Entrez, fit-il avec indifférence.

La porte s'ouvrit, et Claire. roug'esaute, très ému, mais décidée, parut sur le seuil.

— de ne vous dérançe pas? demar.da-t-clle en s'ape prochant, pendant que Philippe très surpris de cette démarche inattendue, lui avançait courtoisement un fauteuil.

— Pas le moins du monde, répondit-il simplement. Et, s’adossant à la cheminée il attendit.

Claire assise, la tête un peu renversée sur le dossier de son siège, regarda un instant autour d'elle, Ell: n'entrait jamais dans cette pièce, qui était tout à fait

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personnelle à Philippe. Sa gravité un peu froide, qui était comme un reflet du caractère de celui qui Fhab:tait, lui plut. Elle examina chaque objet avec complaisance. Eu réalité, elle n’était pa: fâchée de retarde: le moment où il faudrait parler. Le cœur lui battai: très fort, et elle avait les tempes serrées.

Philippe, debout, sur ses gardes, l'observait. Ce fut lui qui, le premier, rompit le silences

— Est-ce que vous avez quelque chose à me demar.der ? dit-il.

Claire tourna ses yeux vers son inar!, et avec ue nuance de tristesse dans la voix:

— Nous vivons si éloignés l'un de Fautre, qu'il fau que j'aie en effet une demande à vous adresser pour aug je me risque à vous déranger.

Philippe fit un geste de dénégation polie et, S'inelinant devant sa femme, comme pour l'encourager :

— Je vous écoute. :

La jeun: femme pencha le front comme si elle voi.lait se recueillir. Elle tremblait et sa bouche était «eche. Jamais partie plus grave ne fut engagée avec plu d'angoisse.

— Ce dont j'ai à vous entretenir, dit-elle, est des piuimportant, et vous intéresse au moins autant que moi.

— Voyons.

Claire jeta à son mari un regard si chergé de muette: prières, que celui-ci eût dû tomber à genoux. Hi re:ti circonspect, attendant.

— Avant tout, reprit la jeune femme, dites-moi, vou: portez quelque intérêt à Octave, n’esi-c: pas ?

— Mais je ne crois pas, dit le maîtr: d> forges, un peu étonné, que votre frère ait eu jusqu'ici le droit d douter.

», qui hab:cohiarde; attai:

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