LL — MESURES PRÉVENTIVES
A) Amélioration du navire, de l'avion ou du chemin de fer.
19 Suppression des oscillations :
Puisque ce sont les oscillations qui sont responsables du mal, l'idéal serait de les supprimer ou tout au moins d’y soustraire le passager. Les compagnies de navigation se sont appliquées depuis longtemps à résoudre ce problème. Elles ont essayé des cabines, des couchettes ou des fauteuils suspendus par des systèmes à la cardan. Mais, outre que c’est onéreux, cela ne supprime pas l’action de la houle.
On emploie aujourd’hui deux procédés :
— Le gyroscope qui réduit le roulis de 420 à 50.
— Les « auto-rolling chambers » constituées par une masse inerte, le plus souvent de l’eau, oscillant
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pour son-propre compte dans la coque du navire, asynchroniquement à ce dernier dont elle neutralise les mouvements.
En dehors de ces procédés, la forme du bateau, sa longueur, son tonnage, sa vitesse doivent être étu-
diés en vue d’accroître la stabilité : c’est cette qualité
trop souvent sacrifiée à la vitesse, que le passager devra rechercher avant tout.
20 Amélioration de l'hygiène :
Mais à côté de l’élément oscillatoire nous avons vu que de nombreux facteurs extérieurs interviennent. Aussi les compagnies de navigation, d'aviation et même de chemins de fer doivent savoir qu’elles peuvent beaucoup pour la lutte contre ce mal qui leur fait du tort, en perfectionnant l'hygiène générale. Elles doivent apporter un soin tout particulier :
— À l’aéralion : et ce souci est peut-être encore plus légitime à bord des avions fermés que des bateaux où une promenade sur le pont est toujours possible. Il faut un système de ventilation d'avant en arrière permettant de renouveler l’air sans qu’il y ait de tirage...
— Au chauffage : Le froid est aussi nuisible qu’une
chaleur étouffante. Il est nécessaire de maintenir la température au niveau de la tête légèrement inférieure à celle du sol pour que le voyageur assis se trouve à l'aise.
— À l'éclairage, car autant une lumière trop crue
blesse les yeux, autant l'obscurité est désagréable.
à FER ds
— À la propreté el à la désodorisalion.
C’est un point important car les odeurs de cuisine, de moteur, de peinture ne manquent pas à bord du navire et de l’avion et l’odorat des candidats au mal est particulièrement sensible. On devra veiller aussi à isoler les malades dans la mesure du possible afin qu’ils n’incommodent pas leurs voisins.
— À lutter contre le bruit et les trépidations.
— À l’alimentation et aux distractions.
Etant donnée l'influence de l’état psychique dans l’apparition des troubles, il est important d’entretenir la bonne humeur du passager en lui rendant la vie à bord aussi agréable que possible. De grands progrès -ont d’ailleurs été déjà réalisés dans cet ordre d’idées. En avion où il est moins facile de distraire le voyageur, on a suggéré de mettre à sa disposition des plans pour lui permettre de suivre le trajet et de s’y intéresser.
. B) Conseils aux passagers.
Le passager, de son côté, peut beaucoup pour se prémunir en observant un certain nombre de précautions: