PROCÉDÉS MÉCANIQUES
Quelques petits moyens faciles à essayer sont très utiles pour se préserver du mal.
— Le sanglage a été préconisé surtout par les partisans de la théorie viscérale. Par la contention des organes abdominaux et la compression vasculaire
qu'il exerce, il est sans conteste très utile, en parti culier aux ptosés et aux femmes enceintes. Il se fait au moyen d’une bande qu’on serre fortement de la racine des cuisses aux aisselles et doit toujours être pratiqué préventivement pour donner un bon résultat.
— Les exercices respiraloires rythmés sur le mouvement du navire ont aussi une action favorable.
— Sur la position à prendre à bord, les auteurs ne sont pas d’accord, les uns conseillant de se coucher dès l’embarquement si possible dans le sens longitudinal du bateau et le plus près de son centre, d’autres préconisant la marche, les distractions et en particulier la danse qui, par les mouvements actifs qu’elle. provoque, s’oppose aux mouvements passifs-du corps.
Mais l’amarinage reste la meilleure pratique, prônée par tous. On appelle ainsi l’habitude que prend le corps de s'adapter aux oscillations du navire. Il s’acquiert de lui-même après un certain temps, mais on. peut hâter son apparition en apprenant à rythmer ses mouvements sur ceux du bateau afin qu'à chacun d'eux réponde un réflexe qui rectifie la position du corps. De véritables leçons d’amarinage pourraient facilement être données aux passagers au cours des longs voyages. Pour les petites traversées elles seraient inutiles et il est préférable de rester couché si on redoute le mal de mer.
| L’amarinage ainsi acquis au bout d’un temps plus ou moins long n’est d’ailleurs pas définitif. Il n’est valable que pour une sorte de bateau,. un certain état de la mer et peut se perdre après un long séjour à
terre. Mais on acquiert l'immunité beaucoup plus vite après. | :