DIÉTÉTIQUE
La question du régime est très controversée. Il existe deux méthodes opposées : l’une consiste à remplir l'estomac au maximum pour l'empêcher de ballotter ; l’autre conseille des repas légers pour éviter
de charger un tube digestif déjà intolérant. Il est cer-
tain qu'on à tendance à exagérer l’abondance et la fréquence des menus à bord et si le jeûne est nuisible en engendrant l’acidose, ce n’est pas une raison pour ‘risquer l’indigestion sous prétexte d'éviter le mal de mer. Le mieux semble être de changer le moins pos- sible ses habitudes alimentaires et de s’embarquer après un léger repas pris 2 à 3 heures avant le départ. | | :
Sur la qualité des menus les avis diffèrent autant que sur la quantité. En général on conseille plutôt une alimentation solide, de faible volume, des boissons gazeuses et glacées. L'alcool à ses partisans et ses détracteurs. Il peut être utile comme stimulant à condition de ne pas en abuser et de le prendre sec. Le champagne frappé est universellement recom-— mandé ; le vin rouge, le café noir et les boissons chaudes déconseillées.
À vrai dire il n’y a pas de règle générale et chacun fera bien de choisir ce qui le tente en évitant les mets
indigestes.
nr Ge 3° PSYCHISME :
Plus encore peut-être que le régime, l’élément psychique intervient dans l’apparition du mal et en agissant sur lui on peut en empêcher ou retarder la venue.
Les distractions, nous l’avons vu, sont excellentes, surtout lorsqu'elles joignent à l’occupation de l’esprit l'exercice corporel.
Le travail a la même heureuse influence et le personnel navigant, s’il n’est pas indemne du mal, en guérit plus vite, obligé qu'il est de ne pas interrompre sa tâche.
La volonté, la suggestion sont capables de préserver des troubles et même de lutter contre les premiers symptômes.
Il y a là tout un chapitre intéressant à étudier particulièrement.