‹ Le mal de Bright et les néphritesChapitre 10 sur 22 · NOM DES AUTEURS · texte numérisé non relu

NOM DES AUTEURS

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‘ & I1 résulte de cetableau, qui s’accorde avec celui de Roberts, que le Las mal de Bright, constaté par ses symptômes, est plus rare après 60 ans, qu'entre 10 et 20 ans. Étant prouvé que les vieillards sont au moins

- aussi épargnés que les enfants et les adolescents, on verra bientôt le | parti qu’on peut tirer de ce fait.

On connaît quelques observations où plusieurs personnes d’une SE même famille furent brightiques, et on a invoqué, à ce propos, une influence héréditaire. Il faut avouer qu’elle s’exerce bien rarement, car les cas où l’on ne trouve aucune trace de l’hérédité sont sans . nombre. :

On reviendra plus loin sur cette question.

2o Symptômes généraux liés aux néphrites systématiques. — On a constaté que la néphrite systématique s'accompagne presque toujours

(1) ROBERTS. In LECORCHÉ et TALAMON.

de Pendartérite “ litre rénale, et de l’athérome généralisé. Elle est très commune après 50 ans, quoique à des degrés divers. Mais

quel que soit l'âge du sujet, elle est constamment une marque de sénilité, et le rein scléreux est un rein sénile. Comme je l'ai fait pour le mal de Bright lié aux néphrites diffuses, jextminerai les changements dans la composition de l'urine, et les troubles fonctionnels qui se rattachent aux néphrites systématiques. ° Vs Un adulte rend environ 1350 gr. d’urine dans les %4 heures. Cette quantité varie de 600 à 900 gr., seulement chez les athéromateux et les vieillards, mais sa densité br normale. La réaction en est acide,

quand il n’y à pas de catarrhe de la vessie.

Tous les auteurs ont trouvé l'urée peu abondante, dans l'état de sénilité. Cette substance diminue avec les progrès de l’âge : souvent il n’y en a pas plus de 45 gr. par jour, et elle peut tomber à cinq ou six grammes après 80 ans (1). L'acide urique, l'acide phosphorique sont diminués de la moitié, des deux tiers.

Les chlorures persistent à leur taux ordinaire. Ils proviennent presque exclusivement des aliments et des boissons, et passent sans difficulté dans l'urine, malgré la néphrite systématique. Jai fait. prendre huit grammes de sel marin à quatre sujets très athéromateux, mais bien portants ; le plus jeune, ayant 48 ans, le plus âgé, 70.7 Tout le sei s’est retrouvé dans l’urine des 24 heures, en outre des 10 gr. qu'elle contenait d'habitude.

Les vieillards en santé m’ont paru BTE à les médicaments aussi bien que les adultes. J’ai administré, à plusieurs reprises, 1 gr. de salicylate de soude, en potion, à trois hommes âgés de plus de 60 ans, un peu emphysémateux, mais d’une bonne santé habituelle. Leufs artères périphériques étaient incrustées par l’athérome. Ils se levaient de une à trois fois par nuit pour uriner, et rendaient de 900 à 1000 gr. d'urine. L’élimination du médicament a été complète, après un intervalle de 30 à 36 heures, comme chez ladulte. Mile Chopin (2; a fait prendre 1 gr. d’acide salicylique à trois vieilles femmes athéromateuses et bien portantes, âgées de 65,74, 83 ans ; et il a suffi de 28 à 35 heures, pour que tout fût éliminé. F

La nutrition étant affaiblie dans les vieillards, les produits de la

(1) Brousse. De l'involution sénile. Th. d'agrég., 1886. (2) Elimination de l'acide salicylique. Thèse 1889.

dés niletion urée, acides urique et RONA ES sont dnes

et l’on conçoit qu’il v en ait moins dans l’urine. Mais les substances | venues du dehors, ‘sels alimentaires, médicaments, passent aussi ù aisément que chez l’adulte, malgré la sclérose rénale, et lon voit que

la différence en est grande avec le mal de Bright. | L albuminurie n’appartient pas à la néphrite er C'est

l'opinion de M. Sadler, de M. Demange, de M. Ballet (4). Ce dernier

a examiné, à ce point de vue, l'urine de 70 vieillards âgés au moins de 65 ans, et ayant dépassé 70 ans pour la plupart. Chaque urine fut traitée successivement par la liqueur de Tanret, par la chaleur seule, par l'acide nitrique seul, par la chaleur et l'acide nitrique combinés. En vérifiant ces procédés les uns par les autres, les moindres traces d’albumine devaient être décelées. Sur ces 70 urines, 20 seulement étaient albumineuses ; or, 45 de ces 20 malades avaient une affection du cœur. Restaient 5 sujets sur 70, pour lesquels la lésion de cetorgane

n’était pas manifeste, « sans qu’il fût pourtant permis, dit M. Ballet, de conclure, d’une façon absolue, à son intégrité ».

J'ai observé, dans le service de mon maître M. Fernet, dix cas qui appuient Jopinion de M. Sadler et de M. Ballet. C’étaient 10 sujets âgés, dont les artères radiales et temporalés étaient dures au toucher, et deux d’entre eux présentaient une insuffisance aortique. Ils urinaient de deux à trois fois par nuit, mais rien ne faisait Soupçonner le mal de Bright. Huit de ces sujets n’étaient ‘pas albuminuriques ; l'urine des deux autres était légèrement albumineuse, mais ils avaient les jambes œdémateuses, et les bruits du cœur affaiblis. La myocardite expliquait ici l’albuminurie. Je conclus donc à mon tour : quel que soit l’âge du sujet, la néphrite systématique ne s’accompagne pas d’albuminurie. Si elle paraît, elle est l’effet d’une complication cardiaque ou autre, et non pas de l’état du rein.

M. Demange n’a jamais observé d’hydropisies avec un rein sénile, à moins qu'il n’y eût une altération du cœur, ou un trouble mécanique de la circulation. M. Sadler est du même avis, et il Pappuie de 34 observations. M. Ballet a porté son attention sur plus de 200 femmes âgées de 60 ans et au-dessus. Il est certain que la plupart, et toutes peut-être, avaient des reins scléreux à différents degrés. Or, il n’a jamais vu d’œdèmes qui ne s’expliquassent aisément par l'état

(1) BALLET. Revue de médecine, 1881.

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| à K les dans la sclérose systématique du rein. M. Demange n'a vu qu’une

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