‹ Le mal de Bright et les néphritesChapitre 11 sur 22 · ETES PR A · texte numérisé non relu

ETES PR A

SE Fe Se PAT égard de Vurémie, M. Demange ne croit pas qu’ aucun accident, RATE E éclamptique, comateux, dyspnéique, ou gastro-intestinal, puisse ve LEA (ae pporté au rein sénile. M. Ballet pense qu il faut distinguer el tre l’urémie à grand fracas, qui n ‘appartient pas à la néphrite sys tématique, et l’urémie lente et chronique. A celle-ci se “rattachent MS = . peut- être certains accidents peu marqués, et revenant de temps en. HS temps, tels que dyspnée, troubles digestifs, affaiblissement de la vue,

: céphalalgie et insomnie, prurit incommode de la peau. Mais à MM. Demange et Sadler ne peuvent admettre que ces troubles dépendent du rein.-La dyspnée, en effet, s "explique par la myocardite in-

à re terstitielle, par la bronchite chronique, lemphysème du poumon, si ES fréquents chez les athéromateux et les vieillards. Le mode respira- Le toire de Cheyne-Stokes, commun dans le mal de Bright, a été cherc ché en vain dans le rein sénile. Le bruit de galop s'entend quelquedr fois à l’auscultation du cœur de vieillards nullement brightiques ; LS PR M. Demange et M. Ballet reconnaissent qu’il n’est point PE dre

à 5 monique par lui seul.

€ L'insomnie, et la céphalalgie qui la suit, se lient à l’athérome s cérébral. L’artérite chronique des artérioles rétiniennes, avec ou sans anévrysmes miliaires, entraînent l’affaiblissement de la vue avec le progrès de l’âge. Les fonctions digestives sont celles qui se conservent le mieux. Beaucoup de vieillards ont un appétit excellent et digèrent à merveille. Mais quand les dents sont tombées, que lathérome des artères mésentériques a déterminé l’atrophie ou la dégénérescence graisseuse des tuniques musculaires de l'estomac et de

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(1) BALLET. Revue de médecine, 1881.

ft 1 se: A part l’hémorrhagie raie, toutes les autres se exceptionnels

S, et M. Ballet trois fois seulement, une épistaxis abondante sur un à

“ # PE PA Mir miliaires,queles reinsne sauraient être mis en cause.

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ANR LEE TUE | Aroubles. Ein latrophie ue réseau capillair r

RÉ Ta 4 * tion de la sécrétion sébacée, | donnent la ra ison de s e Kei NS 1 écailleuse. des téguments, de la perte de leur PRE du p LAS CS A NE AE EE | incommode dont se plaignent les vieillards.

ñ ADAE NUS | La néphrite systématique n° est pas l'effet de l'athérome des Pere Et à ‘ d eo rénales; ; mais ces deux lésions, presque intimement unies, dépendent ; 3 AE he ut TN 1». l'dune cause commute. En, somme, rechercher si cette néphrite est LEA, RAT r : | héréditaire, c’est déterminersi l hérédité joue un rôle dans Pathérome -

FPE Er __ artériel. Les maladies infectieuses et quelques intoxications mises E: Cp Le. DR te Es “e) part, il est reconnu que la goutte, l'asthme, Pemphysème, et ce qu’on f y | appelle arthritisme ou herpétisme, se rattachent, par des liens étroits,

| à l’athérome généralisé; or, ces maladies sont héréditaires. On objectera

que la vieillesse entraîne toujours l’athérome. Cette coïncidence est très Fe

Ÿ see fréquente, mais elle peut faire défaut; et d’ailleurs, tous les vieillards FES RUR 4 ‘dun même âge sont fort inégalement athéromateux, et tel homme ES | de 45 ans l’est plus que tel autre de 70. Il faut donc tenir compte, at dans la vieillesse même, d'une disposition particulière qui vient sans 408 4 4) | doute de Vhérédité. On n’hérite pas seulement de l'athérome, mais 7 LE SRE aussi de sa localisation très prédominante sur une partie déterminée : PR | PAR os du système artériel. Il est des tamilles dont tous les membres sont Ds se

RAP | frappés d’apoplexie, à peu près au même âge, et depuis plusieurs

générations, par le fait de l’athérome cérébral. Dans d'autres, on

meurt asystolique, par le rétrécissement athéromateux des artères

du cœur, et la dégénérescence du myocarde. Mais il n’en est point

où l’on meure du mal de Bright par hérédité; et pourtant il n’y a | U

Le aucune raison de croire que lendartérite oblitérante, et l'atrophie du parenchyme, ne puissent prédominer héréditairement dans les reins. Les brightiques sont d’une extrême rareté parmi les peuplades des contrées les plus septentrionales (2), et au rapport de Panum, il n’y en à jamais aux îles Féroë. Mais l’athérome artériel est de toutes Les races et de tous les climats.

k C’est surtout après 60 ans que la néphrite systématique se mani-

(1) DEMANGE. Loc. eit.

(2) Dict. encycl. Art. Géographie médicale.

nn

feste; elle est alors à peu près constante. Dans 37 autopsies de vieillards âgés de 60 à 90 ans, M. Demange l'a observée 34 fois à tous les degrés: elle est d'autant plus prononcée qu’on avance en âge. Je rappelle ici que le syndrome de Bright est très rare après {70 ans, comme il ressort de toutes les statistiques. En un mot, le mal de Bright est l'exception précisément à Pâge où la néphrite systématique est: constante et le plus prononcée.

La néphrite systématique ne provoque ni albuminurie, ni polyurie, ni œdèmes, ni hémorrhagies. ni urémie. A part les mictions nocturnes plus.qu moins fréquentes, mais sans polyurie, les changements dans la composition de l'urine, et la coïncidence avec lPathérome généralisé, on ne voit aucun symptôme qui lui soit propre. La fréquence des mictions ne se rattache pas à l'hypertrophie de la prostate, et à l'irritation vésicale qui s'ensuit, car les deux sexes ressentent cette incommodité. Peut-être dépend-elle de la sclérose concomitante de la vessie, et cet organe aux parois épaisses et plus irritables, se contracte-t-il plus souvent pour évacuer, dans les 24 heures, 900 ou 1000 gr. d'urine.

Quand les athéromateux ne meurent pas d’une pneumonie, ou d'une autre complication, ils succombent à l’asystolie, à l’hémorrhagie cérébrale, au ramollissement, et c’est toujours l’athérome qui les tue. Mais périssent-ils par le rein ?

MM. Lecorché et Talamon ont fait l’autopsie de 590 vieillards dont les reins étaient rouges, granuleux, et très atrophiés. Ils étaient morts, pour la plupart, de ramollissement ou d’hémorrhagie du cerveau, et aucun trouble ne fut imputable, pendant la vie, à la lésion rénale. Dix vieillards, également bien portants, présentent dix degrés différents de la sclérose du rein. Tous les auteurs citent le cas de sujets jusque-là en santé, morts tout à coup par un accident, et ayant des reins granuleux, chacun ne pesant pas 100 gr. Il est donc bien difficile d'établir quel degré de la néphrite systématique n’assure plus la dépuration urinaire. Mais on peut supposer latrophie telle que le nombre des tubes et glomérules épargnés soit insuffisant. Cela équivaut, en somme, à la ligature de l'artère rénale ou des uretères, et les troubles qui vont éclater ne pouvent être que ceux de l’anurie mécanique. Or, que l’anurie soit complète, comme chez les calculeux, ou incomplète comme dans le canver de l'utérus propagé aux uretères, qu’elle dure seulement quelques jours ou plu-

sieurs semaines, on n’observe jamais ni les œdèmes sous-cutanés, ni l’hydropisie des séreuses, ni les pleurésies et péricardites, ni les hémorrhagies propres au mal de Bright. Au lieu de la diarrhée des brightiques, il s'établit une constipation opiniâtre. Les troubles nerveux consistent surtout dans une lassitude accablante, et cette urémie n’est jamais convulsive (4). En un mot, le mal de Bright n’a rien de commun avec les néphrites systématiques à aucune de leurs périodes:

(1) MERKLEN, Thèse citée,

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