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Ces phénomènes sont dus probablement à la rétention des princi-
F pes excrémentitiels de l’urine, rétention favorisée par la myocardite, et peut être aussi par l'encombrement passager des CAPABCIEE
du rein, car la néphrite est alors constante. Le poison propre à à la maladie infectieuse est pyrétogène, mais la fièvre ne se produit pas si l'urine n’est pas excrétée. Le cœur reprend-il ses forces, la diurèse
. épure l'organisme et la température s'élève.
La suppuration des voies urinaires s'accompagne d’un état ty-
phoïde, et d’une fièvre à exacerbations vespérales, pourvu qu’il n’y ait pas d’anurie. Si l’urine se tarit, on observe un abaissement gra- “ duel de la température, qui peut tomber à 33°,5 (4).
Outre la rétention de l'urine ou la présence dans le sang d’une
substance hypothermisante comme l’antipyrine, l’âge avancé et les cachexies sont aussi des circonstances qui‘affaiblissent l’action pyré-
togène de: divers toxiques. Il faut tenir compte de ce fait dans lPu-
rémie hypothermique des brightiques âgés ou cachectiques.
Le mal de Bright est-il un malgré ses formes différentes, ou com-
prend-il plusieurs maladies ? IL est peu croyable que celui qui guérit
spontanément après quelques jours ou quelques semaines soit le
même que celui qui dure plusieurs années et ne guérit pas.
Chaque maladie infectieuse est caractérisée par la constance de son mode d'évolution, qui est courte ou de longue durée, mais non pas indifféremment passagère ou chronique. On ne voit point, en effet, de fièvre typhoide, de variole chronique, et la syphilis n’est jamais une maladie aiguë. Il arrive qu’une infection, chronique de sa nature, commence par une poussée aiguë qui conduise à la mort : mais si le sujet eut vécu, l’évolution du mal eut été durable. Une infection aiguë laisse quelquefois après elle des altérations chroniques du rein, du foie, du cœur. Ces lésions peuvent, à leur tour, devenir une cause de désordre pour l’économie, mais ils n’ont rien de commun avec l'infection première. Celle-ci a disparu sans retour avec les microphytes pathogènes, et une lésion anatomique n’est pas une maladie infectieuse.
C’est pourquoi le mal de Bright à évolution chronique paraît être un état pathologique distinct, qu’il soit primitif ou secondaire, que le début en soit soudain ou latent, c’est toujours la même maladie.
(1) BAzy. Th. Paris, 1880.
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dans la vieillesse : l’anasarque, les poussées aiguës et fébriles, y sont plus rares que chez les jeunes gens. Mais des allures torpides sont le propre des maladies des vieillards, et ces quelques circonstances ne suffisent pas à faire distinguer deux maladies dans le mal de Bright
chronique. C’est du moins fout ce qu’on PEU qu quant à présent,
sur ce Sujet.
Le mal de Bright de courte durée et qui guérit, est- il produit par une seule espèce-de bactéries ? Rien ne le prouve. On peut supposer
que cet état pathologique comprend plusieurs maladies ayant cha-
cune ses bactéries, et que le mal de Bright passager a frigore, celui de la scarlatine, celui des femmes enceintes, celui des syphilitiques dans les premières années de l'infection, etc., sont des maladies dif-
férentes. M. Blanc à trouvé, dans Furine des femmes éclamptiques, une bactérie capable de déterminer des con vulsions et une néphrite
diffuse. On ne pourra décider s’il s’agit d’une seule maladie ou de plusieurs, que lorsqu'on aura découvert, pour chacun de ces cas, la bactérie patkogène,
On entrevoit à présent, comment après un refroidissement, ou
dans la convalescence de la scarlatine il survient un mal de Bright soudain, tantôt passager, tantôt incurable. De même, deux sujets ayant pris froid sont atteints brusquement d’une inflammation pulmopaire : l’un guérit en quelques jours de sa pneumonie franche, l’autre est sous le coup de la tuberculose et son mal devient chronique.