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lités par l'alcool. Cette substance en est la cause prédisposante par excellence; elle aide puissamment toutes les autres, et son influence est toujours si prépondérante que la distribution géographique de Palcoolisme est précisément celle du mal de Bright dont on ne guérit pas.
Enfin, dans quelques cas, le contact journalier et prolongé avec les brightiques, semble favoriser le développement du mal.
CLASSIFICATION DES NÉPHRITES Ÿ4
Les néphrites ne sont pas des maladies, mais des altérations anatomiques du rein provoquées par des causes nombreuses et différentes. Chacune de ces causes déterminent un état pathologique où l’on rencontre une néphrite parmi bien d’autres lésions. Toutes ces lésions sont des témoins de l’état pathologique, mais aucune d’elles ne l'a provoqué. - .
Le microscope montre que dans ces néphritesil s’agit tantôt d’une hyperplasie primitive des éléments conjonctifs avec atrophie secondaire des épithéliums, tantôt d’une inflammation diffuse de tout l’organe ; et cette division anatomique entraîne celle des causes pathogènes. ;
Les néphrites conjonctives sont le propre des goutteux, des saturnins, des vieillards. On l’observe dans les affections chroniques du cœur avec crises d’asystolie. La sclérose du rein a été vue, comme celle du foie, dans la syphilis héréditaire.
La néphrite diffuse est une des lésions de l’empoisonnement par les cantharides : on la rencontre au cours des maladies infectieuses. fièvre typhoïde, érysipèle, mal de Bright, etc.
Les maladies sont nombreuses et différentes, mais les lésions d'espèces différentes y sont peu nombreuses. Que le sujet soit un goutteux, un saturnin, un athéromateux bien portant, le microscope n’établit aucune distinction parmi leurs néphrites systématiques. Une même néphrite diffuse aiguë est le témoin indifférent de l’empoisonnement par les cantharides, de la fièvre typhoïde, de l’érysipèle, du mal de Bright aigu etc. Les éléments anatomiques ont des modes de création peu variés au contact des substances morbifiques et les mêmes altérations viscérales sont l'effet commun de plusieurs causes pathogénes.
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Le microscope permet de séparer les néphrites conjonctives des néphrites diffuses, et parmi ces diffuses, il permet de distinguer les chroniques, qui n’appartiennent qu'au mal de Bright. Mais comment reconnaître sûrement que telle néphrite systématique est due à la goutte, et telle autre au saturnisme (4) ? Étant donné un rein atteint d’une néphrite diffuse aiguë, comment savoir si elle est l’effet de la cantharidine, de la diphtérie, d’un érysipèle, ou d’un mal de Bright? Comment soupçonner que ce mal de Bright eût guéri ou qu'il eût persisté à l’état chronique ? L’anatomie pathologique est presque impuissemte sur tous ces points, car elle ne constate que des lésions, et la différence n'est pas dans ces lésions, mais dans leurs causes.
- Pour distinguer la néphrite de chaque maladie infectieuse, il faudrait trouver’dans le rein leurs bactéries particulières, mais à peine en connaît-on encore quelques-unes, et d’ailleurs leur présence dans sang et dans le rein est une exception.
La chimie fera peut-être ce que le microscope ne saurait faire. Elle décèle le plomb dans le rein des saturnins : si elle parvient à déceler dans ces organes la substance toxique propre à chaque maladie infectieuse, le diagnostic étiologique de la lésion sera établi. Quelques fragments dun rein suffiront à faire connaître à la fois la nature des lésions, leurs“ causes et leur pronostic, qui ne dépend que de ces causes.
Comme les néphrites accompagnent des états morbides très divers, ces altérations anatomiques ne peuvent avoir de rapports entre elles que par leurs caractères histologiques et leur évolution ; il n'y a pas d’autres éléments d’une classification des néphrites, Or évolution et histologie des lésions sont commandées par la cause pathogène. La notion de cause doit donc conduire la classification cles néphrites.
A ne considérer que les altérations anatomiques, la néphrite aiguë qui marque parfois le début du mal de Bright à évolution chronique
(1) M. Lancereaux distingue, par l'apparence des reins, la néphrite systématique des saturnins de celle des athéromateux.
Dans l’athérome les deux reins sont inégalément atrophiés, leur surface est Jobulée et hérissée de granulations de grosseur différente. L’atrophie est égale dans les deux reins d’un saturnin ; ils sont semés de petites granulations et non
lobulés.
Due: Dion
pourrait être rangée à côté de celle de ia diphtérie, de la fièvre
typhoïde, ou d’un mal de Bright passager. Mais la première sera durable et atrophiera le rein, les autres nu dit La et ne laisseront aucune trace après elles. ‘ L
La suppuration aiguë des voies urinaires, la s yvéié avec suppuration secondaire du rein, conduisent à la mort en quelques jours. Mais l’évolution naturelle de la néphrite suppurée est chronique ; car si la mort n’arrête pas le processus, l'organe ne tarde pas à être envahi par la sclérose. La néphrite suppurée doit donc être toujours mise, pour ces raisons, parmi les néphrites à évolution chronique, et c'est l’évolution, c’est-à-dire la notion de cause, qui doit régler toute classification anatomique.
Il arrive que plusieurs causes de néphrites s’exercent successivement sur un même rein. Par exemple, la diphtérie ou ie mal de Bright altèrent un rein déjà cardiaque ; ou bien un rein déjà lésé par la néphrite systématique subit l'atteinte de la pneumonie, de la fièvre typhoïde, du mal de Bright. Il s'ensuit que le volume et l'apparence de l'organe ne sont pas des caractères d'une classification des néphrites. 1l est vrai que dans un rein non atrophié la néphrité ne peut être qu’aigué ou subaiguë, et si l’organe est atrorhié, elle est chronique. Mais cette néphrite chronique est systématique ou diffuse, et l'on confond deux altérations très distinctes sous la même apparence. En outre un rein déjà atrophié par la néphrite conjonctive peut subir l'atteinte d’un mal de Bright aigu, de la pneumonie, de la fièvre typhoiïde : il présente alors en même temps deux lésions bien différentes l’une aiguë, l’autre chronique, et l’on ne saurait le ranger parmi les néphrites chroniques, malgré son atrophie.
Wagner a distingué quatre espèces de mal de Bright aigu correspondant aux quatre variétés anatomiques du rein que voici :.
1e Variété. — Néphrile catarrhale hémorrhagique. — Rein de volume ordinaire. Petites hémorrhagies à la surface, dans les tubes et des glomérules. Guérison.
20 Variélé., — Néphrile calarrhale interslitielle hémorrhagique. — Reins plus gros, parenchyme criblé de petites hémorrhagies; quelques leucocytes autour de la capsule glomérulaire. Guérison, mais quelquefois passage à l’état chronique.
80 Variété. — Rein blanc de volume moyen. — Organe anémique sans hémorrhagies ; quelques cellules rondes dans les interstices. C’est le