‹ Le mal de Bright et les néphritesChapitre 7 sur 22 · EC · texte numérisé non relu

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fibreux dans les néphrites systématiques, avec ou sans athérome, est, comme on voit, une question obscure ; mais cette sclérose est liée à l’atrophie simple et primitive de l’épithélium du rein, et voilà le point essentiel. Si l’on convient d’appeler cirrhose épithéliale celle où la végétation conjonctive a succédé à une irritation de l’épithélium, les scléroses systématiques propres aux athéromateux, aux vieillards, aux goutteux, aux saturnins, et compatibles avec la santé, ne sont pas épithéliales ; mais il faut donner ce nom au processus atrophique des néphrites difruses.

Weigert, Conheim, Wagner, n’ont donc pas raison de dire que, les lésions de l’épithélium étant primitives, et celles du tissu conjonctif secondaires et constantes, il n’y à aucune différence entre les néphrites diffuses et les systématiques, et que c’est toujours le même processus anatomique. Cette unité prétendue n’est que confusion. Il y à là deux espèces d’altérations très différentes : celles des néphrites diffuses où tous les épithéliums du rein sont irrités à la fois, et celles des néphrites systématiques, où chaque tube avec son glomérule est atteint successivement, et où les épithéliums subissent Vatrophie simple et primitive.

$ 2. Comparaison des lésions viscérales. — 1° Lésions viscirales liées aux néphrites diffuses. — Le mal-de Bright, aigu ou chronique, lié aux néphrites diffuses, ne borne pas son action au rein ; il porte ses effets sur toute l’économie.

Le cœur subit une hypertrophie très visible, pourvu que le mal ait duré quelque temps. Peu ou point apparente dans le mal de Bright aigu, elle peut l'être dans le subaigu ; elle est souvent considérable dans la forme chronique.

Cette hypertrophie ne se rattache nullement à l’athérome artériel. On la rencontre chez les adultes dont les artères sont intactes. Elle porte sur le cœur tout entier, ventricules et oreillettes ; mais elle est surtout manifeste sur le ventricule gauche. Bright connaissait cette hypertrophie totale, il la signale 27 fois dans le tableau des 100 observations jointes à son mémoire. Friedlander a vu, dans le mal de Bright subaigu qui suit la scarlatine, le poids du cœur être augmenté de 40 0/0 chez les enfants. Enfin Bamberger, sur 807 autopsies de mal de Bright, a observé 344 fois une hypertrophie cardiaque totale ainsi répartie:

Néphrites subaiguës (scarlatine)............. 15 fois Gros réinnblamén. Se SUCRE EU 24422 Petit rein contracléc:.lioiintnen .h, Pine 1207

Le poids normal du cœur d’un adulte étant de 250 grammes en moyenne, voici celui que nous avons trouvé dans quatre cas de mal de Bright chronique, sans aucune trace d’athérome, et sans lésions

valvulaires du cœur :

Maugiron, 23 ans, cocher de fiacre ; poids du cœur.. 490 gr.

Martin, 44 ans, courtier en vins, — — 455 Caudron, 37 ans, polisseur, — — 430 Montagne, 29 ans, charbonnier, —— — 410

Le ventricule gauche était épais de 48 à 20 millim. ; le droit de 8à 10. La substance du muscle était résistante au doigt, sa couleur un peu pâle. À l'examen microscopique, voici ce que j'ai constaté. En certains endroits le myocarde avait son aspect normal ; mais presque partout le tissu conjonctif, si rare normalement entre les fibres musculaires, était très visible. En chassant au pinceau les éléments musculaires, il restait sur la préparation un canevas conjonctif plus ou moins développé. Ces détails se voyaient bien surtout sur des coupes faites perpendiculairement aux fibres striées. Ces fibres dont le volume était en général, à peu près conservé, était ailleurs en voie d'atrophie. Les artères du myocarde étaient saines.

Ces lésions se retrouvent dans les deux ventricules et dans les oreillettes.

L’hypertrophie du cœur tient donc surtout à la végétation conjonctive. Cet organe augmenté de volume, loin d’être plus puissant est affaibli. Les palpitations, les essoufflements dont se plaignent les brightiques, sont l'indice de cet état du myocarde. La fibre musculaire peut subir, à la longue, latrophie simple ou la dégénérescence graisseuse, et le sujet succombe alors asystolique.

L’aorte et ses branches ne présentent aucune altération apparente. M. Ewald a fait, à la Charité de Berlin, des recherches sur les artérioles de la pie-mère et du bulbe des sujets non athéromateux ayant succombé au mal de Bright chronique, et il a trouvé, comme lésion caractéristique, un épaississement de la tunique moyenne ou musculaire. Il n’y a jamais d’endartérite.

Es AS.

J'ai observé un jeune homme de 23 ans, mort avec urémie et anasarque, et porteur de reins blancs d’un volume moyen. Ses. artères radiales étaient dures au toucher, et le tracé du pouls présentait un léger plateau, et une ligne de descente, inclinée en pente douce, comme dans l'athérome. Or, le système artériel du sujet fut trouvé intact au microscope, il n’y ayait pas d’endartérite des artères radiales; mais dans la tunique moyenne, on voyait en certains points, les éléments musculaires séparés par des fibrilles conjonctives. En d’autres points, ces fibrilles ne se voyaient pas, mais la tunique moyenne était épaissie ‘dans son ensemble.

Le cœur pesait 490 grammes; il présentait les altérations interstitielles déjà décrites.

En résumé, le mal de Bright lié aux néphrites diffuses ne touche pas l’endartère; il épaissit à la longue le myocarde et la tunique moyenne des artères par des fibrilles conjonctives interposées aux éléments musculaires.

Le foie est gros; son poids normal étant de 4400 gr., voici ceux que je trouve dans mes observations : 1670 gr., 1875 gr., 4950 gr. 2445 gr. La couleur en est gris clair tirant sur le jaune. Il est très lisse à la surface et à la coupe. La tranche surtout en est si lisse qu’elle paraît vernie; les lobules y sont petits'et peu distincts. Le tissu hépatique est résistant au doigt. La vésicule contient une bile verte assez abondante. Au microscope on ne constate aucune selérose. Dans le iobule, les capillaires intercellulaires paraissent dilatés; les cellules sont en générai diminuées de volume. L’ensemble rappelle le foie cardiaque à une période peu avancée.

Dans certains cas l’organe est congestionné, violacé et nettement cardiaque; enfin il peut subir la dégénérescence graisseuse.

Le pancréas est plus dur qu’à l’état normal. L’estomac est atteint, à la longue, de gastrite interstitielle (Hlava et Thomayer).

La papille est le siège de plaques de seléroses et de suffusions œdémateuses.

Dans la peau, les glandes sudoripares, la couche de Malpighi sont atrophiées (Semmola).

20 Lésions vixcérales qui accompagnent la sclérose systématique du rein. — Ces scléroses coïncident avec l’athérome de Paorte et avec l'endartérite généralisée des artérioles viscérales. La végétation du

1 d les sujets a nid phesé 60 adultes, sans que leurs rei |

phie du cœur de l'obstacle à la circulation dus diminué de volume, et de l'accroissement corrélat AH: ne auteurs les ee ic ee nient See ce

\W'orifice, ou sil’ athéroue: est ésndrattsér HS C NON NACRE | « L'hypertrophie du cœur chez les vieillards, dit M. Demange (4), MAR est due bien plutôt à l'état athéromateux | du “prete pi qu'à | SENS ‘ l'atrophie des reins ». : SEE Ce 7 er DUR | . Et M. Ballet (2) : « A nous en rapporter aux oPétEdatiaMe: que nous du? / avons recueillies à la Salpétrière, nous serions portés à la nier CAE presque complètement. Maintes' fois, en effet, avec des reins arrivés j SEA LE | à un degré d'atrophie prononcé, nous avons rencontré un cœur de | 4 GER Nes * volume et de poids normal. Dans presque tous les cas où le cœur était L FR 4 gros, l'augmentation de volume, comme les faits de MM. Demange | ports | | | et Sadler, étaient aisément explicables pal des lésions de l’endo-

TE carde et de l’endartère ». z LE RE es Quand les saturnins sont atteints d'atnétome généralisé leur cœur , |

ne NE est gros ; mais quand il n'y à pas d’athérome, le cœur est normal,

À ? >» les reins fussent-ils plus ou moins atrophiés (3). à ; F Re

ae | Dans le cœur sénile, comme dans le mal de Bright, l'augmentation Ph,

PES de volume est due surtout au AE OBpE Ie de la trame conjonctive

Rn interstitielle (4).

sea Le foie est normal, où plus ou moins diminué de volume ; il ne

2 ressemble en rien à celui des brightiques.

L Les glandes du derme, du tube digestif, les dénont nerveux de la rétine, subissent, chez les vieillards, une sclérose en rapport avec l’endartérite de leurs artérioles nourricières.

(1) Étude clinique et anatomo-pathologique sur la vieillesse.

(2) BALLET. Revue de médecine, 1881. D (8) Nouveau dict. encyclop. Art. Plomb.

(4) WEBER. De l'artério-sclérose du cœur. Th., 1887

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u door tonte Lénèles ete D otre, etc.,

ie pour les HAAADRe ces ne au .

es t profondes.

APE 5 ÿ F | S Dans le mal de Bright, il ny a pas d’endartérite ; on care à la

Us - longue un épaississement des tuniques musculaires des artérioles,

œur est d'autant plus gros que le rein est plus atrophié. Non

| pas que le volime du cœur dépende de l’état du rein ; mais la mala-

as die frappe à la fois les eux organe, et le gros volume de l'un De "+ “us l'atrophie de Pautre sont liés uniquement à la durée du processus.

‘ Avec les néphrites systématiques, l’athérome et l'endartérite chro-

niques sont presque constants. Il n’y a aucun rapport entre le volume du cœur et celui du rein. Le cœur n’est gros que si l’athérome est prononcé, ou s’il Y. a des lésions Ter

pe fa: Rte des Sato 4° Symptômes généraux du mal de Bright lié aux néphrites diffuses. — Le mal de Bright aigu ou

chronique, lié à Pinflammation diffuse du rein, trouble profondé-

ment toutes les fonctions. Je passerai en revue les changements

dans la composition de l'urine, les hydropisies, les hémorrhagies, les accidents urémiques, et l’on verra que c'est toujours le même mal. |

L’urine est caractérisée par la présence de l’albumine et la petite proportion de l’urée et des sels. L’albuminurie est le symptôme capital du mal de Bright. Quand elle n’est point passagère, qu’elle ne se rattache à aucun désordre du cœur, à aucun état fébrile, elle est pour ainsi dire pathognomonique. — Y a-t-il un mal de Bright sans albuminurie ? Leyden est disposé à l’admettre. Il n’est pas rare gw’elle fasse défaut plusieurs Jours de suite; mais qu’un brightique aujourd’hui sans albumine n'ait jamais présenté et ne présente jamais ce symptôme, cela est peu croyable. D'autre part, certains sujets ayant toutes les apparences de la santé sont albuminuriques ; Leube, Senator, Capitan ont rencontré beaucoup d’enfan et d’adultes dans ce cas. Bartels soutient qu’il s’agit là d’un phéno’nène pathologique, et pour MM. Lecorché et Talamon cette albuminurie pré-

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