RAS ONE
EL penses du point tranquille décrivent donc une trajectoire très notable dans le tangage et cette accélération angulaire
peut prendre des proportions inquiétantes. N'en est-il
pas de même pour les inclinaisons d’un pro: lecteur qui,
très faibles au niveau du foyer lumineux, don» snt dans le ciel de gros écarts entre deux faisceaux lymineux. Dans le tangage, l’eflet des lames se trouve once multiplié aux deux extrémités du bateau et l'escillation aura une amphtude d'autant plus prononcée que lahoule est plus longue et que le navire marche plus vite. Les variations du rythme alternant étant très brutales, le mal de mer sévit à bord. Dans la descente, l'impression de supension dans le vide est supnortée par peu de personnes. Notre respiration subit des modifications brusques dans ses deux temps, et ce fait contribue à augmenter les malaises; on tente de combattre
l2 mal de mer en réglementant la respir ation qui, bien =
conduite, suppr imerait les sensations anormales.
Si, pour des raisons de clarté, nous avons examiné pasRen les particularités du roulis et du tangage, il est de règle que, par mer démontée, ils combinent les sensations si préjudiciables à notre équilibre phy-
sique et nerveux.
Résumant pour les juxtaposer les facteurs que nous avons dégagés dans cette étude, nous dirons que les variations continues imposées au bateau, les fluctua- Lions anormales de notre équilibre et de notre poids, les phénomènes d'accélération sur le navire et en nousmêmes ne peuvent pas ne pas saisir notre organisme, qui est désemparé en face de conditions exceptionnelles qu'il ne rencontre pas dans la nature.
Quant à rechercher la résultante de toutes ces Le.
à bord qui se contrecarrent, se combinent ou s ‘ajoutent,
c’est là un problème ardu qui passionnerait un mathématicien.
S ie Le MAL osctLLAToIRE
ne ci) est un Le reconnu que les marins, pas plus que .
< profanes, ne s ‘habituent entièrement aux Variations
2 mais si, dans un rythme brusqué, des bone in-
cessantes, -inégales dans le: temps et dans leur amphtude, viennent ébranler un etre: passif à l’état de repos, : en modifiant capricieusement l'intensité et la direction de la pesanteur, nouûs avons les conditions nécessaires
- el, suffisantes au point de vue physique (objectif) pour
déclencher le sydrome oscillatoire. : Ces : ‘variations -sont l'apanage des mers à lames courtes et. à sautes de
er vent brusques, comme l'Atlantique- -Nord, la Méditer- ranée et la Mer Noire, si redoutée dans Abe
- Le corps humain n'est pas un tout homogène et ri-
” gide et une modification subite des eflets de. la gravité
ASC rétentira sur chaque point mobile où sensible à une
__ variation de la pression dans notre organisme. Les
centres nerveux sont renseignés sur ces eflets par le
tact, le sens kinesthésique, musculaire, le labyrinthe,
dont les terminaisons nerveuses nous ton ment de l'état
de nos muscles, de l'orientation de nos organes dans
l’espace, bref de tant de notions subtiles, mconscientes,
du cervelet ou en considérant les eff ets de l’ataxie dans
ou l'existence du mal de mer chez les tabétiques. Deux
. médecins maritimes dont nous avions sollicité l opinion ” à ce sujet ont répondu, Fun qu'il n'y avait pas songé, + l'autre qu'il semblait bien qu ils ne l'avaient pas. Con. A formément à ce que nous venons de dire cette hypo- |. thèse nous paraît très vraisemblable, du fait de la suppression progressive chez eux des- -voies sensibles et de la | colonne de Clarke. Tout en faisant la’ part des lésions
comme nous pouvons nous en apercevoir après ablation
les maladies nerveuses. À ce sujet nous n'avons trouvé, dans la bibliographie aucune indicatiôn sur l'absence
. brusques de la pesanteur apparente. Les modifications lentes, régulières, n° incommodent guère l'organisme; Bi
re
sympathiques concomitiantés 4 evil Robe tou),
pathogénie pourrait éliminer une inconnue en. mon- re trant l'influence des mouvements sur toutes les exc à tations transmises au cervelet et au mésencéphale. Eles sont produites aussi bien au niveau de nos mem-
- bres, de nos viscères, de nos articulations, que par li in. termédiaite du labyrinthe et de nos colonnes” vascu-
Jai es.
Avec tant & points de da pour Lin mécanique et anormale, l’accoutumance n'existe pas, à Moins que nous ne. lai disions relative comme tant de -
choses depuis une théorie célèbre.
-L'accoutumance est le résultat de facteurs de résis-
tance particuhère ou d'adaptation plus ou moins rapide; elle constitue une réaction de défense que peuvent empèe her des suscephbilités indiv iduelles où quelque infé-
riorité or ganique. De même le syndrome oscillatoire éclate en premier chez des personnes ayant certaines
‘ares, prédispositions où déficiences que tous les au-
teurs ont notées. Comme ces causes favorisantes peu-
vent apporter quelque lumière dans le mécanisme du mal de mer en tant que variantes dans l'expéri imentaton où on incrimime différents éléments, nous les ‘examinerons un peu en détail. 2
Parmi les candidats à la naupathie on cite tout d: as bord les « nerveux », individus à réactions promptes,
excessives, sujets impressionnables et émotifs. Nous
avons pu en étudier quelques cas, dont un surtout nous.
a paru démonstratif.
[Conditions d'examen : bateau stable ayant quitté
l'escale par ten ps calme Fe nuit, naupathie 12 heures après. Malade à jeun, au ht, n ayant pris aucun mé-
dicament dit préventit; tension artérielle (appareil de Splenger) R.O.C. et solaire déterminés à jeun et à ütre
de contrôle après plusieurs ] Jours d’ escale au port. 1:
® étudéant au conserdaloine, de. race. Sméiauee nr voyager * : Se le sens si ra ne Hs ni danser, nt se. ds le. vie nes
ee sans ‘ap anse à 2 un œ heure, il d ressenti de vaes malaises, puis des verliges. qui l'ont décidé à se coucher. 2 Le: décubilus horizontal n'a pas empéché des. vomissements Tépé- ee lés. Sur une question directe, le- malade a. reconnu, ait qui l'avait beaucoup. frappé) avoir eu. des èrections spontanées réqulièrement après. chaque vomissement. Rien de. pareil. ne s'était Fe 2 produit lorsque, ni y à quelques ‘années il a. eu la grippe. Æ DAS É susceptibilité. de - lodorat Lo le malade ; pas de sue ni Sie ue prostration. Re Se TA FERA l'examen : : pâleur, sueurs bon dattés: (wisage et mains) mou | vements de déglutition fréquents (salivation). Je Rien de. pathologique : sexagéralion des. réflexes Fendrieur: au en cune cause intozication (café, te, aledol); joe facile 2 Se : et fréquente. FRE Taie Re 2 ET : LE Pouls à Dé moment & 98, après. compression deuuire. “à 6. Tension artérielle. à la pscillomètre A Pr ve Réfleze solaire —. fe Accoutumance a ce snjet neuf Le jour À | hérédité. polérnene) | similaire. S : She En | escale. à B.. < Je. 2e jour (sujet à à jeun & 9 h) FH . R. O. € = 88 . È Réf. -solaine à diminution de l'indice ‘oscillométrique {Splenger). Éee ke 4 été encore. malade la suite sur le rRéme: bateau. É À
D'une . constante nous avons trouvé une tension Le) tie basse dans le mal de mer, confirmée même à où nous avons eu la chance de la prendre au début des ee malaises, contrairement à ce que dit Cazamian. I -. ir -sestagt de passagers dans la vingtaine, tous étudiants = et n'ayant pris ni belladone, ni benzoate de benzyle ou
- somnifène, dont beaucoup s'étaient munis. Si la tension artérielle s’est élevée dans les escales, nous l'avons en général constatée un peu basse. Dans un récent article du docteur Bohec dans les Archives Médico-
Aie de Normandie, nous apprenons que l’au-
‘teur a trouvé dans la forme commune hypervagotoee © nique. de Fhypotension arté rielle au début qu “avait SI- . guée Peters van Daele.
Les timorés, les’ pusillanimes, qui appréhendent le mal et s ‘observent, sont ordinairement frappés les premiers ou subissent la contagion mentale. La peur et les appréhensions, dont on du qu elles affaiblissent, ne sensibiliseraient-elles pas les voies réflexes comme le fait la strychnine, comme on le constate sur le chat, . animal émotif. ST
De même la fatigue, dont on connaît le rôle aggra-. vant dans les infections, exerce son influence néleste
sans doute au cours des traversées de la Méditerranée
pour lesquelles le bateau prend à Marseille des passagers qui ont passe une nuit blanche dans le rapide de
Paré Se
Plusieurs théories et beaucoup d'auteurs signalent la prédispositon au mal'de mer que créent. Le ptoses e! la faiblesse de la paroi abdominale; aussi en empê-
chant le ballotement intestinal par le sanglage on a eu de bons résultats.
L'état du tonus du système végétatif n ne paraît pas indifférent puisque dans trois cas, et à des dates es-
pacées, nous avons appris que le mal de mer était
survenu au moment des règles après une ou deux semaines de navigation. Voici une observation de ce genre : RE \ Mile H., 26 ans, avait sans ennuis supporté quinze jours de:travérsée. Bien réglée, elle à eu ses époques une semaine trop tôt et, le premier jour de l’hémorragie cataméniale, de la céphalée frontale. des malaises sans vérlige et des vomissements à plusieurs reprises. IL y avait hypolension et réfleme oculo-cardiaque nels. C'élait la deuxième atleinte, la première étant survenue dans la Ballique dans des conditions identiques. Par contre en. avion malgré les « looping » et autres acrobaties, la malade n’avail éprouvé aucun malaise. Elait-ce grâce à. l'injection de un milligramme d’'atropine que nous l’avions vue peu après évotuer dans le « dancing » du château Le Elle a soutenu que oui.
Godet et Guillaume ont montré que le cycle cataménial détermine une crise oscillante vago-Sympaon qui se caraclérise par un état de Se
Modalités du Syndrome Mal de Mer»
Si le navire est un lieu d'élection pour la production du mal oscillatoire, il est d’autres mécanismes qui peuvent le conférer à un degré variable; le bateau, grâce à ses oscillations multiples et simultanées, ne fournit que la forme la plus frappante.
Dans les ascenseurs nous voyons fréquemment, lors d'une descente rapide, qu'avec ou sans interjection des femmes portent la main à l'épigastre. Le syndrome anxiété a pareillement cette répercussion au niveau de l'apophyse xiphoïde et elle existe encore dans l'éclampsisme (barre de Chaussier) Par ces juxtapositions nous ne voulons pas faire croire à une analogie prouvée, car
ces retentissements n'ont pas encore eu d'explication.
Les balançoires, qui reproduisent assez bien lé tangage, constituent un critérium presque absolu pour la recherche de la prédisposition au mal de mer; comme op arrête cet exercice du moment qu'il devient pénible, désagréable, les symptomes objectifs de la naupathie n'ont pas le temps de se développer. Le principe des montagnes russes associe en plus la force centifruge et des phénomènes d'accélération plus marqués, puisque ici 1] n'y a pas l'instant d'arrêt où la vitesse de la balançoire devenue o à la levée commence à changer de sens.
Nous avons déjà signalé la démarche oscillatoire du dromadaire, si propice à donner l'illusion du mal de mer d'après ceux qui ont été à bord et à dos de méhari. Signalons encore à la charge de ces vaisseaux du désert — mal de mer compris — une espèce de chaise à brancards appelée « lo-to-tjo » portée par des chameaux qu on voit dans l’intérieur de la Chine, marchant
en file et portant dans une espèce de ruche fixée au milieu des timons le voyageur téméraire. Car léquipage rappellerait Ja naupathie avec une singulière net- tété si les animaux ne marchent pas au pas. Mentionnons un effet supplémentaire des tremblements de térre qu'ont signalé de Varigny pour les îles Hawaï, -et Guyot et Robelin pour l'Amérique centrale. D'après eux la réalité du syndrome oscillatoire est bien connue dans les régions exposées aux séismes.
Nous soulignerons que tous ces mécanismes et | moyens de transport, .qui provoquent le mal de mer à un degré plus où moins net, agissent sur un Organisme pour ainsi dire inerte, inactif, colis pensant pour employer J'expression de Madœui. Plus haut nous - avions déjà remarqué que, dans l'équitation où 1} ya également des chocs brusques et des phénomènes d’entraînement, le syndrôme du mal de mer n'existe pas. Mais il y a dans ce cas-ci des contractions musculaires,
un eflort.
De sorte qu'on pourrait se re si ce nest pas l antagonisme entre les changements d'équilibre perçus el labeohce de mouvements volontaires les justifiant qui serait à la base du syndrome oscillatoire.
Valeur des Théories sur le Mal de Mer
En rappelant les principales hypothèses sur la pathogénie du mal de mer, nous avons de suite, à l'égard de Hours opposé des considérations empiriques ou des objections cliniques. $1 des constatations expérimentales vont parfois à l'encontre des faits cliniques, il faut songer que des faits d'expérience peuvent. avoir une répercussion sur tout l'organisme, entité à réciprocités multiples. Les acquisitions nouvelles sur le choc, la vagotonie ne nous montrent-elles pas qu'il
faut abandonner la pathologie, locale ou localisée à un
organe pour faire, comme ailleurs, de la décentralisation ? -
Nous avons déjà eu l’occasion de reprocher à la ma- Jorité des théories sur le mal de mer de mettre en cause un seul organe ou appareil.
- Ainsi la he labyrinthique essaie-t-elle d'expliquer toute la pathogénie de la naupathie par la seule perturbation que produisent les effets de Finertie et de la pesanteur au niveau de l'oreille interne. Elle a néanmoins pour elle des données expérimentales et des faits cliniques. Elle n'en reste pas moins criticable.
Si l'injection d’eau dans le conduit auditif externe donne du vertige et parfois des vomissements, il ne faut pas oublier que nous avons, comme vestige d l'appareil latéral des poissons, la branche auriculaire du pneumogastrique, dont l'excitation, de même que celle du phar ynx, peut provoquer le vomissement. De plus cette expérience étant faite dans une oreille de lapin, on constate qu 1 ; a en plus du nyslagmus une déviation de la tête vers l'oreille excitée. Les auteurs de la théo-
rie labyrinthique, en face de ces symptomes, absents
dans le mal de mer, ont attribué le nystagmus à l'exci-
vs NT —
ation des canaux semi- “circulaires et le vertige à celle.
: des otolithes. Il ne subsiste pas moins que 1 uns ef rire les autres sont ébranlés de la même e façon dans Fe mal
de mer.
ne Cette expérience sur le lapin peut être réalisée sur Rs SOI- -même, voici comment. Penché au-dessus d'un pieu ou d’une canne, on tourne dans celte position une dizaine de fois autour de cet axe de rotation; en se redressant brusquement avec 2 doigts palpant les paupières, < Ê on sent, en dehors du vertige, la trémulation des globes: À} __ oculaires, c'est-à-dire le nystagmus. En plus, le sol parait osciller dans ce vertige provoqué, alors qu'il le fait effectivement à à bord du une On pourrait se de- ee mander si le vertige rotatoire n’est pas différent de celui - que donne le mal ds mer, parce qu'on n a guère le droit | de comparer le vertige nuit par une rotation rapide Ce ° dans un plan horizontal avec un mouvement de bascule : ss le long de notre axe.
- Une corrélation. anatomique mérite tout intérêt; êllé A montre combien sont complexes les rapports entre des | centres nerveux de fonctions différentes. — Le rameau ne interne au antérieur du ner acoustique (c’est le nerf vestibulaire) se divise en branches ascendantes et des-
- cendantes.
Les premières, après avoir envoyé des collatérales aux noyaux de Deiters et de Bechterew se rendent pans Ne de cérébelleux inférieur dans l'écorce du cer-+ 7 . velet du côté opposé. Ces deux noyaux sont en relation directe avec les noyaux moteurs du bulbe oculaire, d’où nystagmus et vertige. Les branches descendantes du
nerf vestibulaire vont à des neurones disséminés, trainées cellulaires en aval et en avant du noyau de Deiters. ne 67 signification de celles-ci n’est pas encore élucidée. 1 n’est pas illogique d'admettre qu'elles tendent vers l bulbe, « central téléphonique » de la vie végétative.
\ [a maladie de Menière malgré les vertiges spontanés | qu'elle cause, a trop de symptomes discordants (surdité,
mouvements one bourdonnements) pour venir —
à l'appui de la théorie labyrinthique.
Quant aux sourds-muets eux-mêmes, dont 56 % ont, d’après Myding, des altérations des canaux ceulaires, nul auteur ne dit d' eux qu ils soient à l'abri du . mal dé mer. | \ se Malgré tout on doit pont admettre une in- fluence des oscillations du navire sur l'appareil laby- : rinthique d’où les excitations sont transmises en partie av centre du cervelet.
A mesure que nous commençons à mieux concevoir l'importance du rôle joué par le système nerveux organo-végétatif, la théorie de Cazamian gagne en valeur. Nous ne pourrons guère, à l'heure actuelle, lui demander d’' expliquer toute une pathogénie compliquée,
malgré que l'esprit humain ‘soit tenté de se servir des He nouvelles pour éclaircir des faits dont il n'a pas
démêlé la cause. On peut admettre que par suite de la double innervation de nos fonctions végétatives autonomes, de l’action élective de certains lcalsides sur Jun des systèmes para-sympathique ou sympathique, ceux-ci aient des attributions bien définies. Ils auraient n plus tendance à établir un certam équilibre et à
le suivant un rythme alternant qui serait régi par
‘la loi de l'égalité de l’action et de la réaction. En - dehors des actions pharmacodynamiques connues qui excitent Je tonus d'un de ces systèmes, nous ne savons pas encore grand’ chose sur Les déséquilibres vase sympathiques. de = Garrelon et Santenoise ont montré (1923- 1924) que les états vagotoniques représentent des états de moindre résistance vis-à-vis du choc toxique et que l'injection d’atropine augmente la résistance des sujets. Plus un réflexe oculo- cardiaque est marqué, plus est grande la suceptibilité aux poisons. Comme à à l’état de
| jeûne nous sommes hypervagotoniques, ke médica- SES ments administrés à à ce moment ont plus d'action. Grâce au Professeur Claude, en collaboration avec ls > auleurs sus-mentionnés, nous avons dans le ré flexe solaire un moyen d'investigation du tonus RC sympathique. Rae PA - Un même malade peut, FR certaines pér iodes, réagir “diféremment vis-à-vis de ces épreuves et cela com- Fe l'étude des deux systèmes de la vie organique, = - étude qui est encore à faire en majeure partie. © Il nous semble par conséquent prématuré d'en vou- — ee déduire des conclusions péremptoires, pour dire que. tel malade, avec tel déséquilibre neuro- -végétatif hp édopunant, aura Où n'aura pas. le mal de mer.
= Sn)
Après nage des forces et. de ur qui is | minent le mal oscillatoire, nous avons pu nous rendre Fe à + compte qu als nous sont imposés par les effets simul- tanés ou opposés de F'inertie et de Ja pesanteur. Nous
5 ne pourrons donc guère nous y soustr aire ni traiter ces
. causes par. des élites Elles constituent des don-
nées nouvelles pour un organisme qui est habitué à se mouvoir sur un support solide et à subir l’action de la pesanteur selon la verticale et avec une intensité toujours égale. On pourrait nous répondre que dans la course, le galop du cheval, les caractéristiques de la pesanteur auxquelles nous sommes adaptés changent et même assez brusqueemnt. Dans ces cas nous leur opposons des mouvements qui, même s'ils ne sont pas com- 2e pensateurs, nous rassurent, nous et nos centres de con- É __ trôle subconscients. — À ce sujet plus d’un étudiant qui, les jours de tangage, marchait sur le pont d'un pas rapide et à grandes enjambées, nous dit que cet - exercice lui faisait passer les malaises qu'il avait dans son fauteuil pliant; d’autres avaient remarqué que tant qu'ils dansaient par gros temps, le mal de mer n'avait
M its
guère de prise sur eux. La chose s'ébruita vers la fin de la croisière et ce remède tentant et insoupçonné fit fortune : on dansa en plein mistral et d'autant plus tard dans la nuit que la mer était plus mauvaise.
Les perturbations‘ que transmettent nos filets nerveux centripètes par suite de notre déséquilibre imposé
provoquent des corrections instinctives, imparfaites au début sinon maladroites. Il y a donc à faire [à une éducation à de nouvelles conditions, et nous lappelons amarinage. [1 existe à tous les degrés car chaque malade, réagissant à sa façon à la naupathie, acquiert une certaine accoutumance en relation avec ses susceptibilités individuelles.
Le mal de mer n'est donc pas une alate mais un eflet purement mécanique de variations de forces extérieures. Et le mal oscillatoire est si peu une maladie, qu'à l’arrivée au port tout le monde, y compris les animaux, est bien portant. :
En ce qui concerne maintenant l'interprétation des symptomes de la naupathie, l'état actuel de nos connaissances n’autorisé guère une äffirmation. Nous inclinons à penser pour notre part qu'il s'agit, lorsque le syndrome éclate, de phénomènes Pa ae des trois portions. dE système para-sympathique de Lan-
q gley
1. Portion \mésocéphallique. qui emprunte le nerf oculo-moteur, résultat : excitation du sphincter de la pupille d'où myosis. (Cazamian trouverait surtout de
la mydriase.)
IL. Portion bulbaire, salivation, ralentissement de la révolution cardiaque, chute de la tension artérielle.
[Une excitation faible du pneumogastrique donne fréquemment une accélération de la révolution cardiaque (Moleschott 1861, Schiff, 1878.)]
Stimulation des fibres motrices de l'estomac et de l'intestin (spasme, constipation).
sacré (nerf érecteur, nent pelvien).
te premiers ie de navigation. pes ‘ections chez Thomme au cours de la naupathie, fait qu'on nous a confirmé, ne sant pas mentionnées
par les auteurs. Fe = Ds
; + glandes on quoique innervées par Je
- sympathique se comportent cependant comme si élles dépendaient du système para- sympathique GE sont de même paralysées p par F atropine. Nora .
ste est cependant quelques signes. aberrants, nous. voulons dire le vertige et |’ hyperesthésie de l'odorat,
ei sensoriels qui pourraient exister pour les autres sens (acuité spéciale de l'ouie ?). Nous ne som- UE mes pas en mesure d'en donner l'explication; même en : aux Jois del irradiation et de la généralisation
sont 1rrécusables.
Le Mal de Mer her les animaux
Les signes du mal de mer dans la série animale Il est difficile de savoir si certaines
espèces y sont plus sujettes que d’autres; la réalité du
mal oscillatoire chez eux est reconnue pour les ani-
<a maux de boucherie qu'on débarque amaigris et épuisés. Les Compagnies en général ne Bora pas l'étude
du mal de mer sur les animaux et après une timide tentative dans une escale pour laquelle le commissaire
nous demanda un prix fort, - embarquer des quadrupèdes.
Notre plan d'expériences prévoyait ceci :
Animal à jeun (chien).
(L'animal serait réfractaire d’après M. E. Pozerski).
réfractaire !
1° Sensibilisation réflexe par la strychnine.
MAN d'ésirine (sensibilisent le système : 2° Injections
d'insuline para-symp.
3° Ponction lombaire évacuatrlce