CHAPITRE IV
Traitement du mal de mer somatique.
Les calmants. Remèdes basés sur la pathogénie: le calage au lt et le sanglage. Inefficacité de la suggestion contre le mal de mer somalique ; les observations qu'on a données ne sont
pas probantes.
Quand on a affare au mal de mer, somatique réel, tout remède est-il inefficace ? C’est ce que pensent la presque totalité des médecins sanitaires : pour eux le mal de mer est incurable, tous les remèdes préconisés sont illusoires. Ce raisonnement est faux ; d’abord parce qu’on peut avoir affaire à des naupathies suggestives aisément curables ; ensuite parce que les cas mixtes où la naupathie somatique est aggravée d’un facteur suggestif sont nombreux; et, qu’en agissant sur l'esprit, on diminue l'intensité des symptômes; enfin le mal de mer somatique lui-même peut être, sinon guéri, au moins soulagé. Les remèdes ne sont pas absolument inefticaces. Tels sont les calmants et notamment l’opium et la morphine, plus encore la cocaïne prise à l’intérieur et dont on fait grand usage, sous forme. de pastilles qu'on suce, pour les courtes traversées, et notamment de France en Angleterre. La cocaïne agit en anesthésiant l'estomac: mais il faut, première condition,que celui-ci soit vide ; seconde condition,que la so-
lution de cocaïne que.le malade absorbe soit à dose suffisam -