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I. — La plus ancienne et sans contredit la plus célèbre est celle de Michel de Montaigne : « Un mien cognoissant m’a tes-
moigné de soy, qu'y estant fort subject, l'envie de vomir lui es-
1, Dr Marcel Baudouin, « Mal de mer et couchettes transatlantiques. » Gazette médicale de Paris, 1902, p. 345. 2, Revue de l’hypnotisme, 1907, p. 201.
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— 39 — | # Sie A , . & ÿ "RS tait passée, deux ou trois fois, se trouvant pressée de frayeur en
grande tormente. » (1)
Plus récents sont les faits cités par Pampoukis (2).
II, — Pendant une traversée de Marseille à Gênes, une vio-
lente tempête provoque des vomissements incoercibles chez les Ft
. passagers ; leurs forces sont épuisées. Tout à coup on crie: RS «Au feu!» L'effroi est général...les vomissements cessent comme | par enchantement.
JT, — Un matelot novice est pris d’un violent mal de mer. Le naufrage est proche. L’imminence du danger impressionne tellement le malade que ses vomissements cessent et qu'il peut venir en aide à ses camarades, ro
IV. — En janvier 1888, lors de la guerre gréco-turque, 800 per soldats messéniens sont embarqués à Patras pour Missolonghi par un très mauvais temps. La plupart sont pour la première fois en. mer. Pendant la traversée, on leur fait chanter des chan sons patriotiques, on leur raconte des histoires de bataille, on célèbre les exploits de leurs pères : aucun des soldats n'eut le RL mal de mer, alors que tous les passagers non militaires souffraient Re
terriblement.
Les observations 1 et IL étant isolées, il peut fort bien s'agir we. de mal de mer par suggestion. L'observation IV est différente; les soldats ont été indemnes, mais faut-il attribuer leur vail-
lance à leur moral, ou à leur jeune et robuste constitution,
1. Michel de Montaigne. Essais, livre III, ch. 6. 2. De Pampoukis.« Étude pathogénique et expérimentale sur “irile vertige marin, » Archives de neurologie, Paris, vol. XIV, page 393,et volume XVI, pages 1 et 218; —et France médicale, ! Paris, 1888, 1254-56.