Bulletin de la société de l'internat, 1907, p
2. D' Marcel Baudouin. « À propos du mal de mer d’imagination.» Bulletin dela sociélé de l'internat des hôpitaux de Paris; 1907, p. 152.
en Seine, en Loire, mais le bateau roulait un peu ; il l’a par n'importe quelle mer, même extrêmement belle, et le mal ne cesse pas durant toute la traversée ; il a aussi le mal de voi- Lure et le mal de chemin de fer, mais seulement quand ses troubles gastriques sont au maximum ou s’il fait très chaud. Le facteur suggestif n'intervient pas, car : il l’éprouve quand il est seul; il ne l’a point quand il regarde du quai les bateaux subir un roulis et un tangage considérables ; l’influence de ses voisins est nulle ; il est presque toujours atteint un des premiers ; aucun remède, aucune suggestion, pas même la
sienne, n’agit. »
Ces prédisposés au mal de mer sont à rapprocher des per=.
sonnes sujettes au mal de voiture, au mal de chemin de fer, à
la névrosé des ascenseurs, des tapis roulants, au mal des
| balançoires, etc. S'agit-il en tous ces cas d'une maladie nerveuse spéciale, ou ne sont-ce pas le plus souvent des nerveux, victimes d’une suggestion ? Ce dernier diagnostic s'impose quand le traitement par la suggestion agit ou quand l’état nauséeux se produit du seul fait de l'imagination évocatrice, en dehors de toute cause réelle, le sujet étant sur terre ferme.Autrement on est en droit de rester dans le doute. Une autre objection est la suivante : le mal de mer qui sur- .… vient durant le sommeil ne peut être dû à la suggestion, il est somatique. On oublie en raisonnant ainsi que la suggestion est bien souvent inconsciente, et que les médecins spécialistes hypnotisent, c’est-à-dire endorment le sujet, avant de
le suggestionner.
PROBABILITÉ DE MAL DE MER DÜ A LA SUGGESTION Un tel doute est valable vis-à-vis de quiconque prétendrait
exiger un diagnostic certain. Maïs, nous yÿ insisterons par la