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MAL SOUS-OCCIPITAL — ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Sous le nom de mal sous-occipilal, on désigne la tuberculose des deux premières vertèbres, des condyles occipitaux, et des articulations occipito-atloaxoïdiennes. Cette variété de tuberculose vertébrale comporte des particularités anatomiques et cliniques nécessitant une élude spéciale.

A l'autopsie, on trouve en général des lésions ostéo-articulaires très étendues, et qui ne laissent que difficilement soupçonner leur siège initial.

Suivant Lorenz, l’affection débute ordinairement par des foyers osseux centraux dans les condyles occipitaux, les masses de l’atlas, ou l’apophyse odontoïde. Mais les articulations semblent prises dès l’origine ; en outre, vu le rôle de ces parties osseuses, l'affection peut être considérée comme articulaire et mérite la dénomination de spondylitis. Sans pousser plus loin cet examen, nous rechercherons quelles lésions présentent les os, les articulations, et quelles complications ces lésions peuvent entraîner.

Occipital. — Les deux condyles sont en général atteints simultanément, mais à des degrés divers. Le foyer tuberculeux occupe la superficie du condyle près de la surface articulaire. Celle-ci est dénudée, fongueuse. La totalité du condyle peut être envahie par les fongosités, ou raréfiée par l’ulcéra-

lion compressive, ou nécrosée et transformée en séquestre. L’inégalité des lésions des deux côtes amène une inclinaison de la tôle. Teissier a vu les condyles en partie détruits, mais unis aux masses de l’atlas par des jetées osseuses périphériques. Le pourtour du trou occipital, et l’apophyse basilaire peuvent aussi présenter des lésions tuberculeuses.

Atlas. — Les masses latérales sont surtout atteintes, et envahies par l’ostéite fongueuse : leurs deux faces sont dénudées, dépouillées de leurs cartilages, ulcérées, fongueuses. D’après Lannelongue, le poids de la tète, tendant à porter l’occipital en avant de l’allas, exerce une compression plus grande à la partie antérieure des masses, à leur face supérieure. Pour la même raison, l’atlas se portant en avant de l’axis, les masses du côté de leur face inférieure sont comprimées plus fortement en arrière. Les lésions sont donc plus profondes en haut et en avant, en bas et en arrière. Une portion plus ou moins considérable de la masse, sa totalité même (Velpeau) peut être séquestrée.

L’arc antérieur est souvent envahi; il peut être nécrosé, ou simplement dénudé, quelquefois fragmenté, fracturé.

Axis. — Le corps de l’axis présente parfois les lésions ordinaires des corps vertébraux. Notons que ces lésions, en s’étendant vers la face supérieure, peuvent amener le détachement de l’apophyse odontoïde. Celle-ci est presque constamment altérée ; ses

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