‹ Le mal de PottChapitre 45 sur 103 · Ridlon. New-York med. Rec. 1892, 17 septembre · texte numérisé non relu

Ridlon. New-York med. Rec. 1892, 17 septembre

SÉMÉIOLOGIE. — GIBBOSITÉ. 93

le traitement ordonné par suite d’une confusion avec la scoliose peut être préjudiciable.

D’après Noblesmith, cette déviation latérale reconnaît toujours une cause, soit une faiblesse générale, soit une contracture musculaire, soit la combinaison avec le mal de Pott d’une scoliose statique, par exemple par inégalité des membres inférieurs, soit une asymétrie des lésions vertébrales.

La gibbosité est généralement angulaire. Nous avons vu, en étudiant l’anatomie pathologique, que la gibbosité pouvait se produire de deux façons différentes, soit brusquement, d'une façon soudaine, spontanément ou à la suite d’un choc, d’une chute, d’un traumatisme, soit lentement et d’une façon progressive. Dans le premier cas, nous avons vu les deux segments du rachis, sus et sous-jacents aux vertèbres malades, se rapprocher brusquement et former un angle plus ou moins aigu ; le nombre des vertèbres lésées est petit, deux ou trois au plus. Leurs apophyses épineuses, s’écartant, font sous la peau une saillie angulaire.

Si au contraire la gibbosité se prononce lentement, si le nombre des vertèbres atteintes est plus considérable, la déformation perd le caractère anguleux et s’arrondit ; elle forme un arc ou un segment d’ellipse, dont les points extrêmes sont peu éloignés l’un de l’autre, et qui comprend quatre, cinq, et jusqu’à huit ou dix apophyses épineuses légèrement divergentes, mais très rapprochées les unes des

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